Transcript
Théories de l'information & de la communication S1
?Théorie : (Signifie d'abord qqch. qui est pluriel, une pluralité qui impose des différentiations).
Une théorie est une loi susceptible de prendre en compte des situations et des objets pluriels, et d'en rendre compte (dans le cas d'une mode). Prédictif (le caractère prédictif est rarement pris en compte).
Si notre théorie est un modèle prédictif, la théorie doit s'adapter. Toute théorie est évolutive dans le temps au regard de :
son objet,
sa fonction,
son heuristique
? (H)euristique : Qui fait progresser la science ou l'objet d'étude.
?Information : Informare ? mettre en forme (mis dans la forme)
nefer- tour = scarabée (dans l'egypte ancienne).
= pouvoir = esthétique ? c'est l'esthétique de la représentation du monde.
?Information : L'information est la capacité de transmettre un message dans le cadre des pratiques & usages de médiations, d'une esthétique du sens par sa mise en forme.
?Science : scio, sci, scere = savoir, couper (latin)
La science découpe le réel qu'elle a pour objet d'étudier.
Découper le réel c'est :
choisir son objet d'étude
choisir sa méthodologie
choisir son paradigme.
Attention ! Ne pas confondre sujet & thématique, Ni Objet & Objectalité.
Objet : Un objet est une entité matérielle ou immatérielle, éventuellement produit par le raisonnement ou l'imagination, et auquel est associé une fonction & une identification.
Objectalité : C'est le fait d'associer un poids émotionnel à un objet. Freud disait, dans " 5 leçons de psychanalyse" : La mère est le 1er objet d'amour.
Notion de méthodologie : Logos ? discours
Méthodologie ? discours sur la méthode.
On fait de la méthodologie quand on parle de méthode. La méthode, c'est la manière dont nous allons nous y prendre pour faire de la science. Il n'y a a pas de science aujourd'hui qui n'ait sa propre science.
?Méthode : La méthode est la succession, la séquence d'étapes raisonnées, utilisées par les scientifiques pour que ces résultats soient, ou que ces conclusions soient valides & vérifiables. Cette méthode repose sur une théorie fondatrice que l'on nomme paradigme.
?Paradigme : théorie fondatrice.
?Communication : cum = avec (indice de liaison), ensemble (en même temps dans un même lieu). "Avec", dans le cadre d'un échange.
" La communication est un échange, entre entité matérielle ou immatérielle, recevant le statut d'objet, interprète par une ou des théories des SIC".
Cette année le cours abordera les modèles des SIC, c'est pourquoi on va étudier les ‘prolégomènes".
Prolégomènes
1) longue introduction
2) notions préliminaires à une science.
Théories, modèles, Schémas
Modèle : À chaque modèle scientifique correspond une méthode, c'est pourquoi les sciences ont généralement plusieurs modèles pour utiliser plusieurs méthodes.
Un modèle résulte d'une modélisation ; ladite modélisation étant de représenter qqch. Sous la forme d'un graph. Un modèle est donc un graph.
En 1938, Shannon & Weaver proposent le modèle de la communication. (Tout raisonnement futur doit pouvoir être modélisé).
La notion de modèle est indissociable des sciences pures et des sciences en générale.
Schéma : C'est un dessin. Il est complémentaire du mot schème. Le schéma représente un schème.
Ex : Un plan est un schéma qui représente une maison ou une ville, que l'on appelle schème.
Le schème : C'est la résultante possible d'une représentation, quelque soit sa nature et sa forme dans le cadre d'une interprétation convenue.
Panorama des SIC
La 1ère science de l'info-com : La Théologie
Hyp. ?Une science ; quelle qu'elle soit ; peut devenir un modèle scientifique au sein d'une autre science. Elle devient une discipline ou un paradigme, dans la science qu'elle intègre.
Ex. : La théologie est une science depuis 163 AP JC, science constituée qui devient une autre discipline.
2 principales questions :
1- Expliquer l'opportunité de la vie
2- Donner une suite ou un sens à son existence.
S'il faut croire en qqchose, c'est forcément qqchose de communautaire. Des visions, des croyances qui vont devenir partout la légitimité du pouvoir.
Réf. : Claude LEVI STRAUSS ? La pensée sauvage 1966.
? Chaque tribus, communauté va avoir sa propre vision du monde. Dans le monde entier, toutes les communautés sont adaptées à leur milieu de vie, leur environnement.
Conséquence ? Le pygmée est autant à valoriser que l'occidental dans sa ville car les 2 réussissent à survivre et à maintenir des liens sociaux.
La communauté qui est capable de survivre dans son environnement mérite le nom de Civilisation, parce qu'elle est capable de s'adapter à son milieu.
Pour fonctionner, il faut avoir des traits communs.
C'est l'inexpliqué qui va nous permettre de créer des liens, de créer des communautés.
La 1ère croyance ? c'est qu'il existe une énergie de vie et il existe une énergie de vie parce que la mort ne s'explique pas.
Ce sont donc les représentations de l'inexpliqué qui vont souder les communautés. Les pierres gravées vont créer une mémoire sociale. Mémoire qui se passe de la qualité, de la fidélité de représentation.
Ce qui est important, c'est d'expliquer (oralement) ce qui est représenté. La 1ère des choses qu'il faut, c'est transmettre la mémoire par la parole afin de créer la communauté.
Ce sont les croyances communes qui vont nous aider à survivre. Seuls des groupes, des communautés sont capables de survivre dans l'environnement. Préserver la vie, cheez les humains, ne peut se faire qu'en société.
Qu'est-ce qui fait que l'on choisi un groupe plutôt qu'un autre ?
La naissance
? phénomène d'acculturation (adoption d'enfants, par exemple)
? intégration d'une communauté dès le + jeune âge (1er âge).
? culture de la petite enfance, intégration des valeurs.
? vers 7 ans, (Freud dit) : "L'enfant à une volonté farouche d'intégrer la norme : en étant sage, obéissant, etc..."
? vers 11-12 ans : réintégration, re-compréhension des modèles (si on ne les a ps eu avant) pour s'adapter à la société (dixit Freud, Jung & Lacan).
En fait on recherche l'identité ?cf. cours de Geffroy.
Recherche de l'identité
Qqchose de pragmatique ? pièce, carte, elle est toujours manifesté par un signe patent.
Identité : prend acte dans :
- la naissance
- l'éducation,
- le besoin de reconnaissance (chercher des gens qui s'intéressent à ce qui m'intéresse).
Je vais chercher un groupe qui va s'intéresser à ce qui m'intéresse et ce groupe va m'intéresser parce qu'il va avoir les mêmes centres d'intérêts que moi.
D'un côté je dis comment je veux qu'on me vois, d'un autre ce que je crois que je crois.
Notion de croyance
Nous bénéficions aujourd'hui des acquis sociaux qui datent de – 7000 AV JC (environ). Nous allons chercher à comprendre.
Ce qu'on demandera toujours aux membres d'une communauté c'est de croire à qqch. Toutes les communautés croient à qqchose.
Hyp. : C'est l'inexpliqué qui soude les communautés.
2ème aspect de l'identité : Le non visible, le non patent. Ce que je suis, ce que je partage.
De l'inexpliqué on va en faire du visible.
Théo – logie
Dieu Discours
C'est la science qui étudie, décrit et explique le droit religieux, quelque soit la religion ; cela dans une perspective historique et normative (juridique).
En d'autres thermes, on a une théologie de toutes les croyances.
Lien entre Théologie & communauté
On ne peut pas dissocier la notion de communauté, de théologie, de croyance, de religions.
160020066040 Théologie + communauté = culture.
00 Théologie + communauté = culture.
On n'a pas de communauté sans culture et pas de culture sans croyance partagée.
Déf Culture :
La culture est la sédentarisation d'un savoir, de croyances, et de connaissances et de savoir faire dans une communauté.
Def Etre (v) : ? buer (indoeuropéen) ? construire, bâtir un toit.
La culture c'est d'abord une notion de sédentarisation. La culture communautaire (-9000 AV JC).
