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Histoire du syndicalisme europeen B.docx

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Contributor: Alexanian
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Chap 1 : Une lente organisation ouvrière Vers une politisation ouvrière : 1848 Une condition ouvrière très hétérogène En effet, à ce moment là, coexistent 3 types principaux d’ouvriers. L’artisanat urbain Il a nourri le compagnonnage. Sous ce terme on évoque tous les métiers qualifiés càd tout ce qui est artisanat : charpentier, menuisier, … Ces artisans sont urbanisés depuis longtemps. Ils sont aussi unis depuis longtps par de fortes traditions professionnelles. Ils méprisent le bagne industriel que représente l’industrie. La grande industrie Grandes concentrations ouvrières qui apparaissent en France dans le Nord, dans le Creusot,… Journée de 12 à 14heures de travail. Mais en échange les ouvriers sont aidés par le paternalisme càd que le patron met en place un système d’aides et d’assurances pour aider les conditions de vie quotidiennes. Les patrons construisent de véritables villes. Cela permet aux patrons de contrôler les mœurs des ouvriers. Il y a aussi un salaire régulier Le travail à domicile Dans certains secteurs comme le textile. C’est un travail manuel surtout donné aux femmes. Le salaire est faible. Ce qui caractérise ces ouvriers c’est qu’ils sont éclatés et doivent faire face à la difficulté de se rencontrer. Les ouvriers occasionnels Il y a les paysans. Conséquence de cette hétérogénéité : Les ouvriers sont éclatés un peu dans tous les sens ce qui ne facilite pas les mouvements de solidarité. Cela caractérise aussi une période difficile. Le 19ème siècle est une période de transition entre l’artisanat et les coutumes. Dans le monde de l’artisanat le lieu de travail est l’atelier. Les rapports entre le maitre et l’apprenti est définit par la coutume, ce qui les distinguent de l’industrie au niveau du mode de travail. C’est aussi une période de transition entre l’industrie et la législation sociale. A Lille en 1939, il y a 24 000 assistés sur une population de 80 000 personnes. On voit bien la misère des conditions de vie dans le monde ouvrier. Il y a de la charité publique en réponse à cette misère. Il y a aussi une forme de solidarité traditionnelle.  Les formes de solidarité traditionnelle L’espoir déçu de la Révolution française. Loi Le Chapelier, le 14 juin 1791 qui interdit les corporations et les syndicats. L’autoritarisme du Consulat de l’Empire. Sous Napoléon. 1803 : le livret ouvrier c’est comme une carte d’identité. Devoir d’être inscrit auprès de la police. C’est pour éviter le déplacement des ouvriers. Cela a été demandé par les patrons qui ne voulaient pas d’une mobilité ouvrière. 1805-06 : Mise en place du Conseil des Prud’hommes règle les conflits au sein d’un lieu de travail entre ouvrier et patron. Cependant, dans ce Conseil, les patrons sont largement majoritaires alors qu’il devrait y avoir autant de patrons que d’ouvriers dans les représentants. Il y a aussi le règlement d’atelier contrat physique entre le patron et l’ouvrier. Ce règlement a une dimension économique mais aussi morale. Face à ces différentes mises en place, les ouvriers décident de maintenir le Compagnonnage même sous forme illégale. Il a pour but principal de maintenir le contrôle de l’embauche. En parallèle se développent des sociétés de secours mutuel. Il y a des aides financières dont des indemnités en cas de chômage par exemple. C’est une caisse de secours et de solidarité. Ces sociétés vont avoir un grand succès. Elles sont totalement laïques et n’ont pas de rite contrairement au Compagnonnage. Ces sociétés vont s’implanter ailleurs que dans l’artisanat urbain. Elles accompagnent l’évolution. 1848 : la République sociale ? La crise industrielle et financière va se traduire par l’arrêt des grands travaux qui ont permis d’engager beaucoup d’ouvriers donc il y a une augmentation du chômage. De plus il y a eu de mauvaises récoltes. Cela donne naissance à de fortes tensions sociales. C’est dans ce contexte que la crise de 1848 va venir. Cette révolution va mettre en place la 2ème République. On revient à un régime républicain en France, mettant ainsi fin à la Monarchie de Juillet. Dès le 25 février, il y a la proclamation du droit au travail. La jeune République s’engage à donner du travail à tous. Cela se traduit par la création des ateliers nationaux. Ils sont lancés par Albert, un ouvrier. Ces ateliers sont situés à Paris. C’est donc bien une République sociale qui voit le jour. Dans ces ateliers, on a rapidement beaucoup d’ouvriers qui s’inscrivent. En mai-juin ils sont 100 000 inscrits dont environ 30 000 arrivent de Province. En fév, il y a aussi la liberté de la presse et de la réunion qui est proclamée. La journée de travail est aussi diminuée. En 1848, on passe de 12h environ à 10h à Paris et 11h en Province par jour. Cependant le Gouvernement se trouve dépasser par son projet car il ne s’attendait pas à un tel nombre de travailleurs. 21 juin : décret sur les ateliers nationaux qui les ferment. Il dit que les moins de 21ans devraient être à l’armée et les provinciaux en Province. Cela entraine des violences, notamment à l’Est de Paris. Plusieurs milliers d’ouvriers sont massacrés, les autres sont envoyés au bagne. En effet du 23 au 26 juin il y a une insurrection ouvrière. C’est une grande déception pour tout le monde. Cependant cette échec va faire entrer le monde ouvrier dans une période assez difficile. La légalisation des syndicats (60- 80) La fin de la législation révolutionnaire Le 2nd Empire ‘1852-70) L’Etat va tolérer et légaliser les associations ouvrières. Elles vont se départagées des partis politiques. La République proclamée en fév 48 ne dure pas longtemps car en 52, Napoléon III proclame le 2nd Empire. Ce second Empire va mettre en place, en 1864, une loi sur les coalitions des droits de grève. La grève est donc autorisée. Pourquoi ce droit est autorisé par un régime autoritaire ? car les élites bourgeoises comprennent que ce mouvement ouvrier et inévitable et va se radicaliser. Pour les élites, il vaut mieux une grève que des violences individuelles et non contrôler. Cela se traduit par de nombreuses grèves qui vont éclater dans les années suivantes. La Commune (1871) Chute de Napoléon III suite à une guerre perdue et proclamation de la Commune en mars. On est de nouveau en République. Cette Commune dure 72 jours. Il y a la volonté de mettre en place des ateliers. 21 au 28 mai 71 : La Semaine Sanglante La 3ème République (1871-1940) Loi du 21 mars 1884, dite Waldeck-Rousseau qui donne la liberté syndicale. Les syndicats sont autorisés à se créer librement et ensuite à se regroupe en union. Le but de ces syndicats doit être l’étude et la défense des intérêts économiques, industriels et agricoles. Création des Bourses du travail : lieu où les syndicats peuvent se retrouver pour s’organiser, notamment pour les grèves. On y trouve aussi des bibliothèques. Volonté de former et d’aider à l’éducation des ouvriers. Ces Bourses vont se multiplier rapidement dans toute la France. Les nouvelles règles de la société industrielle = la gouvernabilité de la société démocratique moderne (Pierre Rosanvallon). Le but est clair : reconnaitre la grève et les syndicats pour éviter toute violence révolutionnaire. Mouvement ouvrier et socialisme Les ouvriers cherchent de plus en plus à s’organiser et l’Etat français comprend de plus en plus la nécessité d’accepter cette organisation. Le socialisme est aussi un facteur important. Ce système capitaliste se définit par le fait qu’il y a une propriété privé de moyens de production et l’apparition de 2 classes : - ceux qui possèdent les moyens de production - les prolétaires qui vendent leur force de travail Le contexte international Image britannique très importante : exemple de Londres en 1862. De retour en France, les 200 ouvriers qui étaient à Londres publient Le Manifeste des Soixante. Dedans ils dénoncent les conditions de travail en France et réclame le droit d’association. Prise de conscience politique des ouvriers. En 1864, le 28 septembre à Londres, il y a la création de la Société Internationale des Travailleurs. Autre grand moment : 1889 lors de la grande exposition universelle à Paris. 1er mai : journée internationale du travail.  