La religion apparaît en même temps que l'homme se sédentarise et qu'il cultive sur place.
Il n'y a pas d'identité sans manifestation patente, mais également sans partage de religion, de croyance ou d'interprétation du monde.
Une communauté est le support d'une culture et d'une langue.
En 301 AP JC, à Pergame, naquit Gallien, fils de Sévère et Commode.
Gallien décide de dessiner tout ce qu'il voit, mais cela ne correspond pas tout à fait à ce qu'on lui avait dit : On ne regarde pas dans le corps de l'homme car il est habité par qqchose de Divin. On n'ouvre pas le corps des hommes. Gallien sera le 1er à le faire (traité de médecine 13 volumes).
Ex. : il remarque que le sang qui n'est pas de la même couleur de chaque côté du cœur. Il utilise le dogme contre le dogme. Depuis + de 5000 ans, la théologie tente d'expliquer le vivant.
A l'époque ? le monde est gouverné par les puissances royales ? ces textes vont légitimer le pouvoir du Roi, du Pharaon, par une légitimité divine. Les rois tirent leur légitimité divine d'un don de Dieu.
Dans toutes les religions, le roi est choisi car il manifeste des caractères particuliers.
Puisqu'ils sont les représentants de Dieu, c'est qu'ils sont d'une représentation de Dieu.
Le livre des Rois est toujours le 1er livre du droit, quelque soit le pays, le droit est toujours à la source, la religion.
Le pouvoir vient du Peuple, passage de la théocratie à la démocratie.
St Augustin écrivit : "Les hommes sont à l'image de Dieu".
Voltaire s'appuie sur les idées de St Augustin. Le fondement de la littérature des lumières est un fondement théologique, où l'on passe d'un roi de nature divine à un peuple dépositaire de cette même nature. Ainsi on va chercher dans un vieux modèle (-400 AV JC), une solution qui pourrait fonctionner. Elle s'appelle la République mais en tant qu'utopie.
On va utiliser une utopie comme modèle. L'auteur avait été condamné à boire de la ciguë.
"Ce machin" (De Gaulle en parlant de la République).
Louis XVI parle de République à sa femme : "La république est sans doute la meilleure solution, en tout cas c'est la moins mauvaise".
Une communauté prône les valeurs & ses croyances en communiquant par de la législation les sources de la législation sont le droit. Et les sources du droit, la religion, les croyances. Les valeurs de la communauté ne s'appliquent qu'à la communauté. Est étranger celui qui ne bénéficie pas de la communauté.
Plusieurs schémas
Il y a d'abord le noyau central de la communauté, valeurs fortes, soudes.
0125730C
Communauté
Influence des communautés l'une sur l'autre
Valeurs au centre fortes, plus on s'éloigne, plus les valeurs vont se diluer.
00C
Communauté
Influence des communautés l'une sur l'autre
Valeurs au centre fortes, plus on s'éloigne, plus les valeurs vont se diluer.
Déf. :
Une enculturation ? enculturer, Donner une culture par la force.
Une acculturation ? Donner une culture en douceur.
Communautarisme ? La communauté chercher à exister, à survivre. Ce maître mot de la communauté c'est l'adaptation, le communautarisme, c'est le sentiment développé par une communauté qui s'estime en situation de rejet ou d'enculturation par les autres communautés.
Le communautarisme, c'est une communauté qui craint la dissolution de ses valeurs. Une communauté qui est resté sur son lieu d'origine, qui a conservé ses et sa culture, est généralement pacifique. Alors qu'une communauté qui a émigré ou qui est issue d'une diaspora est souvent sujette à un communautarisme.
Le point central est la communication ou la relation communicante.
137160024130 c'est une théocratie + une constitution.
00 c'est une théocratie + une constitution.
La démocratie
C'est une ancienne théocratie qui s'est donné une constitution.
Exception faite pour les Etats-Unis. Pas de droit de l'homme. Par exemple, aux E.U. la religion fonde la constitution alors qu'en France, ce n'est pas obligatoire.
France ? démocratie ? théocratie qui s'est donnée une constitution. Nul ne peu être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses.
Communauté & SIC
Communication : partagé à l'aide d'une langue et de valeurs entre des hommes.
Communauté : rassemblement d'hommes. Il n'y a pas de communauté sans communication.
Communauté : ce qui est relié, lié {religere /religio.
La théologie c'est donc le 1er modèle des SIC.
1962-1966 : Concile de Vatican II va supprimer l'obligation d'apprentissage des prières en latin.
Le cœur de Vatican II, c'est que l'église Romaine s'est engagée à ne + accuser les juifs de déicide. L'église de Rome les a accusés d'avoir laissé tué Jésus.
Les SIC sont crées officiellement par Escarpit, qui est un tenant des sciences de l'ingénieur dans la communication, et son collègue ? Meyrat ? Ingénieur. Ils opposent la technique à la croyance.
SIC fondées par des gens qui vont donner + d'importance aux processus de communication qu'aux individus qui la portent. On va lui donner des représentations cognitives.
On considère + le contenant que le contenu.
Les médias : sa diffusion, sa réception et ses pratiques.
9% des sites? religions
20 %? minitel ? religion
12 % ?T.V.
Les SIC se sont données un objet. Il n'y a pas de science qui n'ai pas eu pour influence la théologie.
Ex de Sujet d'examen :
En quoi une science peut devenir un modèle en SIC ?
? L'info-com est là pour nous faire comprendre ce qui se passe avec les médias.
Quels sont les modèles de théologies que l'on va utiliser en info-com ?
Paradigme :
Notion d'université : qu'est ce qui, dans les processus de communication, de médiation, est universel ?
Si on ne sait pas ce qui est universel, on ne peut pas savoir ce qui est particulier.
Si on ne sait pas ce qui est particulier, on ne sait pas sur quelles bases nous pouvons décrire le particulier et si on n'a pas de "comment" le décrire, on a pas de méthode.
Une science qui ne se donne pas son universalité, elle doit d'abord faire le ménage dans notre idéologie.
Explique ou identifie, l'invisible par le visible. Comme en histoire, les SIC on besoin de preuves, de faits patents.
Chercheurs en Info-com : sur le terrain, action participante, rester + longtemps avec eux, oublier le jugement, la morale, le temps de la recherche, le temps de l'enquête. Il cherche à comprendre.
Le journaliste : regarde, prend des clichés et écrit. Il a besoin d'être rapide et de percuter avec son information. D'être en accord avec son éditorial pour gagner sa vie. Il va juger sans comprendre.
Rendre visible ce qui ne l'est pas, c'est croire en sa recherche, le temps de sa recherche.
Rendre compte de ce qui ne s'explique pas ? d'expliquer l'inexplicable.
= pointer ce qui ne s'explique pas.
Qu'est ce qui dans un sujet ne s'explique pas ?
? C'est ce que l'on n'ose pas aborder.
Ce sont les choses dont on ne parle pas qui nous reviennent avec un boomerang infernal.
? Aujourd'hui les économistes parlent de "fracture religieuse"
? Dominique Wolton : "Fracture numérique"
3 paradigmes de la SIC, la science c'est découper le réel pour l'expliquer.
1er paradigme : L'universalité
Universalité de la communication et universalité des moyens de communiquer pour étudier ce qui est pas là.
2ème paradigme : L'inexpliqué
Voir les zones d'ombres, l'inexpliqué, ce qui ne s'exprime pas. Ne rien négliger, surtout pas ce qui ne s'explique pas.
3ème paradigme : Tout ne se voit pas.
Ne s'observe pas si je reste dans mes croyances. Faire un détour pour accepter ces valeurs, pour mieux les décrire.
Fondement très loin dans l'histoire. Les communautés ont partagés un système de croyances et de communautés. Ceci est décrit dans l'ancien testament : le passage des rois et des juges. Que les sociétés soient polythéistes ou non, le droit a toujours à sa source la religion. La théologie est la source de la communauté.
Réflexion :
Le mythe c'est une histoire identique racontée différemment dans presque toutes les sociétés. Ne pas confondre mythe et religions.
3000 AV JC date d'invention de l'écriture.
Le modèle religieux
Freud ? Totem & Tabou
Manière d'en parler technicienne ? technique juridique pour parler du religieux.
Le scientifique aborde le réel avec une vision technique, càd que son regard est coloré par sa facilité à nous projeter que ce qu'il pourrait comprendre. ? modéliser par le schéma.
1ère approche technique
Est technique tout ce qui est schématisé (dessiné ou modélisé). Le regard technique prend sa source dans 2 points.
1- le refus du religieux ? le refus de l'inexpliqué et du mystère (qqch. qu'on ne comprend pas mais que le dogme religieux explique.
2- volonté de mémoire, de transmission à la descendance & à la société. Dans les 2 cas, ce qui est technique, relève de l'art d'expliquer ? car une explication est soit technique soit métaphysique.
Technique = art de faire
Ambiguïté ? Art & technique.
Art & technique est une dialectique qui ne peut se résoudre. L'un ne va pas sans l'autre.
2 écoles : 1 anglo-saxonne & 1 francophone
Les Anglo-saxons ont gardé une vision de la science qui est créationniste.
La perception créationniste trouve ses racines chez les religieux (protestants baptistes) ? Bush. C'est une vision du monde fondé sur le religieux ? Dieu crée la vie.
Les Francophones ont une vision évolutionniste ? Darwin
? Origine de l'évolution des espèces (prendre "textes choisis). Darwin est le contemporain de Mendl ?(expérience avec des haricots et des petits pois. Mendl s'aperçoit qu'en les hybridant cela fait de nouvelles espèces. Par exemple cette nouvelle espèce au bout de 18 ans est capable de résister au froid. Par hybridation, modification du patrimoine génétique d'une espèce.
"Dieu n'a peut-être pas fait tout le travail tout seul."
Création = Dieu l'a voulu ainsi ? Collin Powell : "Dieu à créé l'évolution".
La théorie de l'évolution (1893, fin XIX en pleine révolution industrielle.)
La théorie de l'évolution postule de ce que la nature opère une sélection génétique parmi les vivants, conservant les variations génétiques utiles à la survie de l'espèce dans les cas ou ces espèces n'auraient pas atteints leur degré de maturité biologique & physiologique.
Leur UMWELDT (allemand?UMWELT) c'est le monde propre de chaque animal, de chaque espèce. C'est la manière, la façon dont une espèce perçoit l'environnement en fonction de ses équipements sensoriels & de la technologie dont il dispose :
1) Créationniste : L'évolution chez l'homo sapiens ? disques lombaires & cervicaux plus solides maintenant. Position assise devant un pc ? mal au bras, au dos ? adaptation au poste de travail de l'évolution humaine.
2) Evolutionniste : Ils ont traqué, cherché ce qui, dans les luxes de la nature, ne sert pas aujourd'hui, mais qui pourrait servir dans l'avenir.
1ère discipline : L'Ethologie, Discours sur les mœurs
Déf. : L'éthologie est une étude systématique des comportements observables chez les animaux au sein de leur environnement.
! Ne pas commencer la copie de dissertation par un indice temporel (de tout temps...).
Ethologie : Etude du comportement animal ? homo sapiens.
G. de Saint Hilaire (1893), 1er à parler d'éthologie.
Pour lui c'es la seule façon d'étudier les comportements des individus.
En même temps, DURKHEIM travaille sur le fait social dans le monde du travail.
Sociologie : c'est l'étude du fait social.
Or St Hilaire travaille sur les individus en situation professionnelle, mais plus sur les espèces sociales (les animaux sociaux).
? Est-ce qu'on ne pourrait pas inférer des modèles animaux,
des modèles que l'on pourrait utiliser pour l'homme ?
Inférer : Déduire en conséquence de ...
ex. : Auto régulation des populations chez les insectes sociaux (fourmis rousse).
(Professeur Malebranche).
2 types d'approches en biologie : les créationnistes et les évolutionnistes. Nous devons étudier ce qui est observable ? Ethologie.
? Etude du comportement animal dans son milieu de vie.
? Ethologie, mis en place par Pierre Paul Grasset. Il s'intéresse aux insectes sociaux. Rémi Chauvin travaille avec lui. Ces 2 français sont les héritiers de Conrad LAURENS.
L'éthologie repose donc sur les principes fondateurs (A savoir)
1- Axe Onthogénétique ? Onthogénèse ? histoire dans la vie du sujet / de l'individu, avec un questionnement : Lorsqu'un comportement apparaît, on se demande ce que cela apporte à la vie du sujet. Bien souvent, quand une conduite apparaît chez un sujet, on regarde si c'est pareil pour les autres et ce que cela leur apporte.
2- Approche Philogénique ? Philogénèse ? apparition du comportement non pas dans la vie d'un individu, mais dans l'espèce toute entière. Elle questionne sur l'évolution du vivant.
Une partie des comportements sont innés & d'autres sont appris. Quand on confronte lors d'une observation d'une conduite, l'aspect ontogénèse et philogénèse, se pose la question de l'inné & de l'acquis dans les comportements.
1- Approche Causale ? Quelle est la cause d'un comportement ?
Qu'es-ce qu'un comportement apporte à l'animal & à l'espèce ?
2- Aspect fonctionnel ? Quelle est la valeur de survie d'un comportement. Equipement sensoriel ? Emettre et percevoir.
Irenaus Eibl EIBESFELDT
"L'homme programmé" en pdf
? Thèse du livre : Un comportement à une bonne valeur de survie. Quand il est répandu en totalité ou quasi-totalité. Dans l'espèce concernée, ou alors la communauté de réalisation.
Ebl Eibesfeldt : Concept? universaux de comportements. Ces comportements on les trouve dans toute l'espèce même si ils ont des sens différents. Le signifiant est identique mais le signifié est différent.
"Chez tout les êtres vivants (y compris chez les non-grégaires), le comportement le plus utile pour la survie, c'est la communication. Donc il va étudier les conduites de communication dans plusieurs conduites de l'espèce humaine".
Grégaire : qui vit ou se développe en groupe.
Quel est le répertoire des comportements observables dans une espèce y compris ceux qui n'apparaissent qu'une seule fois dans la vie de l'individu ? Ethogramme.
Ethogramme : répertoire des comportements d'une espèce. Faire l'éthogramme, c'est faire une méthode.
La méthode ? observation systématique (in situ, hic et nunc)
Observation = regarder.
In situ = sur place, en relation avec le milieu.
Hic et nunc = Ici & maintenant.
Systématique ? Observation construite dans le cadre d'un plan factoriel ou les facteurs sont la grille d'observation, les indicateurs, les éléments de lisibilité du comportement.
Fonction instinctif de communication
Les comportements instinctifs de communication parlent inconsciemment ou subconsciemment.
LAURENS ? Stimulis déclencheur irrépressible dans toutes les espèces.
Ex. : Le 1er objet mobile vu lors de l'éclosion est considéré comme un congénère parental : acte de reconnaissance ? acquis.
Reconnaître ses congénères ? acte inné
Phénomène d'empreinte ? marquer un être vivant du sceau de la reconnaissance parentale. Empreinte entre l'inné & l'acquis. Entre la nature & la culture, il y a l'adaptation simultanément génétique & comportementale.
1ère dérive de l'eugénisme : grand, beau, intelligent, fort.
2ème dérive : l'utilisation par les militaires.
3ème dérive de l'éthologie : beaucoup trop vaste.
Eugénisme : méthode visant à l'amélioration de l'espèce humaine par des actions sur les gènes et un contrôle sur la reproduction.
Poser à l'animal des problèmes qui l'intéressent = respect de l'animal.
Exemples de sujets d'examens
Sujet 1 : Du modèle religieux au modèle mécaniste en SIC
Sujet 2 : Des disciplines de l'ingénieur en SIC
Sujet 3 : Quels sont les modèles abordés en cours de théories de l'info-com et quelles sont leurs articulations scientifiques ?