Un socialisme divisé L’anarchisme de Proudhon (1809-1865). C’est un théoricien socialiste qui a eu une grande influence. Il faisait partie des ouvriers qualifiés et est hostile à l’Etat qu’il souhaite voir disparaitre et créer une fédération des travailleurs à la place. Les anarchistes de Proudhon sont hostiles à la grève, pour eux ça ne peut pas être un outil utile car c’est un non sens économique : si la production baisse les prix augmentent. Il insiste aussi sur l’éducation ouvrière. Pour lui il ne suffit pas de prendre le pouvoir, il faut être éduqué avant. C’est un opposant de Marx, un socialiste scientifique. Il s’inspire des travaux de Darwin pour parler de la société divisée. Il parle de l’opposition des classes et des luttes en celles-ci. Il parle d’étape : prise de pouvoir par le prolétariat puis disparition de l’Etat puis mise en place du communisme. Chap 2 : SYNDICALISME et socialisme à la Belle Epoque 1895-1914 Les principaux types de syndicats en Europe Syndicalisme chrétien Ex : Syndicat des employés de Commerce et d’Industrie en 1887. Il va se développer en dehors des usines. Syndicalisme paysan Ex : L’Union centrale des syndicats agricoles en 1886. Composé surtout de grands propriétaires et de notables, pas d’ouvriers agricoles ni de petits paysans. C’est plutôt un syndicalisme des ducs et marquis. Le syndicalisme marxiste Selon ce modèle, il faut distinguer l’activité politique de la classe ouvrière qui relève du parti et l’activité éco qui se fait par le biais du syndicat. Il y a une prédominance du parti politique qui indique la ligne à suivre. Les 1ers marxistes à développer ça sont les allemands avec Karl Kautsky. C’est une grande figure emblématique. En France c’est Jules Guesde qui va notamment créer le parti ouvrier français. En Russie, pour Lénine les syndicats ne valent rien sans l’éclairage du parti politique. Cela va se traduire dans les faits car les syndicats vont devenir les courroies de transmission des partis politiques. Le syndicalisme britannique ou travailliste Les trades unions (statut légalisé dans la 2nd moitié du XIXè) Le Labour Party Le syndicalisme français ou révolutionnaire Influencé par le socialisme et l’anarchisme. Les anarchistes Pour eux les syndicats sont des lieux d’actions, des structures importantes pour agir sur l’émancipation des travailleurs ds le syst Kiste. Mais les anarchistes ont été chassés des différents partis qui ont vu le jour. Autre voie d’action possible : la voie directe càd les attentats. Il y en a eu une grande vague nt contre le président de la République Sadi Carnot mais cela n’aboutit pas. Les anarchistes se replient sur la voie syndicale mais ils veulent des syndicats totalement indépendants des partis politiques. Cela va se traduire par un appel à la grève générale, principal moyen pour émancipe rles individus. Les socialistes Il y a Jean Allemane, un ouvrier typographe (à la base). Il n’est pas marxiste.il développe un discours près des anarchistes avec un appel à la grève mais il va être plus pragmatique qu’eux car il ne va pas rejeter toute voie parlementaire. En 1902 il participe même à la création du parti socialiste français de Jean Jaurès. Il y a aussi Louis-Auguste Blanqui, une grande figure du socialisme français de l’époque et a vécu environ 37 années de sa vie ne prison. C’est un socialiste non marxiste. Il refuse d’utiliser les ouvriers comme fer de lance des partis politiques. De plus il ne fait pas de séparation entre syndicat et politique. Conclusion : L’un des enjeux de l’histoire de syndicat est de voir le rapport de force entre Etat et ouvriers. L’Etat va plus ou moins jouer le rôle d’arbitre dans les conflits sociaux. Il y a des syndicats réformistes qui ont des revendications socio et éco (GB, All). Mais il y a aussi l’opposition révolutionnaire qui refuse toutes négociations (Fr avec la CGT). Il y a aussi les syndicats liés au pouvoir d’Etat (URSS, régimes autoritaires). Ce sont des enjeux qui s’opposent. La CGT La CGT va devenir une force incontestable de la vie politique, éco et socio. Le Congrès de Limoges, septembre 1895 Rencontre de différents socialistes qui veulent mettre fin aux divisions. Jules Guesde (entre autres) invite les différents courants, même les anarchistes. Les 75 délégués présents décident de faire une confédération générale du travail qui regroupe tous ces courants. Mais au final ce sont les anarchistes qui vont réussir à s’imposer au milieu de tous ces courants. Ils déclarent que la CGT se veut autonome. Il s’agit de transformer la société. Il ne s’agit pas de négocier mais d’agir pour atteindre l’émancipation ouvrière. Cependant tout cela reste un ensemble homogène. La CGT a une importance politique mais pas quantitative.  Le Congrès de Montpellier, 1902 La CGT prend vraiment le visage que l’on connait. En effet c’est en 1902 qu’est décidé la mise en place de fédérations nationales. Cela créer une hiérarchie entre le local et le national. Les ouvriers doivent être inscrits dans une fédération qui fait elle-même partie de la confédération générale du travail. Les fédérations nationales deviennent donc obligatoires. Il y a une structuration qui rend les choses plus efficaces. De plus en 1902 le nouveau secrétaire général de la CGT est élu et va lui donner une dynamique important. Cet homme est Victor Griffuelhes. Il va rédiger la Chartes d’Amiens qui va être le programme de la CGT.  La Chartes d’Amiens, 1906 En 1905, création de la SFIO avec Jean Jaurès. Cela va représenter une concurrence dangereuse pour les syndicats et surtout les syndicats révolutionnaires. Donc il faut réagir d’où la signature de la Chartes d’Amiens. Les grandes lignes de la Chartes : Caractère primordial de la lutte des classes Rôle central du syndicat (et pas du parti) dans cette lutte Indépendance vis-à-vis des partis et de tout pouvoir politique. 834 délégués votent pour cette chartes contre 8 contre et 100 absentions. Au niveau local on va avoir des situations plus complexes. En effet dans certaines communes il va y avoir des collaborations entre CGT et SFIO. Il va y avoir une grande expansion du syndicalisme dans le monde salarié en France : 1895 : 300 000 contre 1 046 000 (dont 334 000 à la CGT) en 1911. Revendications et actions syndicales On a un monde ouvrier de plus en plus homogène, les différences s’atténuent. Il y a une conscience collective. Cette identité ouvrière va nourrir toute la propagande syndicaliste de l’époque. A quoi est-ce dû ? Prolétarisation du travail en usine marqué pare l’insécurité, la non reconnaissance du savoir-faire L’évolution sociale semble quasi impossible, mobilité sociale quasi nulle Il y a des conflits sociaux de plus en plus durs. Le moyen d‘action central est la grève. La grève Les patrons ont peur des grèves. Evolution qualitative (plus longue) et quantitative (plus d’ouvriers). C’est une pratique qui se répand et fait partie de la vie sociale et politique de l’époque. C’est un premier mode d’action. Les syndicats arrivent dans un 2nd temps. Ils vont apprendre à utiliser ce mode d’action. La question de la grève c’est celle de l’affrontement avec l’autorité (patronat et gouvernement). Contexte : 1905 : SFIO ; Hiver 1905 : révolution russe ; Mars 1906 : Coursière 1er mai 1906 : la grève générale. Le gouvernement de Clémenceau réagit en envoyant l’armée dans un face à face qui se passe mal, de plus le gouvernement fait beaucoup d’arrestations. Il y a eu une très grande mobilisation mais pas avec l’ensemble des travailleurs. Ce n’est pas une insurrection.  Le 1er mai 1889 : occasion de se mobiliser pour des meilleurs conditions de travail/ 1891 : à Fourmies l’armée tire sur la foule et tue de nombreux enfants. C’est la commémoration d’éléments tragiques. C’est une date symbolique. En GB on ne fait pas grève ce jour là. La revendication syndicale première est celle des trois 8 : 8h de travail, 8h de loisirs, 8h de sommeil. La question des Trois-Huit et de la lutte contre le taylorisme Il y avait déjà eu la volonté de diminuer le temps de travail. Ces volonté des Trois-Huit est celle d’en finir avec le travail contraint. Le monde rural n’est pas exclu de ces revendications. Le mineur, l’ouvrier et le paysan sont réunis pour cet objectif de fin du travail contraint. (cf les images d’époque). Le Traité de Versailles parle de ce principe comme garant de paix et comme quoi il faut l’appliquer. C’est aussi une lutte contre le taylorisme. Taylor va mettre au point des outils de plus en plus performants pour améliorer la productivité. Il veut rationnaliser le travail des ouvriers. Il va décomposer le travail des ouvriers en petits gestes et désormais à chaque geste correspondra un ouvrier. Le chronométrage est aussi un élément important. On est loin du travail artisanal donc il y a une norme à suivre. Son respect ou non va jouer sur le salaire. Pour lui tout le monde en tire profit : le patron avec un meilleur rendement et l’ouvrier avec un salaire plus élevé s’il travaille bien. Mais beaucoup d’ouvriers ne vont pas pouvoir suivre le rythme de travail et vont quitter l’usine. En 92 ce chronométrage est introduit dans environ 1/3 des usines. Ce mouvement de la part des syndicats va durer plus d’un an (jusqu’en 1913) mais sans remettre en cause le taylorisme. Conclusion : Pôle important au Nord, à Lyon, dans le Massif Central, … Bilan assez mince malgré une loi en 1898 sur les accidents du travail. Législation sociale assez faible. En 1914 Jean Jaurès est assassiné et on assiste à la création de l’union sacré. Conséquence : échec. La GB : Des Trade-unions à la formation du Labour XIXème et XXème siècles. Le cas de la GB est spécifique. Au début le RU joue un rôle de pionnier. C’est aussi le 1er à connaitre une forte croissance de la bourgeoisie industrielle et de la classe ouvrière. Domination de l’aristocratie foncière : Bourgeoisie des entrepreneurs qui va s’opposer à la classe ouvrière. C’est le 1er mouvement syndicaliste unioniste (avant la France). Lien très étroit entre syndicalisme et socialisme. Il y a une interaction entre ces deux mouvements. Les principaux types de syndicats en France (rappel) : Le modèle marxiste Affirme la supériorité du parti politique ouvrier sur le syndicat Le modèle français Indépendance vis-à-vis des partis politiques. Les tensions sociales nées de la révolution industrielle Une croissance déséquilibrée Se traduit à plusieurs niveaux : Population 1800 : 10 millions 1850 : 21 millions Accroissement le plus rapide de son histoire. Il y a aussi une grande urbanisation très rapide. Villes de plus de 50 000 habitants 1750 : 2 1851 : 29 Des secteurs de pointe se développent Coton, sidérurgie, … Développement de la machine-outil (mécanisation) et des chemins de fer Misère croissante des ouvriers avec des chômeurs de plus en plus nombreux. On est dans une période de transition avec le remplacement des artisans par les machines, le privant ainsi de travail. Ils habitent dans des logements misérables et n’ont aucune protection sociale. Csq : instauration de la loi des pauvres en 1834 qui prévoit l’enferment obligatoire de tous les pauvres