Sujet 4 : Que sont les SIC ?
Sujet 5 : Comment la multimodalité sensorielle participe de l'information et de la communication.
Sujet 6 : Citez & explicitez 4 modèles en SIC
Sujet 7 : En quoi le modèle Freudien est-il un modèle de l'info-com.
Sujet 8 : La cybernétique
Sujet 9 : En quoi Freud est-il un auteur utile en SIC ?
Sujet 10 : La cybernétique est-elle une technique ou une philosophie ?
Sujet 11 : Quel est l'apport de Norbert WINNER en SIC ?
Le comportement est presque toujours un acte de communication. L'éthologie est donc une science qui est de la biologie de la communication. Cette biologie va puiser dans les actes de communication pour étudier les phénomènes sociaux dans le monde animal.
Ethologie ? Biologie sociale, l'éthologie bio-sociale de la communication va donc être apte à proposer des modèles animaux de communication adaptable à l'humain.
1er signe de communication ? Chimique (animal ? urine, défections diverses).
2ème type : phéromone (hormone sécrétée à l'extérieur).
Mémoire fine de communication chimique. (ex. : des chaises occupées par des femmes, plus tard après avoir aéré la pièce et que les femmes soient parties, les hommes s'asseyent au même endroit.
Communication chimique : expérience de la salle d'attente, toute les chaises sont prises sauf une à côté d'un homme, la femme restera dans l'entrée.
Chimie volontaire ? pleurer sur commande, tomber sur commande.
Larmes ? parfums & odeurs
Paramécie ? être unicellulaire, capable d'apprentissage, comportement de groupe.
Gradient électrique : capacité à sentir l'électricité
La variation d'amplitude ? signe de communication
1er procédé ? opacité ?
2ème procédé ? Chimique ? neurotransmetteur
3 gradient thermique ? chaleur, froid, (26°C ? température du cœur)
Le toucher ? Coutumes ? serrer la main, faire la bise
L'ouïe ? plus complexe que la vue. L'audition c'est le toucher à distance.
La vision ? On perçoit visuellement une gamme d'ondes dans des fréquences données.
Toutes les perceptions sensorielles sont construites socialement. Elles nécessitent un apprentissage.
Le patrimoine perceptif sensoriel, ou l'apprentissage construit des typologies qui permettent à la communication de s'adapter à son milieu de vie environnemental et son milieu social.
Approche biologique du réel (observer, modéliser, interpréter) ? credo de base de toutes les sciences techniques. (Auguste CONTE, ? positivisme) met en avant le courant dur de la biologie càd la méthode expérimentale ? standardisation des situations + observation + interprétation + modélisation. Il crée le laboratoire ? espace de liberté, hors des lois de la morale, nous allons faire œuvre de science. Le vivant est un objet technique qu'il s'agit d'étudier scientifiquement ? scio ? découper le réel, l'objet lui-même. Pour standardiser la situation d'observation il faut extraire l'observation dans son environnement. A l'opposé de CONTE, Pierre TEILLARD DE CHARDIN
P.T.C. ? naturaliste ? observe le réel "in-situ". Il réflexhis à la classification du vivant.
? Comment le vivant peut être représenté pour qu'il y ait une telle diversité.
P.T.C. ? il existe par le vivant une noosphère ?reproduction de pensées et de croyances autonomes.
Les modèles mécanistes
Pour Mabranche il y a une perception mécaniste du vivant. Ce qui est mécaniste est fondé sur une métaphore du schéma mécanique.
Une métaphore dessine toujours un concept, une idée (méta = au dessus ; phore = lumière). C’est quelque chose qu’on peut utiliser pour une représentation symbolique.
Schéma
= représentation sous la forme d’un dessin d’une globalité ou d’un élément réel. Un schéma peut être un dessin ou un plan.
Le schéma (exemple : un plan de maison) représente un schème (la maison).
Sema > corps (grec)
Sematawi > guérisseurs qui soignent par une danse qui représente des mouvements de planètes.
L’étymologie nous rapproche du rapport entre représentation et représenté.
Faire un schéma, c’est faire un modèle simplifié de ce qui est représenté…
Faire un modèle, c’est modéliser…
Modéliser, c’est faire une modélisation, c’est simplifier le réel représenté.
En simplifiant on peut créer un modèle assez vaste pour représenter une partie du réel. On crée ainsi une théorie, et mon modèle peut devenir un modèle théorique. La théorie peut donc être un schème ou un paradigme.
Un schéma vaste qui englobe plusieurs théories devient un modèle paradigmatique.
Mécaniste
= métaphore du mécanique, quand on utilise la façon de voir la mécanique pour l’appliquer à quelque chose qui ne l’est pas.
(Le suffixe -iste sert à verser une réalité dans une autre réalité, c’est presque toujours une instrumentalisation d’une de ces deux réalités).
Les modèles mécanistes se basent sur le principe que tout élément vivant ou inerte peut être décomposé en réalités autonomes. Il s’agit d’une piètre tentative de reproduire le vivant grâce à la technique, or on parle de piètre tentative car l’homme est impuissant à recréer le système analogique du vivant. En revanche il s’inspire du vivant pour créer des objets mécaniques.
Jusqu’en 1947, l‘homme confond invention technique et invention mécanique : c’est la date de la diffusion du premier microprocesseur : déplacement d’infos, & f’énergie sans qu’il y ait de rouages et de mécaniques.
L’apparition des modèles mécanistes.
Eléments fondateurs des modèles mécanistes :
1- La rhétorique : articulations du discours en vue de parvenir à ses fins.
Pour Socrate : ordonnancement du discours dans le but d’obtenir un échange de qualité. C’est une mécanique construisant le discours dans le but d’une finalité de ce discours.
2- La théologie : les pères de l’Eglise ont créé simultanément une rhétorique liée au divin et une mécanqiue interprétative de la rhétorique.
- Toutes les sciences disposent d’une rhétorique fondatrice (ex : « les molécules sont composées d’atomes »).
- Sur la base de ces assertions rhétoriques se construit le raisonnement, et donc la mécanique raisonnante. Ainsi toutes les sciences sont d’obédience mécanique.
Les sciences, quoique intrinsèquement mécaniques mécanistes développent un clivage fort entre les objets et méthodes. Les méthodes sont des techniques alors que les objets ne le sont pas nécessairement et ce que nous nommons « modèle mécaniste » sont des modèles où les méthodes, comme l’objet sont mécanistes.
Résumé : Toutes les sciences, par objet ou par méthode, par rhétorique ou par raisonnement, ont toujours une composante mécaniste.
En INFOCOM, les modèles mécanistes sont ceux qui rejoignent les théories des ingénieurs. D’ailleurs les SIC ont été créées par des ingénieurs et un philosophe, héritiers de la culture du « moteur », une œuvre de conception humaine reproduisant le vivant.
Moteur = construction industrieuse d’une réalisation modélisée sur les principes mécaniques depuis Newton.
Les grands modèles mécanistes
- 1er grand modèle mécaniste = 1893 quand Darwin dit « l’évolution du vivant se construit dans le temps ». Il donne ainsi une image de construction/conception au vivant.
- 2 : Taylor, économiste, exprime une vision d’optimisation de la production sur la base d’une organisation rationnelle du travail. Il parle aussi de hiérarchie et de distribution de l’employabilité et de l’intégration des compétences.
Avec le Taylorisme, testé chez Ford & Mac Donald, on conçoit la production comme une succession d’actes productifs ; eux-mêmes conçus comme générateurs d’un minimum de pertes, de temps et d’énergie. On invente pour cela une organisation, avec des « cadres », et c’est le travail qui va à l’ouvrier et pas l’inverse. C’est la naissance des chaînes de montage, qui sont elles mêmes des moteurs conceptionnels. Il s’agit donc d’une première théorie mécaniste des organisations.
- 3 : modèle organisationnel industriel fondé sur la vapeur et le rouage (siècle de la Révolution Industrielle). Les modèles de communication de la Révolution Industrielle sont doubles.
Dans les pays anglo-saxons, ces modèles amènent à la création du téléphone.
La deuxième tendance est la direction politique dans les pays francophones et latins, tandis que les anglophones créent des modèles technologiques & d’organisation.
- 4 : le modèle des réseaux est créé en 1958 par une confrérie « les St Simoniens »
- 5 : Le modèles des ordinateurs calculateurs en 1833.
La force de ces modèles mécanistes de l’ordinateur c’est de proposer une métaphore de l’esprit humain. Il s’agit à l’époque d’une tentative de mécaniser une modélisation cognitive. Un ordinateur se différencie d’une calculatrice par sa capacité à retenir et reproduire en mémoire : c’est la notion de programme : une succession d’instructions reproductibles à la demande.
C’est la naissance de la programmatique, dont l’outil est l’ordinogramme (organigramme des fonctions à exécuter).
Le mot « ordinato » est inventé par St Augustin qui dit que Dieu mit de l’ordre dans le monde. En 1950, Von Neumann dans « l’ordinateur et la pensée » dit « je vais poser à un mathématicien le problème de l’esprit humain et lui demander de le résoudre comme un mathématicien ». Il invente dans ce livre la structure actuelle des ordinateurs et, ainsi et sans le savoir, la psychologie cognitive.
- 6 : Le schéma de la communication.
Propose par Claude SHANON (ingénieur chez Bell) et WEAVER (philosophe). En 1949, ils proposent l’idée de modéliser la communication, à partir des contenants, et non des contenus. Ils travaillent sur la structure, et non pas le contenu : c’est une révolution à une époque où la communication était l’affaire des seuls linguistes et éthologues.
102870011112500
- 7 : L’interface Homme / Machine = modèle des modalités sensibles.
Alan Turing fait une expérience : en 1937 à Cambridge il place un homme devant un clavier et pose des questions sur sa santé à l’ordinateur. L’ordinateur répond de façon aléatoire, mais à l’issue de l’expérience les gens sont incapables de dire s’il s’agissait d’un ordinateur ou d’un homme. L’idée de cette expérience vient de la littérature des années 20 avec la crainte d’être dépassé par les machines. Beaucoup de romans de la fin du 19ème, début 2ème, tournent autour de la peur de la domination par les machines : c’est une source d’idées de recherches pour les scientifiques.
- 8 : la Cybernétique.
Norbert WIENER publie en 1954 « Cybernétique et société » ainsi que « La ville cybernétique ». On y trouve la synthèse d’une science dont le paradigme technique est celui des sciences de l’ingénieur, mais dont les paradigmes philosophiques sont ceux d’Isaac Azimot.
C’est la première fois qu’on a une discipline qui associe philosophie et science de l’ingénieur.
« Nous ne concevons en général communication et langage qu’enter une personne et une autre, pourtant il est parfaitement possible de parler à une machine, à une machine d parler à un homme, à 2 machines de parler entre elles.
WIENER est ingénieur à l’institut de technologie du Massachusetts, il travaille sur les « tortues mécaniques » et a aussi inventé la machine à laver ainsi que le missile balistique intercontinental automatique.
WEINER invente la cybernétique et crée ainsi une philosophie et une nouvelle science de l’ingénieur : l’automatique, science de la programmation des machines autorégulées.
Ses premières tortues devaient trouver leur chemin dans un labyrinthe. L’euristique (= apport d’un sujet à une science) d’une tortue mécanique est grande, puisqu’on arrive ensuite à l’élaboration de missiles. Tous deux sont automatiques et sont des utilisations sociales de la science.
Ces inventions « automatiques et sociales » prendront place dans la société, amenant cette thèse de WEINER : « on peut intégrer de l’artificiel, du construit, du conçu, dans les mécanismes du social ».
Il crée ainsi de la socialité en mélangeant de l’artificiel et du vivant.
(Socialité : rapport d’interattraction entre les congénères d’une même espèce)
Cybernétique vient du Grec « cuber » = gouvernance, c'est-à-dire la dimension politique, la technique est donc un art de faire, mais aussi un art de construire du social & de la gouvernance. Pour cela il faut des lois…
Les 12 lois d’Azinof. Exemples :
1 - Un robot doit toujours obéir à un être humain.
2 - Un robot doit toujours obéir à un être humain, sauf si cela met en danger la vie d’un autre être humain.
3 - Un robot doit toujours essayer de se protéger, sauf si cela met un autre humain en danger : il doit alors le sauver au prix de sa vie.
4 – Si un humain menace l’humanité, le robot doit détruire cet humain.
…
? Influence considérable sur le domaine militaire : c’est la première fois qu’on écrit dans un programme qu’un nombre d’hommes valait mieux qu’un autre nombre (on peut tuer 5 personnes pour en sauver 50 autres).
Thèse d’Azinof :
Si les sens d’un homme sont satisfaits, l’homme va vers la source de cette satisfaction.
Grâce à la cybernétique, l’armement est devenu chirurgical et la conquête spatiale a été rendue possible. De plus elle ouvre la voie aux machines plus complexes, ce qui permet de faire progresser le raisonnement et de construire la complexité et de bâtir des modèles qu’il est possible de réaliser. Si on peut « construire la complexité », on fait progresser la « noosphère » (sphère de pensée qui entoure la planète).
Place de l’humain dans la cybernétique.
La cybernétique est une vieille tentation de déléguer les fautes des hommes sur les machines et de diluer notre responsabilité sous celle des autres.
Les japonais ont fait l’expérience de Mingramm en vrai (chocs électriques croissants sur un cobaye + un spectateur qui décide d’arrêter ou non l’expérience) et en ont conclu : tout ordre dont l’origine remonte à plus de 2 niveaux hiérarchiques est systématiquement exécuté car l’homme se retrouve face à l’organisation.
Les exécuteurs disent : « on ne peut pas faire autrement » ; « on n’est pas responsable » ; « on n’est pas responsable, on n’a rien décidé » ; « si on ne le fait pas on prend des risques ».
Les premiers à avoir utilisé l’idéologie cybernétique sont les nazis qui ont mis en place la gestion de communication politique
Il y a eu un auteur contre la cybernétique : Marshal Mac Luhan – « La galaxie Gutenberg » - où il parle du « village global ».
Résumé
- La cybernétique est une science de l’ingénieur ET une philosophie.
- La cybernétique est une application pragmatqieu d’une idée révolutionaire, car fondée sur un imaginaire social de rapporchement des individus dans une utopie exceptionnelllement réalisée in-situ.
Théories de l’Information et de la Communication
Semestre II
Ne pas oublier à l’examen :
- Problématique en 3 temps
- Plan en 2 parties
- Pas de fautes d’orthographe
- Citer au moins 1 auteur
Corrigé : ex de problématique pour le sujet sur N. Weigner.
1- N.W. est un ingénieur qui théorise et conçoit sur des problématiques techniques.
2- Pourtant, malgré cette appréciation technique, il dimensionne son œuvre au regard d’une philosophie basée sur les écrits d’Asimov.
3- La question se pose : entre technicité et philosophie, quel est son apport à la cybernétique ?
Corrigé : ex de problématique pour le sujet « du modèle religieux aux modèles mécanistes ».
Problématique : les SIC proposent une vision globale ou sciences humaines, elles s’intéressent aux médias et tentent de les modéliser. Comme toute science en structuration, l’Infocom développe une historicité dans ses paradigmes.
1- Les premiers modèles abordés sont des modèles d’obédience technique, liés à la date de création de l’Infocom en 1973.
2- Pourtant l’Infocom affiche une volonté forte d’enracinement dans les sciences sociales et humaines constituées. A l’extrême, malgré cette volonté forte, l’Infocom en rejette le modèle fondateur : la théologie (« on veut faire comme les ingénieurs en puisant dans les sciences humaines et sociales, mais on rejette le modèle).
3- L’infocom reposerait-elle sur un tableau complexe de technicité et de philosophie dont les racines seraient rejetées, notamment pour des questions d’image ?