secourus. Déséquilibres et inégalités très fortes  Un système politique peu représentatif En effet ce système politique est celui qui traduit une société dominée par les aristocrates et où les pouvoirs sont détenus surtout par les propriétaires fonciers. Collaboration avec le roi et le Parlement. Le roi nomme et peut révoquer le cabinet des ministres. C’est le 1PM qui a le pouvoir exécutif. Le Parlement est formé de la Chambre des Lords (noblesse héréditaires) et de la Chambres des Communes (élus). Autres acteurs : les partis. En 1832, création des Tories (parti conservateur) et des Whigs (parti libéral). Ce sont eux qui vont dominer le Gouvernement durant le 19ème. Les Tories soutiennent l’idée d’une autorité monarchique et l’importance de l’église anglicane. Les Whigs soutiennent le Parlement et s’oppose à l’église anglicane toute puissante en insistant sur le rôle des sectes qui sont les liens à la monarchie. Des agitations politiques radicales Pour faire des réformes. Ces agitations politiques vont prendre plusieurs formes et connaitre des périodes de succès et d’échec. La défaite des Luddistes (1810-1814) Ce sont des tisserands à main qui s’opposent à la diffusion des machines-outils. Ce mouvement a été très violent mais cela n’a pas abouti. Dès lors, cette voix de la violence semble repousser et on voit se multiplier différentes petites associations. Reconnaissance légale des associations en 1825 Réforme électorale en faveur de la bourgeoisie industrielle en 1832. Il faut payer moins pour voter et la carte électorale est redéfinie. Le mouvement chartiste (1832-1842) Va vire 10 ans avant de tomber dans l’échec. C’est le 1er grand mouvement politique ouvrier en GB. « Chartiste » renvoie à la rédaction d’une charte par le peuple. Ses points principaux sont le SU pour les hommes, réclamation d’un scrutin secret, représentation équitable, Parlement annuel, indemnités parlementaire, absence de cens électoral. En 1842, fort du succès, ils réunissent plus de 3 millions de signatures pour leur charte et appel à un mouvement de grève. Mais c’est un échec car peu de gens y participent. Equilibre victorien et organisme ouvrier Une relative paix sociale A partir de 1850, l’éco britannique connait un nouvel essor. Apogée du libre-échange (jusqu’en 1880). Présence de la reine Victoria qui rétablit la popularité de la royauté. Elle reste de 1837 à 1901. On parle d’équilibre victorien. Démocratisation du système. 1832 : réforme électorale 1867 : droit de vote aux ouvriers aisés 1872 : scrutin secret Il ne faut pas oublier la mise en place de l’instruction primaire gratuite et obligatoire.  Le Trade-unions Congres (1868) Les ouvriers sont regroupés par tranches d’activité. Le syndicat des mécaniciens est le plus puissant. 1862 : exposition universelle à Londres lors de laquelle 200 ouvriers français se sont rendus et on écrit le Manifeste des 60. 1864 : création à Londres de l’Association Internationale des Travailleurs 1868 : naissance du TUC Cette nouvelle institution connait un certain succès politique. A partir de 1874 se met en place une série de lois sociales qui instaurent la limitation du travail des enfants, la journée des 10h et la semaine anglaise (tenir compte du weekend, coupure/pause). Un syndicalisme puissant en mutation Dynamique très forte et syndicats en transformation. Ce syndicalisme réunit surtout des ouvriers qualifiés. On ‘a pas encore de groupe partisan qui sert de relai. Il n’y a que le TUC qui a ce rôle. Mais la GB va avoir affaire à de nouvelles influences. Le nouveau syndicalisme / unionisme Se développe en 2 temps : 1880-1895 : se transforme sous l’effet de la dépression économique. On parle même de « Grande Dépression ». Nouvel accroissement du chômage. Socialisme continental Des groupes socialistes vont se créer dans les entreprises et vont politiser de plus en plus les ouvriers. En effet se sont les 1ers touchés par la crise. Conséquence : des grèves importantes et longues. Actions plus radicales n’hésitant pas à chercher la confrontation physique. Il y a de nouveaux syndicats qui sont créés (Manœuvre) 1889 : Gaziers/Dockers (deux grands syndicats). Ils vont entrainer une radicalisation du mouvement syndical. De plus, les tarifs d’adhésion à ces syndicats sont beaucoup moins élevés qu’avant. Ils obtiennent des choses dont des lois sociales, les 8h, … Ils veulent mettre en place un parti propre aux travailleurs et ne pas se contenter de négocier avec les libéraux. 1896 : conflit entre Amalgated Engineers contre la fédération des Employeurs (des industries mécaniques). Or ce conflit aboutit à la victoire de la fédération des Employeurs). Csq : les vieux syndicats se voient contraints de rejoindre les nouveaux pour défendre la cause des travailleurs. La naissance du Labour Party (1906) Le parti des syndicats 1886 : 11 ouvriers élus 1893 : Independant Labour Party : permet de financer les campagnes des candidats ouvriers. C’est une première ébauche de parti. 1900 : création d’un Comité pour la représentation du travail. 1906 : Labour Party. Ce parti est entièrement financé par les syndicats. Le comité négocie avec le parti libéral et on passe de 11 à 29. Le Labour Party va faire entendre à la Chambre des Communes les revendications des ouvriers. 1910 : le parti compte 42 élus à la Chambre. A sa tête on retrouve Ramsay McDonald. Le parti est divisé en 3 courants principaux : Socialisme chrétien S’appuie sur le sermon sur la montagne de JC et dont les termes principaux sont l’égalité et la fraternité entre les hommes et la dignité humaines. C’est surtout un socialisme réformiste : obtenir des lois sociales de la part de l’Etat. Dénonciation des conditions de travail. Socialisme fabien Mise en place de réforme pour la défense du prolétariat. Ce socialisme rejoint le socialisme municipal. Il s’agit de conquérir des mairies pour mettre en place une politique de soutien des ouvriers par le contrôle des services publics (logements, transports, …).  Marxisme  Son action : un parti réformateur La politique sociale des libéraux (Lloyd George) : action réformiste Journée de 8h dans les mines : acquis très important Semaine anglaise pour les employés des magasins Assurance vieillesse Assurances maladie et chômage (1911). Cependant il faut nuancer car cette politique sociale ne convient pas à tout le monde. Certains veulent un syndicalisme révolutionnaire. Syndicalists 1911 : grande grève en juin Dockers, marins et camionneurs qui sont un peu les piliers de ce nouveau syndicalisme. Cette grande grève concerne surtout les transports et va donc bloquer le pays. 1912 : mineurs, dockers Refont une grève. Ils finissent par obtenir une hausse de leur salaire. Dès que les revendications sont obtenues, la grève cesse. 1913 : transports à Dublin En 20 ans, le parti des travailleurs va s’organiser et s’imposer comme un partenaire de premier plan. En 1900 il y a 2 millions d’adhérents aux syndicats. En 1920 ils sont passés à 8 millions. C’est un facteur de menace. L’Allemagne : Socialisme et syndicalisme de masse Différent de la France et GB. En Allemagne, on a un Etat qui s’unifie au cours du 19ème siècle, par petites étapes dont l’union douanière. C’est l’Allemagne du 2nd Empire (1871-1918). C’est avant tout une fédération dont la capital va être Berlin (qui est aussi à la tête de la Prusse). Forte croissance de la population (1871 : 41 millions d’habitants, 1910 : 65 millions) et d e l’urbanisation (1871 : 8 villes de plus de 100 000 habitants, 1918 : 48). En Allemagne on va voir la naissance de partis socialistes puis leur progression car par la suit eils vont revendiquer les mouvements ouvriers.  Le premier parti socialiste en Europe (1863_1878) S’industrialise plus tard que la BG ce qui va aussi entrainer un retard de la syndicalisation. Les 1ers syndicats dans l’espace germanique sont limités aux artisans. Par contre divers courants socialistes vont se développer plus tôt et précèdent le syndicalisme de masse.  Association générale allemande des travailleurs (ADA), 1863 Crée à : Leipzig le 23 mai 1863. Par : Ferdinand Lassalle est un allemand qui a connu Proudhon et d’autres socialistes révolutionnaires à Paris. Il fait aussi la connaissance de Marx et Engels. Lassalle n’est pas un anarchiste, il ne veut pas mettre en place une révolution pour renverser le système politique en place. Du coup la tactique qu’il préconise est de former et éduquer les ouvriers pour en faire des électeurs conscients. Et ce serait dans le cadre du vote qu’on arriverait à obtenir des réformes. Il prône la voie légale. Parti travailliste social-démocrate (SPAD), 1869 En réaction à l’ADA. Crée par ; August Bebel et Wilhelm Liebknecht. But : être le porte-parole des ouvriers et travailleurs mais aussi démocratiser le système politique et social en place. Le Manifeste du Parti Communiste (1848) dit « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ». Ce parti fait parti de la 1ère association internationale des travailleurs (AIT).  Parti ouvrier socialiste (SAP), 1875 Crée au Congrès de Gotha sur l’union des deux partis existants. En effet le fait qu’il y en avait deux posait problème. Ainsi ils peuvent renforcer la lutte, c’est en quelque sorte un compromis. Ils se mettent d’accord sur l’importance de la grève. Elle est reconnue comme un moyen de lutte essentiel pour obtenir des avancées démocratiques. L’autre moyen d’action est la presse. C’est le 1er parti socialiste en Europe et va servir de modèle. A sa création on compte 25 000 membres. Un an plus tard ils sont au nombre de 38 000.  