Introduction
Dans un premier temps, nous allons aborder, avec la description des modèles mécanistes la vision technicienne de l’Infocom puis nous mettrons en lumière les racines sous-jacentes de la discipline & les tensions structurantes dans les modèles philosophiques et religieux.
Nous montrerons qu’il existe un inconscient scientifique dont le rejet peut s’exprimer par un retour du refoulé sensible, notamment par les représentations du religieux.
Corrigé : ex de problématique pour le sujet « Des sciences de l’ingénieur en SIC ».
1) L’ingénierie est une approche d’invention-conception d’un produit destiné à être construit ou intégré à la construction d’un autre.
2) Or les SIC ne semblent pas investies dans leur productions de l’activité de conception et de re-conception.
3) Les sciences de l’ingénieur, principalement économiques, ont-elles une influence propre dans une science qui n’en a pas ?
L’apport des SIC à la vie institutionnelle et politique
Une Thématique de travail est quelque chose de pratique.
On va parcourir les SIC avec une ligne directrice : l’apport des SIC à la vie institutionnelle et politique. L’approche française des SIC est singulière.
On crée les SIC au moment où l’éducation met en place les cycles professionnalisant (Iup, Iut, BacPro, Dess, etc).
1965 : création du bac technologique
1966 : création de l’IUT
1966 : suppression de la classe de propédeutique (classe très théorique préparant à l’université).
On voulait faire de l’enseignement supérieur un cycle adapté aux entreprises pour former des étudiants ayant déjà une formation professionnelle : on met en place une filière professionnalisante propre en université. Cette mission est augmentée en 1984 avec la modification de la loi portant fondation des universités.
1984 : on instaure les 3 missions de l’université :
1- enseignement supérieur
2- enseignement professionnel
3- formation continue
1999 : modification de la loi et création des VAE (validation des acquis de l’expérience, en plus des VA professionnelles). Ces validations reposent sur une expérience de 3 ans (au lieu de 5) et ouvre les portes des 3 cycles universitaires.
Les SIC sont donc créees dans ce contexte à vocation professionnelle.
Problématique.
1) L’institution politique crée les filières professionnelles en même temps qu’il favorise l’émergence des SIC, qu’il reconnaîtra entre 1971 & 1973.
2) Ces filières professionnelles font concurrence aux sciences de l’ingénieur en même temps que les SIC abordent une théorisation des modèles de l’ingénieur associés aux sciences humaines.
3) Qu’en est-il des sciences de l’information face aux sciences de l’ingénieur dans un contexte professionnalisant où le contenu des sciences est méconnu.
L’institution politique est l’Etat,
L’institution universitaire est la section disciplinaire (ex : infocom = 19, socio = 11, etc.)
L’institution de gouvernance internationale est la représentation du politique au niveau mondial et local (Rq : les chefs-lieux fondés par Napoléon étaient des villes où l’on pouvait se rendre en un jour de cheval). Autrefois existait une structure du type : Pays > Dep > Canton > Commune, qui est devenue aujourd'hui : Europe > Région > Pays (au sens local).
Aujourd’hui en France, l’Infocom ne questionne pas l’institution politique dans ses représentations.
Rq : Aujourd’hui en Infocom, seuls deux projets ont été votés par l’agence nationale de la recherche. Les deux seuls appels d’offre estampillés « SIC » sont donc :
le projet « écocitoyenneté »
le projet concernant ka technologie de l’information et de la communication : comment la technologie instrumente la communication de l’Etat.
Ces deux seuls projets existent pour les 500 chercheurs en SIC.
Pourquoi cette carence de projet ? Les SIC ne sont elles pas reliées à la demande de l’institution ?... La question à se poser est plutôt : est ce que l’évolution des SIC n’est pas très différente de son image ?
La représentation collective des SIC ne correspond peut être pas à ce qu’elles sont vraiment. Peut être y a-t-il un problème de communication autour des SIC !
La communication rend compte de l’écart entre les attentes dans les espaces sociaux et institutionnels en demande d’expertise professionnelle et la revendication de scientificité des chercheurs, éléments dissociés mais pas nécessairement opposables.
Aujourd’hui, l’institution politique n’a pas conscience des enjeux que véhiculent les nouvelles technologies. Hélas, le seul à s’en être rendu compte est Sarkozy.
Les modèles de droit et de politique ont toujours un retard sur l’évolution technologique :
10 ans de retard dans la sphère publique
5 ans de retard dans la sphère politique
Ce retard s’explique par le fait que la politique pense d’abord en terme de droit de licence.
Ex : 1997, le rapport parlementaire Baquiast se termine par « Internet va révolutionner les démocraties occidentales car il s’agit d’une communication tout azimut ». Jospin va dire à l’école d’Hourtin (université d’été qui invite chaque année un politique) : « la France est rentrée dans la société de l’information et de la communication ». Malgré cela, aucun article concernant l’Infocom ne sera publié cette année là.
La seule institution à être en avance est l’administration. Par exemple en 1963, De Gaulle veut construire la bombe atomique à hydrogène. Pour cela il a besoin d’un lanceur (fourni par Dassault) et d’un ordinateur pour faire les calculs. Réaction de Gaulle : le rapport Ortoli qui met en place le « plan calcul ». Puis Bull est créé pour obtenir l’autonomie informatique.
En 1981, c’est l’arrivée de Mitterrand au pouvoir et la distribution des machines Thomson, mais c’est aussi l’année de distribution des ordinateurs gratuits dans les écoles.
L’administration s’équipe en 1982 mais dans le grand public, le numérique ne fera son apparition que grâce aux consoles de jeu.
Les premières administrations à s’équiper sont le Fisc pus la Défense > Aujourd’hui les centres de recherche prioritaires sont : Défense > Intérieur > Finances mais les développements sont privés dans le cadre d’appels d’offres.
Synthèse : Se questionner quant au rôle des SIC par rapport au public.
Les Modèles Psychologiques
Depuis que le vivant existe, il y a toujours eu une préoccupation pour la psychologie.
Empirique = quelque chose basée sur l’expérience, sur le sensible, sur le terrain. Une recherche empirique est une recherche sur le terrain. A la dimension empirique est opposée la dimension théorique.
Expérience sensible = celle que l’on fait avec nos sens. L’expérience sensible permet de penser que nous tous été des « psychologues en herbe » avant qu’il y ait une science, nous faisons de la psychologie sans le savoir.
Histoire de la psychologie : étude des commerçants de quartier. Jusqu’au 19ème siècle les forgerons connaissent le secret pour soigner la sciatique, les bouchers savaient libérer des maux de tête. > Il faut raconter sa vie et le geste n’est pas le même à chaque fois. Qu’est ce qui fait que dans la société dans laquelle on se trouve on peut en avoir « plein le dos » ?
? Le fond de la croyance est dans la connaissance psychologique.
La psychologie est toujours liée à la médecine. On connaît l’effet placebo décrit par Hippocrate ; ou les romains qui demandaient l’avis d’un psy pendant leurs procès ; ou la déviance sociale qui s’accompagne d’une incompréhension des mécanismes sociaux, c’est la déviance sociale qui nous entraîne entre le normal et le pathologique.
Pourquoi ressentons nous parfois les gens comme normaux et d’autres non ? C’est la question du normal, du bizarre et du pathologique.
Celui qui est normal est celui qui épouse la norme, et la norme est dictée par le social, elle est culturelle et donc géographique. Dès Louis XIV, les normes sociales s’opposent avec l’arrivée des premiers noirs : on prend alors conscience qu’il faut créer une science qui étudie les comportements dans les autres sociétés. C’est d’ailleurs considérer que le comportement observable ailleurs témoigne d’un comportement existant dans l’espèce humaine. Il existe des cultures comportementales différentes, chaque comportement appartient au répertoire comportemental de l’espèce humaine : l’Ethogramme.
S’il existe bien une espèce, il y a néanmoins plusieurs normes comportementales et il faut donc créer une science de l’homme : l’anthropologie.
Mais un psychologue qui appartient à une norme social peut il en comprendre une autre ?