Otto von Bismarck, le forgeron de l’Empire allemand* Homme qui va marquer profondément l’histoire de l’Allemagne mais aussi de l’Europe. Sa volonté est de mettre en place l’unité « par le fer et par le sang ». Cette unité est obtenue en 1871 et met en place un régime dirigé par Guillaume 1er. Bismarck est sont chancelier. C’est une monarchie constitutionnelle. Donc d’un autre coté on a aussi le Conseil fédéral (Bundesrat) et l’Assemblée de l’Empire (Reichstag). L’unité par le fer et par le sang Otto von Bismarck : conservateur dont le but est d’installer une cohésion et de la renforcer en unifiant le droit. Création d’une monnaie (le mark), d’une banque d’empire (la Reichsbank) et des nouvelles lignes de chemins de fer. Bismarck s’oppose à tous ceux qu’ils considèrent comme ses ennemis dont les socialistes.  Lutte contre les sociaux-démocrates 1878 : loi d’exception contre les socialistes. Pour lui ils s’inscrivent dans des propagandes internationales et leur combat ne s’inscrit pas dans le sien. Contre eux il va mettre en place cette loi surtout à la suite des bons résultats électoraux en 1877 pour les socialistes car il voit en eux une menace. Cette même année il y a deux attentats anarchistes contre l’empereur et ça va servir d’excuse à Bismarck pour faire passer sa loi. Il accuse les socialistes d’être responsables des attentats. Cette loi interdit tous regroupement et activités de propagande. Cette loi reste en vigueur jusqu’en 1890. 1883-1889 : Système de sécurité sociale, assurances maladie et vieillesse, assurances accidents. Malgré ces mesures sociales, les vagues de grève ne cessent pas de secouer le pays et le but de Bismarck ne semble pas atteint. Cependant il en ressort une image double de Bismarck. Un des buts de Bismarck était de faire disparaitre les socialistes mais ça a eu l’effet inverse avec la naissance du SPD.  La naissance du SPD, 1890 C’est le Partie Socialiste d’Allemagne. Il a tenté de résister dans la clandestinité, saisissant toutes les occasions possibles pour approcher les ouvriers. Il passe notamment par la presse. 1890 : Large victoire aux élections avec 1 427 000 voix et 36 députés. Congrès de Halle Réunion des députés socialistes qui rebaptisent le parti qui existait déjà en SPD pour montrer la renaissance des socialistes. 1891 : Programme de Erfurt (ville) qui choisit une ligne marxiste Bismarck finit par partir. Il a finit par être détesté par tous les partis donc l’empereur lui demande sa démission.  Vers un syndicalisme de masse Va se développer de la fin du 19ème jusqu’à la 1GM. Le « nouveau cours » de Guillaume II (1890-1913) Politique mener par le nouvel empeureur. Il va lancer une politique sociale qaui, pour liui, était le moyen de rendre la monarchie plus populaire. Sa politique se traduit par différents décret durant le deux premières années : Repos dominical Limitation de la journée de travail pour les femmes et les enfants Règles de salubrité et de sécurité dans les usines Cela se traduit par une baisse des heures de travail. En 1872 les gens travaillaient 72 heures contre 57heures en 1914. Cependant en 1893, nouveau succès socialiste aux élections. Les propriétaires terriens (les patrons) font pression sur l’empereur pour qu’il arrête sa politique sociale. Par conséquent elle est freinée.  Made in Germany : les succès de l’industrie allemande C’est la 2ème en 1900. Ce qui fait sa force c’est surtout l’industrie lourde, la fabrication des machines, la chimie, électrique… 3 points caractéristiques de l’industrie allemande font son succès : Très forte concentration en grandes sociétés (Konzem) Appui des grandes banques Efforts pour exporter Exemple de Siemens : participe à la création d’une des principales banques, la Deutshbank en 1871. En 1879, cette banque va financer des grands groupes de grands secteurs. Exemple de Krupp : a permis l’armement pendant la guerre Les liens entre les industriels et le pouvoir sont très étroits. Ils se retrouvent même pour la commémoration de Krupp. Dans la région du Ruhr il y a beaucoup d’usines et des logements ouvriers pas chers aux portes des usines. Il existe aussi des casernes locatives mais ça coute cher et les conditions de vies sont déplorables aussi bien au niveau sanitaire qu’hygiénique. Une « contre-société » socialiste se met en place C’est l’organisation des travailleurs dans les syndicats. Il en existe plusieurs. Les syndicats libres qui se structurent 1892 : Commission Générale des syndicats libres Leurs pôles principaux sont Berlin, Hambourg et Brême. Forte croissance des membres  1900 : 680 000, 1914 : 2 500 000 Les syndicats chrétiens Se développent à partir de 1894 et sont plus présents dans les régions catholiques càd la Ruhr ; la Rhénanie, la Sarre,… Forte croissance des membres  1900 : 80 000, 1914 : 219 000 Le SPD est le 1er parti. En 1912 il récolte 35% des voix. Pour conclure : 1914 : 2 millions de travailleurs sont couverts par des conventions Un système politique figé, aux traits encore archaïques. On voir surtout 3 Allemagne industrielle des grands propriétaires fonciers (Allemagne plus guerrière) de la culture Des divisions au sein du SPD Révisionnistes Marxistes orthodoxes Minorités radicale Chap 5 : Les pays latins : Un syndicalisme anarchiste et agricole. Tableau de G. Pelizza da Volpedo, Le Quatrième Pouvoir (ou Les Prolétaires), 1901. A travers l’étude du syndicalisme et du socialisme, on a vu que les problèmes sociaux étaient très présents à la veille de la 2GM et certains pays craignaient des révoltes sociales. Dans ce chapitre nous allons nous intéresser à l’Espagne et l’Italie où l’industrialisation est beaucoup moins avancée. L’Italie, une unité encore fragile Les profondes contradictions du système Nouvelle nation traversée part de fortes contradictions pol et éco. Un système politique sans assise dans le pays Mise en place d’un régime pol encore en voix de cohésion C’est une monarchie constitutionnelle MEP par Victor-Emanuel II. Elle repose jusqu’à 1913 sur un suffrage censitaire (il faut verser une certaine somme pour pouvoir voter et être candidat) ce qui limite le corps électoral. Ex : En 1882, le droit de vote ne concerne que 6% de la population italienne. Le reste n’est pas suffisamment riche. En 1912, le SU est établit, i n’y a plus de lien entre la richesse et le droit de vote mais les analphabètes ne peuvent devenir électeur qu’à 30 ans. Donc même si c’est plus large, une grande partie de la population ne peut toujours pas voter car l’analphabétisation est très présente (ex : 1914 = 37%). Les papes sont toujours furieux du fait que l’Italie réunifiée se soit accaparée Rome. Par conséquent ils se déclarent un peu assiégés au Vatican et montre leur opposition en régime en demandant de ne pas voter et de ne pas se présenter comme candidat. Conséquence : abstention des catholiques. La bourgeoisie va se montrer libérale sur le plan politique mais conservatrice sur le plan social. Elle va former un parti. C’est Giovanni Giolitti qui va représenter cette période (et la bourgeoisie) et être longtemps au pouvoir à ce moment là. Il est président du conseil, ministre de l’Intérieur, … on parle de giolittisme. De 1890 jusqu’à 90, on va avoir des gouvernements acceptants le droit de grèves et de réunion, les mouvements sociaux ne sont pas fortement sanctionnés, …  Disparités économiques et régionales Forte dépendance économique et financière. Pourquoi ? car le pays manque de matières premières et de ressources énergétiques. De plus, l’Italie manque de capitaux et le financement de l’industrialisation va avoir lieu grâce à des capitaux allemands et suisses. L’industrialisation touche certes un pole de l’Italie mais reste relative. Développement des industries modernes qui se nourrissent d’une main d’œuvre abondante et bon marché (pas cher). Ex : textile, sidérurgie, chantier naval, … Ex plus précis : naissance de Fiat. En 1914, 57% de la population active travaille encore dans l’agriculture. Opposition entre une agriculture archaïque et une autre plus moderne. Différence selon les secteurs et les régions. La bourgeoisie va rendre plus cultivable les terres humides, elle va bonifier les terres. Cela se traduit par des révoltes paysannes. En 1893, il y a une grande révolte des paysans en Sicile. Les associations de paysans vont s’appeler les « Fasci » (= faisceau). Ils vont être très violemment réprimés mais ça va rester un moment fort et important. De nombreux artistes rendent hommages aux divers mouvements de paysans (cf tableau du début). Les réponses à la question sociale Au cours du 19e siècle, on a des 1eres associations d’ouvriers et/ou de travailleurs mais qui restent limitées.  Le parti socialiste italien Permet de franchir un pas. S’appuie sur un prolétariat récent. Se montre ouvert aux idées marxistes et l’anarchisme. 1892 : création du parti des travailleurs italiens par deux intellectuels. 1895 : création du parti socialiste italien, notamment par Turati. Ce parti va intégrer peu à peu la classe ouvrière et contrôler le mouvement socialiste. En 1914 il compte 50 000 membres. Ça devient un poids croissant au sein de la vie politique.  Le mouvement syndical Il se renforce avec la création en 1906 à Milan de la Confédération générale des travailleurs italiens (UGL). Ce sont des travailleurs de la terre.  Les démocrates chrétiens Pour faire face à la question sociale. Est proche des ouvriers et des paysans. Les démocrates chrétiens se mobilisent pour améliorer leurs conditions de vie. 1919 : création du parti populaire. Le prêtre don Luigi Sturzo va se mêler à ça, il veut faire parti de ce parti. Son objectif est de développer des réformes sociales. Il est attaqué par les courants plus catholiques conservateurs et le Vatican. La poussée révolutionnaire Divisions des socialistes D’un coté une minorité réformiste (représentée par Turati) et de l’autre une majorité « maximaliste ». Des accords sont faits entre les voies à suivre. Il faut ajouter l’anarcho-syndicalisme qui appelle à la mise en place de coopératives, etc.  « Il biennio ross » (1919-1920) Les deux années rouges. La crise sociale va prendre un tournant révolutionnaire. 1919 Ponctuée de très nombreux mouvements de grèves accompagnés d’émeutes. Ces grèves s’inscrivent dans des revendications éco (hausse salaire, 8h de travail par jour) mais aussi des revendications politiques. Cette mobilisation va se traduire par une hausse des effectifs aussi bien aux niveaux des partis socialistes que des syndicats. Les syndicats profitent de cette mobilisation. La Confédération italienne du travail (catholique) gagne des membres, de même que l’Union Syndicale Italienne (anarcho-syndicaliste) et l’Union Italienne du travail (nationaliste). 1920 Série de grèves dès août. Le conflit part de l’usine d’Alfa Roméo qui est occupée par les ouvriers et ont arrêté le travail. Toute une symbolique est mobilisée avec une mise en place de conseil d’ouvriers qui contrôlent eux-mêmes la production dans une logique d’auto-organisation de l’usine. Des négociations ont lieu. A la fin elles aboutissent à une promesse des hausses des salaires. C’est peu mais ça suffit à arrêter la grève et éviter l’insurrection. Une des conclusions de ces années rouges est la création du parti communiste en janvier 1921. Face à ces bouleversements, la bourgeoisie se montre extrêmement inquiète et pour elle, seul le groupe politique des fascistes de Mussolini peut empêcher ça. Mussolini, du socialisme au fascisme Né en 1883 d’un père anarchiste. Il devient un militant anarchiste très actif et s’exile en Suisse pour fuir le service militaire. Il fait de la prison et intègre le parti socialiste. En 1912 il prend la tête de l’Avanti (journal des socialistes italiens) et développe des thèses pacifistes. De 1914-1918il soutient l’entrée en guerre de l’Italie et est blessé au combat. En mars 1919, il crée les faisceaux italiens de combat (affiliation révolutionnaire). Janvier 1922 : la Confédération nationale des corporations syndicales fascistes en réaction aux mouvements ouvriers. Mussolini réussit à attirer vers lui une partie des ouvriers syndiqués et recevoir le soutien des bourgeois. Cela aboutit à son arrivé au pouvoir le 30 octobre 1922 quand le roi lui demande de former son gouvernement. Ce mouvement va servir de modèle pour certains pays. L’Espagne, entre tradition et monde moderne Les acteurs du pouvoir Monarchie constitutionnelle. Le monarque doit respecter les termes d’une constitution et le pouvoir législatif est assuré par la Chambres des députés (Les Cortès) avec la MEP du SU en 1880). Cependant 3 piliers monopolisent encore la vie politique de l’Espagne : Bourgeoisie d’affaire Née de l’industrialisation récente du pays et s’impose peu à peu vis-à-vis des grands proprios terriens L’Eglise Elle est très présente et domine l’enseignement. Elle se montre aussi très conservatrice sur la plan social. Elle cherche avant tout le maintien de l’ordre social et rejette tout processus révolutionnaire. L’Armée A réalisé plusieurs coups d’Etat et est aussi hostile à toute idée révolutionnaire. Or ces 3 acteurs vont se retrouver confrontés à des menaces sur l’ordre social. Les menaces sur l’ordre social Pourquoi ? Il y a des grands déséquilibres éco qui se traduisent par le maintien d’une agriculture importante qui reste la ressource principale du pays. Or cette agriculture est inégalitaire entre quelques propriétaires à la tête des latifundia (grandes exploitations) qui s’opposent aux microfundia. Domination écrasante des propriétaires fonciers. En bas de l’échelle sociale on retrouve les agriculteurs journaliers qui sont payés au jour le jour et n’ont pas de protections sociales. Or ils sont majoritaires. L’industrie est aussi marquée par de profondes inégalités. Pays Basque et Asturies : mines et sidérurgie ; Catalogne : textile ; Madrid. Modernisation lente de l’économie. Cette transformation éco inachevée entraine des inégalités et agitations sociales révolutionnaires et régionalistes. Ex : révolution de septembre 1868 qui proclame la liberté d’association. Dans les campagnes il y a une agitation nourrie par la montée de l’anarchisme. Il y a des émeutes paysannes, notamment en Andalousie. Un syndicalisme ouvrier est crée dans les 1880. Les anarchistes fondent la Fédération des travailleurs en 1881. Les socialistes, quant à eux, créé en 1888 le parti socialiste ouvrier espagnol, marxiste (PSOE) et l’Union générale du travail (UGT). 1902 : grève générale à Barcelone avec 40 morts dus à la forte répression. 1909 (juillet) : la Semaine tragique à Barcelone avec une centaine de morts. Agitations sociales mais aussi révolutionnaires et régionalistes (Barcelone). Ces deux mouvements n’empêchent pas les mouvements anarchistes. 1911 : Confédération nationale du travail (CNT), anarchiste. Le « trienio bolchevista » andalou (1918-1920). Les années les plus tragiques avec une succession de bouleversements. Ça va aboutir à la guerre civile. Après la guerre les conditions sont misérables. 1919 (février-mars) : grève des électriciens à Barcelone (44Jours) pour avoir la journée de 8h. Les campagnes sont plus politisées que les pôles industriels. Andalousie : soviets locaux Avril 1921 : le PSOE se divise et le parti communiste espagnol nait. Cette période d’agitations révolutionnaires s’arrête en 1920. La crise sociale culmine en 1921. En 1923 il y a une dictature qui rétablit l’ordre mais elle ne répond pas aux demandes et donc elle va chuter. En 1930 Primo de Rivera démissionne. En 1931 la République est proclamée. Le Front Populaire né en 1936. Cela aboutit à la guerre civile de 1936 à 1938. Conclusion : Effervescence révolutionnaire retombe en 1920. Naissance de la IIIème Internationale ou Kominterm à Moscou en juillet 1920. Chap. 6 : Le temps des divisions : CGT, CFTC, CGTU 1914 - 1936 Situation où la CGT dominait mais exerçait un monopole plus relatif. En 1914, on pouvait constater une forte hausse des ouvriers et travailleurs syndiqués. En 1895 : 300 000, 1906 (année de la Charte d’Amiens) : 896 000, 1911 : 1 046 000. Autre aspect du bilan à la veille de la 2GM : action ouvrière assez faible. 1898 : loi sur les accidents de travail qui considère que le patron est responsable. 1910 : loi sur les retraites ouvrières et paysannes. L’entrée en guerre est un échec de toute la mobilisation pacifiste depuis plusieurs années, et donc c’est un échec pour la CGT. La CGT appelle les divers organismes à la grève, dans un cadre international. Les défis de la guerre et de la révolution russe (1914-1920) Rappel : 28 juin 1914 : assassinat à Sarajevo de l’archiduc François-Ferdinand, l’héritier du trône austro-hongrois. Les bosniaques sont accusés. Viennes envoie un ultimatum à la Serbie mais celle-ci est soutenue par la Russie. Mais l’Autriche-Hongrie va quand même déclarer la guerre à la Serbie, ce qui emmène toute la question des soutiens dans les pays européens. 27-30 juillet : manifestations antimilitaristes (France, Allemagne, Russie). Naissance d’un espoir de pacifisme. 29 juillet : les sociaux-démocrates allemands renoncent à la grève. L’espoir meurt. 31 juillet : assassinat de Jean Jaurès. L’Etat français craint que les socialistes et les syndicats se lancent dans une action révolutionnaire et le Gouvernement avait une liste noire, il était près à arrêter tous les opposants. Alors que l’effet de cette mort a ému et créé un appel de pacifisme. « Assassinat de Jean Jaurès mais pas de la France ». La CGT rejoint l’Union Sacré, notamment Jules Guesde. Mais par un jeu d’alliance, la France est amenée à aller en guerre. Le syndicalisme révolutionnaire va être marqué par tous ces évènements. Les ouvriers et l’effort de guerre Pendant la guerre, on va assister à la mise en place de l’économie de guerre par plusieurs Etat. Ils vont intervenir pour assurer la production et la répartition des matières premières ainsi que du ravitaillement des fronts. Engagement des Gouvernements. Certains ouvriers, notamment en sidérurgie, sont rappelés du front pour aller dans les usines d’armement. On mobilise aussi les femmes. Naissance d’une main-d’œuvre féminine qui travaille pour un salaire plus faible que les hommes. Elles vont travailler environ 14h par jour et vont donc subir aussi la guerre. Militarisation accrue de la production càd chronométrage. Les ouvriers et ouvrières doivent se maintenir à cette norme. Ils ne sont plus payés à l’heure mais au nombre de pièces produites. Cela se traduit par des tensions de plus en plus fortes. Et la CGT, qui a connu une chute de ces effectifs, à partir de 1917, retourne à une hausse de ses adhérents. Cependant la CGT a du mal à accorder une place aux femmes car la tradition est plutôt masculine. Cette place accorder aux femmes dans les usines a du mal à être accepté par les syndicats, de même que pour les étrangers. Malgré tout ça, il y a toute une série de grève en France dans tout le pays. Ces grèves sont de grande ampleur mais les ouvriers vont arrêter le travail. Ça va concerner beaucoup d’ouvrière qui ont pour revendications la hausse de leur salaire et une diminution du temps de travail, notamment avec la reconnaissance de la semaine anglaise. 