A l’origine la psychologie est toujours établie dans un contexte de société.
En grec, « psyché » signifie « âme ». L’âme est une représentation sociale qui propose un rapport de l’individu (du latin « indivis » : indivisible) avec le divin par le medium de la spiritualité ou de la religion. Ce medium est profondément culturel, il est enraciné depuis la sédentarisation qui donne lieu à la culture de la terre et à la création de valeur en rapport avec celle-ci.
La psychologique scientifique, ou l’approche sans jugement des états mentaux.
Traditionnellement les déviations sociales et mentales sont gérées par la société de 2 façons : par la répression ou par la prise de rôle social.
- Dans les sociétés occidentales monothéistes on tente de contrôler les déviations soit en les soignant, soit en les isolant, soit par la répression.
- Dans les sociétés non-occidentales polythéistes on tente l’insertion sociale de la déviance en l’acceptant comme un incontournable culturel.
Ex : en Océanie la déviation mentale est perçue comme une ouverture d’esprit.
Plus l’individu s’institutionnalise, plus il devient réceptif à la déviance, plus il devient client de la norme. La demande du client en psychologie est de se rapprocher de la norme pour normaliser ses liens sociaux.
Dans les sociétés occidentales, la limite est le danger physique.
Dans les sociétés non-occidentales, la limite de la norme est le danger d’enchantement du monde, c'est-à-dire d’oublier son histoire son histoire et ce que l’on doit à ses ancêtres.
La limite normative dans les sociétés non-occidentales est le danger de mémoire et d’oubli. Ces sociétés érigent une norme collective où chaque personne constitue une organisation qui représente chez l’homme la nature. La nature est habitée par les dieux donc chaque homme est Dieu en ce qu’il représente de la nature.
Le rapport au divin est universel mais interroge des anthropologies opposées : d’une part l’individu et de l’autre la personne.
La normativité sociale va être tantôt individuelle, tantôt personnelle, et les phénomènes de migrations humaines provoquent des dissonances cognitives sociales.
Dans notre vie coexistent une convergence spirituelle entre individu et personnalité.
Les grandes théories psychologiques naissent au 19ème siècle dans les sociétés occidentales. C’est officiellement l’étude des mécanismes de la psyché. Pour d’autres il s’agit de l’étude des faits de la personnalité. Pour d’autres encore c’est l’étude des réalisations mentales dans l’espèce humaine.
La psychologie c’est une recherche engagée dans une pragmatique (elle sert à quelque chose immédiatement).
Sigmund FREUD
Il écrit en 1923 un ouvrage incroyable Totem et Tabou dans lequel il fait le lien entre psychologie et anthropologie. Freud et Emile Durkheim ne se sont jamais connus mais dans un livre un auteur les fait dialoguer ensemble.
Dans Totem et Tabou, Freud met en scène une mémoire collective : il y a un meurtre rituel du père qui va créer une névrose sociale à la base de la construction de la communauté.
Freud écrit ce livre très tard car il lui a fallu beaucoup de temps pour aborder l’anthropologie en psychanalyse.
En Autriche à la fin du 19ème siècle on sort de la guerre qui opposa Prusse & France. Après une guerre on s’interroge toujours sur la société et les hommes. La ville de Vienne au 19ème est très libertine > ce qui questionne la petite communauté juive dont Freud fait partie.
Freud travaille sur la psyché et met en rapport 3 choses :
? Le rapport au sacré
Freud est juif et croit donc que l’écrit stabilise la société. Il pense que le texte fondateur sont les textes sacrés. Pour lui le texte fondateur est l’ancien testament. Freud affronte alors l’institution universitaire mais aussi sa communauté avec des références théologiques fortes.
? Le rapport à la personnalité
Freud fait œuvre d’anthropologie (« Le cas Dora »). « Celui qui se trahit par tous ses pores, il bavarde avec le bout des doigts. Quelque soit la société dans laquelle il se trouve, l’homme va avoir des mécanismes comportementaux identiques ».
? Le rapport à l’individu : la psychanalyse.
Psycha = psyché + âme.
Analyse = étude dans le détail, étude en profondeur.
C’est donc l’étude des mécanismes profonds de la personnalité. C’est aussi une étude pragmatique qui donnera lieu à une analytique. 2 aspects : la théorie et la pragmatique.
Théorie = état de la personnalité
Pragmatique = le travail du terrain empirique clinique (du grec Kliné : secte qui assiste les mourants sur leur lit de mort).
Le versant théorique.
Dans sa jeunesse Freud est un praticien de l’hypnose. Il est médecin t se destine à la neurologie. Puis il rencontre Charcot qui travaille sur l’hystérie. Il hypnose alors les femmes hystériques et leur plante une lame dans la peau sans qu’elles sentent la douleur. Il y aurait des forces sous-jacentes qui guident notre vie.
Freud remarque alors que certains cas sont plus graves que d’autres. IL existe un continuum qui va du normal au pathologique, du fond de personnalité à la pathologie. L’hystérie devient une tendance, un agrégat de la personnalité : nous en avons tous en nous. Une personnalité riche est riche de toutes ses constituantes pour peu que l’une d’elles ne prenne pas le dessus sur les autres.
La pathologie est signée par l’innovation d’une constituante de la personnalité du champ de l’existence.
Précision sur l’examen :
- pas de questions sur les cours du premier semestre mais la méthodologie reste la même.
- réviser plus particulièrement :
« Y a-t-il une différence entre communauté et société ? »
« En quoi Freud a-t-il créé un modèle de communication »
Freud et la psychanalyse
Introduction / Historique
Freud, bien que athée, a conservé durant ses recherches l’influence de ses raines juives. IL est avant tout biologiste, médecin, neurologue et se comportera comme tel en faisant de la psychologie, avec ses propres paramètres. Maître de conférence, il enseignera la neurologie, ce qui lui permet de développer sa pédagogie.
Freud est un passionné de voyage, attiré comme un aimant par la ville de Rome : « aller dans une ville étrangère, c’est comme découvrir une autre phase de l’inconscient ». Freud est quelqu’un qui fait le lien entre théorie et pratique : il crée la théorie analytique, sur laquelle il fondera une pratique : la Psychanalyse.
Ainsi, en tant que biologiste et voyageur lettré, Freud crée des cartes, qu’il appelle « topiques », la première en 1900, la seconde en 1920.
- Ferdinand de Saussure inspira Freud en disant que « la langue et les mots permettent de structurer la pensée » & « ils doivent structurer aussi la perception », d’où le mécanisme « si je sais avec des mots ce que je veux percevoir, je le percevrai mieux que sans les mots ».
- Freud fut aussi inspiré par Von Exküll, auteur du début du 20ème siècle, passionné par la médecine psychosomatique (soma = le corps). Von Exküll va dissocier la perception chez l’espèce de la perception chez l’individu :
« Chaque espèce dispose d’un répertoire perceptif qui est propre à l’équipement sensoriel ».
L’ontogenèse des sujets (c'est-à-dire l’histoire des sujets) va influer sur l’évolution de l’équipement perceptif.
Ex : habiter à coté d’une voie ferrée > la gêne auditive du début s’évanouit progressivement grâce au développement d’un scotome (une coupure) aux fréquences de passage du train.
?L’adaptation à l’environnement diminue ou accentue des qualités perceptives et si la perception fonde ce que je suis (c'est-à-dire on se construit grâce çà elle), donc la théorie de Freud est fondamentalement une théorie de l’InfoCom.
Si on parle de perception, on parle d’émission/réception, donc on parle d’InfoCom !
Première Topique – 1900
Exercice pédagogique fait par Freud pour nous expliquer ce que serait la psyché.
Freud dit que nous sommes malades de choses en nous que nous ne connaissons pas. On range ces boîtes dans un réservoir qui est l’inconscient, dans lequel on trouve :
- des pulsions
- beaucoup d’énergie
- toute l’histoire du sujet (réveillé Et endormi)
- des reliquats de l’évolution de l’espèce humaine
-45720092710000Nos pulsions sont chargées d’une tonalité de vie (Eros) ou de destruction (anatos). La pulsion, en tant que force, peut tourner en rond dans l’inconscient ou essayer d’atteindre le PRÉconscient.