1918 : renouveau d’une série de grèves. Cependant avec une pause avec une attaque allemandes au printemps ce qui est un signe de patriotisme. Ces grèves sont spontanées. Les dirigeants de la CGT (entre autre) ont dépassés.les initiatives viennent des ouvriers. Syndicalisation un peu ambigu en France à la fin de la guerre. La base s’éloigne de la direction de la CGT. En effet cette direction est plutôt pour les négociations. Les ouvriers sont réformistes. A la sortie de la guerre, quel bilan ? Destruction très importante. Grande saignée démographique, surtout dans la tranche des hommes 20-40 ans. En France, 10% de la PA masculine a disparu sur le front ce qui va modifier les rapports hommes/femmes dans les usines. Il y a aussi des pertes sociales. Au niveau des paysans qui ont payé le prix fort, suivis par les ouvriers mais qui eux ont été plus dans les usines que sur le front. Ces pertes humaines vont entrainer le creux des 30’s. Grandes destructions matérielles qui touchent les régions industrielles. Il faut reconstruire une grande partie des usines. De plu s, les allemands ont noyé beaucoup de mine. On constate aussi un problème de reconversion des soldats/démobilisés et des usines de réarmement. Il y a aussi des problèmes financiers : une hausse des prix fait chuter le pouvoir d’achat. Opposition très forte entre les profiteurs de guerres, les nouveaux riches, et les ouvriers/paysans/… Ce sont surtout les ouvriers de l’industrie qui sont touchés. Les syndicats ont de plus en plus d’adhérents. Volonté d’utilisé les syndicats pour exprimer un profond malaise au sein d’ouvrier qui ont participé à l’Union Sacré et se sont battus pour la France. A cela s’ajoute l’exemple révolutionnaire russe qui va être un facteur déterminant et donner pour modèle une mobilisation. L’exemple révolutionnaire russe A permis le renversement d’un régime : celui des tsars (fév 1917). Oct 1917 : MEP des Soviets (régime des conseils ouvriers) et du système bolchévique. Ça va aboutir à des scissions en PC et PS. Les Soviets vont faire des mouvements d’occupation d’usine ou des occupations de terres par les ouvriers agricoles. Ce phénomène se répand en Europe. C’est un mouvement extrêmement puissant qui fait peur au patronat. Cela se traduit par une répression d’autant plus violente qui permet de mettre fin en 1920 à ces agitations révolutionnaires. La Russie devient l’URSS à partir de 1922. En 1919, agit été organisé à Moscou par Lénine la IIIème internationale/Kominterm/Internationale communiste. Création essentielle pour l’histoire des relations internationales à partir de 1919. Cette internationale est plus structurée que les précédentes avec un secrétariat et des sections nationales. Il y a des Congrès où les représentants communistes des différents partis viennent enregistrer les directives des dirigeants. En 1920, le deuxième Congrès a lieu. Il y est décidé 21 conditions pour adhérer à la IIIème Internationale : Exclure de son sein tous réformistes Accepter la soumission des syndicats aux partis Accepter de suivre la ligne de l’Internationale Accepter l’action clandestine, l’action directe … On va assister à la naissance de la CGTU. La division de la gauche : naissance de la CGTU La France, dans ce contexte, va être extrêmement divisée. Elle va connaitre une croissance économique très forte mais qui n’empêche pas de fortes tensions sociales. Cela va amener à la réorganisation du paysage politique et syndical français. Tensions sociales dans la France de l’après-guerre En 1919, plus de la moitié de la PA sont des anciens combattants. Ils sont pacifistes car ne veulent plus connaitre l’horreur de la guerre. Il y a u 1 300 000 morts en France. Les élections législatives ont lieu en 1919 et c’est le bloc national qui l’emporte. C’est une coalition de partis de centre/droite. Les socialistes ne font plus parti du gouvernement. Ils se placent dans l’opposition. Plusieurs menaces se font sentir : Bolchévisme … Avril 1919 : vote de la loi des trois 8 (travail, loisir, sommeil). Politique de concessions. Cela aboutit à des grèves qui se poursuivent jusqu’en 1920 avec une mobilisation qui se fait sur 3 points : Mobilisation pacifiste, antimilitarisme Espoir né de la révolution en Russie Aggravation des conditions de vie Les métallurgistes et les cheminots, deux grands piliers, sont très mobilisés dans ces mouvements de grèves. Scission de la SFIO (1920) 1920 : Congrès de Tours en décembre. Les membres de l SFIO se retrouvent et décident de l’adhésion ou non au Kominterm. Il va y avoir des débats très virulents qui vont amener à une scission. La majorité votent pour et va quitter la SFIO et créer la SFIC (Section française de l’International communiste). Parmi ceux qui sont contre, il y a Léon Blum. Leur opposition va être très forte. Ce qui se déroule en France se déroule aussi dans les autres pays. L’Allemagne a été plus rapide que les autres. Il y a aussi la GB, l’Italie et l’Espagne qui suivent. En France le PC va connaitre des débuts difficiles avec la bolchévisation du parti. Tous les réformistes sont exclus, même les anarchistes. Il y a une épuration importante qui réduit le nb d’adhérents du parti. Cependant certains départs sont volontaires. La ligne suivit est celle de la lutte classe contre classe. Le PC se déclare comme le seul défenseur de la classe ouvrière. La SFIO va garder son influence au sein des employés. Elle va rester implantée dans le Nord de la France et va s’étoffer dans la fonction publique. La scission de la SFIO va aussi entrainée la scission de mouvements syndicaux.  Scission du mouvement syndical (1921) Ceux qui créé la CGTU reconnaissent le rôle dirigeant du PC et sa dépendance. Elle regroupe de jeunes ouvriers. Apparition du militant communiste, syndicaliste et chef de section politique. Souvent se sont les mêmes personnes. La CGTU va presque devenir comme un parti politique et contribuer à la propagande (dans le sens propagation). Politisation très nette du discours syndical. Violence au sein même des syndicats. Face à cette CGTU, la CGT maintien sa politique avec Léon Jouhaux. Il joue un rôle essentiel dans l’histoire syndicale française. Il va s’engager dans le mouvement socialisme et devenir secrétaire général de la CGT en 1909. Il va imposer une ligne réformiste. Il va faire parti de l’Union Sacré. Il privilégie les négociations à l’action directe. Jouhaux va participer aux négociations du Traité de Versailles et c’est notamment grâce à lui qu’on y trouve la journée des 8h. Malgré la scission, la CGT demeurent importante. Elle va développer des centres d’études sur le travail et contribuer à la découverte de nouvelles formes de travail. 2 traditions syndicales : réformisme (CGT) et politisation (CGTU) Le syndicalisme chrétien en Europe Les chrétiens dans la cité En France, en 1919, c’est le bloc national qui l’emporte et arrive au Gvt. Cette coalition va permettre de renouer de bonnes relations avec le Vatican (avait été rompu lors de la séparation de l’Etat avec l’Eglise). Les Conservateurs sont au pouvoir après 1919. Le mouvement démocrate populaire ne se développe pas qu’en France. Création des JOC (Jeunesses Ouvrières Chrétiennes) en 1924 en Belgique. Elles arrivent en France trois ans plus tard et jouer un rôle important en donnant une nouvelle dynamique. Le Pape Pie XI décide d’ouvrir l’Eglise davantage sur le monde de son temps et admettre l’existence de la laïcité. Il va signer une dizaine de concordats pour renouer les liens entre le Vatican et Rome (notamment). Pie XI va encourager les mouvements sociaux. Cette action catholique est en fait la reprise de quelque chose proposé en 1891 par le Pape précédent Léon XII. Il voulait protéger les gens contre le socialisme et le capitalisme. Idée que la paix sociale ne peut être atteinte qu’en mettant fin aux inégalités entre classes sociales.  La CFTC (1919) N’apparait pas en 1919 mais était faible et se limitait surtout au syndicat des employés du commerce et de l’industrie (SECI – 1887). 1919 : la CFTC réunit 321 syndicats donc le SECI. Jules Zimheld et Gaston Tessier. Elle nait pour contrer le mouvement socialiste athée et le matérialisme. L’intégration de l’Alsace-Lorraine a favorisé cette naissance. On compte à l’origine 150 000 membres, surtout des femmes et des employés. Cela contribue à un syndicalisme de salariés non ouvriers. Tout au long des 20’s, la CFTC va connaitre une croissance continue. Notamment dans le milieu du textile. Elle va garde r sa ligne de conduite tt en acceptant un partenariat avec la CGT ??? Pour conclure : Le syndicalisme profite d’une forte croissance économique avec des investissements massifs qui permettent une hausse de la productivité. Tout cela se déroule dans un cadre où le patronat se montre assez confiant. Naissance de la CGPF en 1936 par les patrons. Malgré cette croissance, il y a des ouvriers qui restent hors de la cité et ne bénéficient pas de ces avantages. Ils habitent de plus en plus de banlieues avec une évolution des conditions de vie lente, mobilité sociale faible, …. Chap 7 : L’heure de la grève et des manifestations - 36/47/68 36 : Front Populaire 47 : Guerre Froide entrainant une scission entre les communistes et les autres 68 : grande crise en France Le Front Populaire (1936-38) : une victoire de la classe ouvrière La situation dans les 20’s : une classe ouvrière encore isolée 1917-20 : mouvement ouvrier actif avec beaucoup de grèves, nt dues aux mauvaises conditions de vie et des salaires stables alors que les prix ne cessent pas d’augmenter. Autre raison de cette mobilisation : exemple de la Révolution bolchévique (1917). En déc 18, la CGT avait mis en place un programme de conditions minimums : journée de 8h, égalité des salaires H/F et la nationalisation des entreprises Avril 1919 : journée de 8h accordée malgré un Etat conservateur. Les ouvriers rejoignent quand même en masse les syndicats. 