Pour franchir la « rivière » et la censure, la pulsion doit s’adapter. Si la pulsion ne franchit pas la rivière, elle est « refoulée ». La pulsion va alors se grimer. En insistant, quelques bouts de pulsions parviendront à la conscience. Il y a 4 exceptions qui permettent à certaines pulsions de passer :
? La drogue. Dans son article « de la coca », Freud vante les mérites de la cocaïne, auquel il ajoutera une étude sur la dépendance un an près (1897).
? L’hypnose : l’hypnose et l’autohypnose sont des moments de relâchement de la conscience qui laisse plus facilement libre cour
? La situation de rêve qui est une période de relâchement de la censure, et dont l’analyse peut mettre à jour certaines parcelles d’inconscient.
? Les lapsus, de plusieurs types. Ex : en regardant une femme, on peut féminiser un mot masculin par « sommation ». Mais les lapsus sont très rarement dérangeants, sauf dans le cas d’une vérité qu’on ne veut surtout pas dire.
Attention : ces signes sont à analyser au regard de l’individu dans sa vie, son « anamnèse » (histoire de la vie d’un sujet). Cette première topiques s’inscrit dans les « stades de développement ».
Stades de développement.
?0 à 1 an : stade ORAL
? 1 à 3 / 4 ans : stade ANAL
? 4 / 5 à 7 ans : stade PHALLIQUE
A chaque stade du développement Freud associe une angoisse / un mécanisme de défense / une préoccupation de la libido
« Libido » = énergie vitale (pas de relation directe avec le sexe) qui maintient l’individu en vie et lui donne envie de se reproduire, de transmettre son héritage.
Orthogenèse = apport de l’histoire du sujet à l’évolution de l’espèce
Phylogenèse = histoire du développement de l’espèce
Anamnèse = histoire de l’individu par rapport à lui-même.
La succession des stades représente l’anamnèse des sujets.
Stade ORAL
C’est la prise de contact avec le monde extérieur. Il faut un an pour que l’enfant se remette de l’accouchement, année pendant laquelle il vit une relation symbiotique avec sa mère ou son substitut maternel.
Cette relation est caractérisée par 2 préoccupations : l’alimentation et la prédominance du sein.
Il existe au stade oral une certaine angoisse : celle de la séparation. On remarque qu’à cet âge là il n’y pas de dissociation du corps. Donald Winniscott met en place une théorie où il dit que l’enfant a « besoin que sa mère soit suffisamment bonne pour lui permettre d’acquérir confiance en lui ». En effet au départ la mère est tellement proche qu’elle peut devancer le désir de son enfant, c’est une « good illness ». Si elle est suffisamment bonne, elle doit savoir instaurer un temps d’attente de plus en plus long, ce qui apprend à l’enfant à se savoir autonome jusqu’à pouvoir se sentir capable de se détacher de sa mère. En cas de non-maman, il y a le « doudou ».
Freud nomme toute puissance magique le fait que l’enfant croie que, quand il a faim, la nourriture arrive d’elle-même.
L’angoisse du stade oral = angoisse du morcellement du corps.
Les acquis dans tous les stades sont conservés lors de la fabrication de la personnalité de l’individu.
Stade ANAL
C’est le moment où l’enfant retient ses selles, qu’il considère comme des choses sales à retenir ou détruire. L’autonomie du « caca » est aussi celle de la vie.
Le stade anal est aussi celui du « NON ! » et de la quête d’autonomie.
> 1ère phase : phase sadique où l’érotisme est lié à l’expulsion des matières fécales qui sont des objets à détruire.
> 2ème phase : phase de retenue qui se manifeste par le contrôle et la possession. Il y a un primat et une angoisse : celle d’être dépossédé et mangé.
Le passage du stade oral à anal, de la symbiose à la possession, est celui de la psychose à la névrose. C’est le passage où l’on vainc l’absence de confiance, « je fais la différence entre moi et ce que je croyais être moi : la mère ».
On peut alors se fixer partiellement ou pleinement au stade anal : une fixation pleine amène la paranoïa, où l’homme a peur de se faire voler son identité sexuelle, c’est pourquoi les paranos entendent des voix qui les traitent d’homosexuels.
Le stade anal pousse la création de l’ambivalence, du sadisme et du masochisme.
Freud dit que nous développons des bouts de fixation partielle à chaque stade.
Deuxième topique : 1920.
« Le ça est le correspondant de l’inconscient dont une partie se trouverait dans le moi »…
« Le ça est le pôle pulsionnel de l’appareil psychologique qui cherche ici et maintenant à satisfaire ses pulsions ».
Le ça est indéfini (ni homme, ni femme)
Le Moi représente des intérêts de la totalité de la personne. Il s’agit d’une instance.
49149001905000Le lien entre « ça » et « moi » est le « surmoi », l’intériorisation de la morale. C’est une instance moralisatrice, que Freud appelle « héritier du complexe d’oedipe ». Dans la psychose, le surmoi est minimum alors qu’il est très développé dans la névrose.
Pour Freud, ce qui construit le noyau de la personne c’est le fait de surmonter des conflits psychiques. Pour Freud la personnalité n’existe que si on a accédé à la névrose, à la constitution d’un noyau névrotique.
- Il y a des conflits manifestes, qui paralysent la personne : on parle de pathologie
- Il y a des conflits qu’on ne voit pas, ce sont les « fonds de personnalité »
Si je me fixe à un stade, mes mécanismes de défense adultes seront ceux du stade auquel je me suis fixé. Freud fait le lien entre le vécu émotionnel et l’histoire sociale du sujet au regard de la construction du psychisme.
Il y a des états entre la névrose et la psychose : l’Etat BorderLine.
Névrose = angoisse de castration, on nous enlève notre identité
= angoisse de faute > « c’est de ma faute »
Border Line = angoisse d’abandon, perte de l’objet aimé (Cf. jalousie)
= identification projective, je me dis que quelqu’un a fait ce que l’autre a fait
= défense
Psychose = angoisse principale de morcellement
= angoisse de repli, de mort > amène à des « boudages et des moments où on ne peut pas aller vers les autres.
= délires et hallucinations > paranoïa.
Ex : paranoïa de palier ; paranoïa avec voix homophobes et fantasmes de rapports sexuels avec des personnes de rang social supérieur.
La psychanalyse est l’art d’exploiter les matériaux verbalisés ou non verbaux du sujet pour reconstituer le conflit intrapsychique sur lequel le patient a fait une fixation.
Liens entre les théories freudiennes et la communication
1- Dans la psyché, quelque soit la topique, les instances communiquent entre elles par l’intermédiaire des pulsions.
2- Notre monde intérieur, dans le cadre perceptif, se nourrit de l’ici et maintenant, ce sont des informations du monde extérieur qui interagissent avec des informations du monde intérieur qui constituent la théorie de l’information adaptée au psychisme.
3- en 1923, Freud publie « Totem & Tabou » dans lequel il utilise ses 2 topiques pour les adapter à la société. Ainsi donc Freud propose une théorie psychanalytique d’Infocom de la société.
4- La cartographie est déjà une communication en soi : on est bien dans l’Infocom
5- La cure analytique formée sur la verbalisation : c’est donc déjà un modèle d’Infocom.
La psychanalyse est très profondément un modèle de SIC car il y a une vision du monde psychanalytique : Freud voit le monde comme une mise en forme progressive de ce qui émerge de l’inconscient. Il y aurait un inconscient social (différent du collectif) où dans chaque société un père est tout puissant et possèderait l’ensemble des femelles disponibles et donc rapidement un grand nombre d’enfants. Un jour ces mêmes enfants entrent en concurrence avec le père pour les femelles. Le père est alors mis à mort et c’est la naissance du sentiment de culpabilité : c’est le complexe d’Œdipe à l’échelle sociale. C’est sur cette culpabilité que se crée la société sociale.