1919 : création du Kominterm à Moscou par Lénine ce qui entraine la scission des parties de gauche. Cette scission se traduit en 1921 par la division de la CGT et de la création de la CGTU. A partir de 1919, concurrence de la CFTC, un syndicat chrétien qui tente de répondre au syndicat rouge et de participer aux revendications. Dans les 20’s, le pays est en croissance ce qui entraine un besoin nouveau de bien être et de loisirs, notamment de la part des ouvriers. Or la condition ouvrière n’a que très peu progressée à cette époque. La crise économique : une crise de société (30’s) Le crack boursier de 1929 aux EU touche la France un peu plus tard que les autres pays européens. En 1921, premiers signes de récession touchant la France, notamment avec la faillite de plusieurs banques. Baisse du pouvoir d’achat, notamment du monde rural. Conséquence : baisse de la demande et crise de la production de biens de consommation. En 1933 il y a 300 000 chômeurs et ils ne vont pas cesser d’augmenter durant la décennie. De plus, le franc reste plus élevé que les autres monnaies donc baisse des exportations. L’opinion politique et nationale mesure mal l’étendue de cette crise. Les gouvernements qui se succèdent vont proposer des mesures pour résoudre cette crise, cependant ces mesures n’aboutissent pas véritablement et peu à peu les votes pour les socialistes et les radicaux prennent le pas sur les votes des conservateurs. 1933 : Etat français créé Air France pour montrer la volonté d’investir dans l’économie. Mais ce n’est pas suffisant et le malaise se finit en crise politique : instabilité ministérielle, protectionnisme national… Ce malaise profond aboutit, le 6 fév 1934, à une grande manifestation organisée à Paris devant la Chambre des Député par une ligue d’extrême droite qui vont s’opposer violemment aux forces de l’ordre. Cela entraine une crainte de coup d’Etat. Réunification du mouvement syndical de gauche pour s’opposer à l’extrême droite en 1935. Etapes de cette réunification : 12 fév 34 : appel à la grève générale de la part de la CGT et de la CGTU Les deux se mettent d’accord et vont manifester ensemble.  Juillet 34 : un pacte d’unité d’action est signé entre les communistes et les socialistes. Il va être baptisé « Front Populaire » en oct. Discours de Maurice Thorez, le dirigeant du PCF, déclarant qu’il faut mettre en place un Front Populaire du travail, de la liberté et de la paix. 14 juillet 35 : grande manifestation à Paris où les grandes valeurs défendues par la gauche sont rappelées. Janv 36 : au Congrès de Toulouse de la CGT, la CGTU la rejoint. CGT (dirigée par Jouhaux) voit revenir ces anciens membres. C’est dans ce contexte de rapprochement qu’on assiste à l’entrée dans une phase nouvelle : celle du Front Populaire en France.  La France du Front Populaire FP : coalition électorale : SFIO/PCF/radicaux se sont mis d’accord pour mettre en place un programme commun. Ils ont des valeurs communes : progrès social et liberté républicaine. SFIO arrive en tête avec 147 députés élus, le PC en a 72 et les radicaux 106 aux élections de 1936. Politique d’ouverture efficace Leon Blum, socialiste, forme un gouvernement sans communistes. Ils soutiennent donc le gouvernement sans y participer. Cette victoire électorale représente un espoir immédiat de progrès social chez les ouvriers et les employés. Paradoxalement, cette espérance se traduit par le début des premières grèves dès la fin de mai 36. Ces grèves (marches, occupations d’usines,…) n’ont pas lieu pour protester contre la politique du gouvernement mais pour faire pression sur la nécessité de faire appliquer le programme des candidats. Ces grèves vont s’étendre aux magasins, pas qu’au niveau des usines. Au final on a 2millions de grévistes en juin 36. Ils expriment avant tout un profond sentiment d’attente. Cela aboutit aux Accords de Matignon le 7 juin 36 pour tenter de mettre fin aux grèves. C’est le résultat de négociation entre la CGT, le gouvernement et le patronat. «3 grands types de décisions : Chaque entreprise doit mettre en place un contrat collectif négocié entre syndicat et patronat Liberté syndicale reconnue avec obligation d’élire des délégués syndicaux Revalorisation des salaires (de 7% pour les salaires les plus élevé et de 15% pour les plus bas). Il y a d’autres textes de loi dont un mettant en place la semaine de 40h, les 15jours de congés payés, … Ce mouvement de 1936 a donc aboutit à une amélioration importante de la condition ouvrière, posant des cadres légaux législatifs importants. Cependant il ne faut pas oublier les limites de ce mouvement. Certains grévistes commencent à refuser de reprendre le travail et la CGT perd le contrôle. Le PC et les communistes ont profité de cette période au niveau du nombre d’adhérents. Cependant, il y a une opposition de plus en plus présente. Le patronat va entrer dans une opposition plus ou moins larvée. 1938 : Leon Blum va devoir quitter le pouvoir. C’est la fin de la politique de Front Populaire. A partir de ce moment là, il y a une lente dégradation de la situation. 30 nov 38 : remise en cause de la semaine des 40h. En réaction grève générale de la CGT mais c’est un échec. Elle n’est plus capable de mobiliser efficacement. 3 sept 39 : entrée en guerre de la France Mouvement syndical et guerre froide Depuis la libération en 44, le rapport de force est modifié à gauche en France. Après 44, le PC se présente comme parti de la résistance, fameux « parti des 75 fusillés ». Il va représenter le premier parti à gauche en France d’après la 2GM. Ministres au gouvernement depuis libération mais situation de plus en plus difficile suite aux tensions à cause URSS. Les communistes entrent dans l’opposition 1944-1947 : bataille de la production. PC et CGT participent à cette bataille. Se montrent hostiles à tout mouvement de grève et revendications syndicales de la part des mineurs du Nord de la France. Maurice THOREZ se rend dans le Nord et encourage les mineurs à produire toujours plus. Les militants communistes et la CGT s’allient pour imposer ce rythme de travail extrêmement dur dans un contexte difficile pour les ouvriers et travailleurs puisque le rationnement est toujours présent. Aspect très dirigiste de la part des communistes désormais majoritaires dans la CGT. 80% des délégués de la CGT sont communistes et il y a 3 770 000 adhérents au sein CGT. Cette mobilisation est plus ou moins bien vécue par les ouvriers alors que salaires sont toujours bloqués et les prix montent. Tensions internationales : en nov 46 c’est le début guerre Indochine, colonie française depuis le XIXe siècle. Ho Chi Minh crée la république du Vietnam afin d’obtenir son indépendance et faire la guerre à la France. Les ministres communistes sont de plus en plus hostiles pour faire la guerre contre un communiste. Ils voteront contre le gouvernement en 47, ils refusent de prolonger le blocage des salaires demandé par le gouvernement. 5 mai 47 : les communistes quittent le gouvernement français. Oct 47 : Les grèves insurrectionnelles. A partir de l’automne, on rentre dans une nouvelle logique encouragée par le Kominform (bureau d’information du mouvement communiste international) qui va remplacer le Kominterm et est créé en sept 47 par Jdanov en réponse au plan Marshall. Existence de deux mondes : Ouest/Est En France, la GCT est surtout représentée par des communistes et donc elle va suivre la ligne du Kominform. Nov 47 : manifestation qui entraine la mort d’un ouvrier en déc 47. La CGT tente de gérer ces mouvements de grèves. Au sein de la CGT, les adhérents non communistes exercent une pression suffisante pour limiter les mouvements communistes. 10 déc 47 : reprise du travail  Scission syndicale : CGT-FO Les non communistes vont décider de quitter la CGT et créer la CGT Force Ouvrière. A sa tête on retrouve Jouhaux, plutôt réformiste. Et à la tête de la CGT ont retrouve Frachon. FO : surtout des employés et des fonctionnaires. Mais il va y avoir une autre scission : Fédération de l’Education Nationale. Ce sont des professeurs qui ne veulent faire ni partie de la CGT ni partie de la FO. On voit u n pluralisme du syndicalisme français. La crise de mai 68 En 64, la CFTC va devenir la CFDT. 68 est une période de contestation d’une société traversée par des mutations profonds qui font cohabiter des éléments anciens avec des éléments novateurs. En effet, dans les 60’s il y a une apparition d’une nouvelle génération qui tente de remettre en cause le poids des hiérarchies et des rigidités sociales. La nouvelle classe ouvrière des années 60-70’s Il y a une mutation industrielle, notamment dans la sidérurgie. C’est la fin des métallos et des gueules noires (les mineurs) qui dominaient l’industrie. L’industrie se diversifie de plus en plus, fon de l’homogénéité. Augmentation du progrès techniques avec une mécanisation de plus en plus grande. Cela favorise le développement du rôle des techniciens dans l’usine (cols blancs) mais cela va aussi développer les Ouvriers Spécialisés. Il y a une diversification notamment due une arrivée importante d’immigrés. Ils sont mal payés, de même que les femmes. Apparition d’une nouvelle génération qui va intervenir dans la phase sociale de mai 68.  La phase sociale de mai 68 Mouvement étudiant à Nanterre. Le 13 mai on assiste à un tournant dans la mobilisation des étudiants car l’occupation de la Sorbonne débute suite à la fermeture de Nanterre. Les étudiants défilent avec des syndicats. « 10 ans ça suffit » (référence à DG). 22 mai : 10 millions de grévistes. Pas que dans l’industrie mais aussi dans la fonction publique et le tertiaire. Le gouvernement tente de proposer une réponse à travers les Accords de Grenelle les 25-27 mai. Ces accords propose l’augmentation du salaire minimum garanti, annonce de négociations à venir pour réduire le temps de travial, allocations familiales aménagées pour les familles de plus de 3 enfants, augmentation des allocations vieillesse, annonce de négociations à venir sur le droit syndical au sein des entreprises. La CGT est satisfaite mais il y a un refus de reprendre le travail après ces accords. Elle a été dépassée par le mouvement ouvrier et les caractères novateurs (fonctionnement de l’entreprise qui est remis en cause, question de l’autogestion dans les entreprises,…) scission entre grévistes et CGT Les grèves continuent jusqu’au 30 mai. La fin du mouvement a lieu en fin juin 68 avec l’élection de DG. Mais DG va tirer en partir des leçons de 68 et le 5 déc il vote une loi sur le droit syndical en entreprise et instaure l’obligation d’une section syndicale et concrétise ce passage des accords de Grenelle. CCL : Ce mouvement de 68 montre la difficulté des syndicats à s’adapter aux mutations de la société française et du monde du travail. La FO va profiter de ces nouveaux secteurs et techniciens. CFD T progresse avec des actions plus proches de la base et encourage Chap 8 : Syndicats et société de consommation 1945-1975 Caricature représentant « l’intolérable ingérence des EU dans les affaires européennes ». On y voit la reconstruction européenne avec des gens représentant les différents pays. Les américains sont représentés en bleu de travail avec un style dans les dents, représentant le capitalisme pour mieux contrôler l’économie (cf Plan Marshall). En Europe, plusieurs distinctions vont voir le jour en 45 : Entre les pays qui ont connu l’invasion et la GB s’est engagée dans le conflit mais n’a pas été attaqué Entre les pays qui acceptent le plan Marshall et ceux qui le refuse à la demande de Moscou scission Cette division va continuer après 45 dans l’Europe. Ceci est marqué par la division communistes/non communistes et ça va marquer les syndicats. Au-delà des différences nationales, il faut insister sur 3 points qui caractérisent 45-75 : Un syndicalisme fort qui s’explique par un contexte politique et économique favorable Contexte politique : engagement de très nombreux représentants syndicaux dans les actes de résistances dans les pays qui ont été occupé par les nazis (= monde ouvrier actif durant la guerre) Ex : en France, en Belgique Cela va se traduire par un point accru du PC et du syndicalisme communiste. Cependant cet engagement va aussi nourrir le syndicalisme chrétien. Il y a aussi le retour à la démocratie à l’exception de l’Espagne et du Portugal qui ne va arriver que dans les 70’s. Contexte économique : plein-emploi, croissance économique (appelé le « Miracle Economique » en Italie) or c’est bien en période de plein-emploi que le syndicalisme est plus fort). Cependant cela entraine une hausse du niveau de vie et une modification des structures sociales. Il y a aussi un rapprochement entre la classe ouvrière et les classes moyennes. Quelles revendications ? Hausse des salaires Aménagement du temps de travail Réflexion sur la gestion Volonté des représentants syndicaux d’intégrer le monde des travailleurs dans la logique de prospérité Syndicat et contestation sociale Notamment 1968. Il y a de forts mouvements contestataires, surtout au niveau des étudiants. Les syndicats sont dépassés. La Grande-Bretagne et le Welfare State Labor présent de 45 à 51 et reprendre de 64 à 70 et revenir en 74 jusqu’en 79. Il y a une alternance entre travaillistes et conservateurs. La place du TUC dans la société britannique Trade-Union Congres créé en 1868. En GB on assiste au maintien d’un contre-pouvoir ouvrier dans la société qui se traduit par la mise en place de club, etc financés par le TUC. Cette force place prise par le syndicat peut être chiffré : Le taux de syndicalisation était de 38,6% en 1945 et 50,2% en 1977. Certains secteurs sont plus syndiqués que d’autre. Ex : En 1968, 86% de mineurs sont syndicalisés. Il y a aussi un atout : institution/organisme souple. Le TUC est une plateforme mais pas d’administration ni de fonctionnaires. Les syndicats ont un rôle essentiel dans l’embauche des ouvriers. Lorsqu’il y a embauche, le syndicat fait plutôt jouer son poids pour faire embaucher ceux qui sont syndiqués ou ceux qui vont se faire syndiqués. Spécificité du rôle des délégués d’atelier (ou shop steward) qui sont des délégués syndicaux. Ils ont un rôle important : lien entre le syndicat et les ouvriers mais aussi médiateur entre le syndicat et la direction. Ils ont donc un poids fort au sein de l’entreprise. Ce poids des syndicats s’explique aussi par leur volonté de mise en place des pratiques protectrices. Ex : que le mineur ait un temps de repos égal au temps de travail. Il y a aussi un lien étroit entre le TUC et le Labour Party.  L’Etat Providence initié par les travaillistes Juillet 45 : Churchill n’est pas réélu, victoire des travaillistes. Ils avaient faire les campagnes avec le slogan « Affrontons l’avenir » (Let Us Face the Futur). Clement Attlee devient Premier Ministre et Ernest Bevin devient ministre (c’est un ancien syndiqué). Décision d’abroger le Trade Disputes Act (1927) qui interdisait aux fonctionnaires d’enter au TUC. Qu’est-ce que l’Etat Providence ? C’est une révolution silencieuse qui va modifier beaucoup de chose. Il s’agit de montrer que l’engagement de l’Etat est légitime. Il a deux missions : Protection de la société Organisation des transferts sociaux dans différents secteurs : Nationalisation des industries de base et des transports Régime de sécurité sociale et gratuité du système de santé Loi sur les constructions de logements (neufs avec un minimum de confort) C’est un moment important. Désormais l’engagement de l’Etat (progrès social) n’est plus vu comme opposé au progrès économique. Parallèlement, il y a des tensions de plus en plus grandes au sein du TUC et du Labour Partisans des réformes (Attlee) Communistes ou bévaniste (Ex : Aneurin Bevin) En GB les communistes vont rester minoritaires au sein du TUC. 1951 : défaite des travaillistes Jusqu’en 64, les conservateurs sont des travailleurs sociaux et ne remettent pas en cause la politique de l’Etat Providence et donc ils la maintiennent. Cependant, naissance des premières oppositions et critiques. Elles apparaissent à droite, aussi bien chez les travaillistes que chez les communistes. Pour eux les dépenses publiques doivent être réduites. En 1964, les travaillistes reviennent au pouvoir mais c’est le début de la décroissance économique. Le premier ministre, Harold Wilson, va décider d’y faire face, notamment en bloquant les salaires. Cette politique va connaitre une forte opposition et se traduire par une série de grandes grèves (1966). Cela montre le début d’un fossé entre le parti des travaillistes au gouvernement et la base des ouvriers. 1970 : rupture TUC/Labour. le tournant de 1970 1970 : victoire des conservateurs libéraux qui vont remettre en cause les acquis sociaux mis en place par le Welfare State. Conséquence : en 1971 une loi va mettre fin au monopole syndical d’embauche à l’entrée des entreprises. Cette loi tend aussi à arrêter les grèves sauvages (=grèves non prévenues). De 73-74 : Grève des dockers qui va être reprise dans différents secteurs (mineurs, électriciens,..) Conséquence : nouveau changement politique avec la défaite des conservateurs en 1974. Les syndicats et le miracle économique ouest-allemand La période nazie a supprimé tout pouvoir syndical. La démocratisation de la société allemande Les alliés avaient envisagé de contribuer à la reconstruction d’une Allemagne agraire. Mais ils renoncent et veulent, avec la création du parti politique, permettre la création de syndicats. 1949 : Deutscher Gewerkschaftsbund (DGB) Au sein de cette confédération, il y a la fédération des métallurgistes qui va dominer cette confédération. Il y a quand même d’autres syndicats : Syndicat allemand des employés (DAG), la confédération syndicale chrétienne (CGB), Confédération allemande des fonctionnaires (DBB), … Le parti social démocrate (SPD) se démarque de tout discours marxiste et accepte le capitalisme et l’éco de marché. Ça va être un tournant important. Cela va se traduire par des revendications : Nationalisation d’industries importantes Cogestion des travailleurs Planification  Libéralisme et principe de cogestion Konrad Adenauer va défendre une pensée libérale et une revendication clair de l’économie sociale du marché. Sous son gouvernement, il va y avoir des lois importantes. 1951 : loi sur la cogestion dans les conseils de surveillance des entreprises sidérurgiques et minières de plus de 1 000 salariés. Cette période est marquée par la paix sociale qui règle dans l’Allemagne de l’Ouest. Il y a peu de grèves, peu de conflits. De plus, en cas de grève, il faut poser un préavis et elle doit être votée à 75% des salariés. On constate une forte volonté d’éviter les grèves sauvages. De la grande-coalition à la crise A partir de 1965 : baisse de la croissance. Pour tenter d’y faire face, de 66 à 69, le gouvernement CDU-SPD met en place une union des partis. Les syndicats acceptent l’action concertée. Face à cette position des syndicats, des grèves sauvages vont apparaitre de 69 à 73. Elles s’opposent à ce consensus, à cette action concertée entre Etat et syndicats. De 69 à 82 : gouvernement SPD (socio-démocrate) avec Brandt qui va tenter d’offrir une réponse au mécontentement avec l’élargissement de la loi de 1976 (conseil de surveillance paritaire pour les entreprises de plus de 2 000). Guerre Froide et syndicalisme : le cas italien Pas d’alternance dans la période qui nous concerne : démocratie chrétienne. Le changement n’arrive qu’en 1981. Pôle communiste très important ce qui permet de parler de véritable guerre froide. 9 juin 44 : Confédération générale italienne di travail (CGIL), issue du pacte de Rome, souhaite mettre en place une organisation syndicale unitaire. La CGIL va être formée par un communiste, un socialiste et un chrétien. Les chrétiens démocrates ont un rôle important en Italie aussi (comme en Allemagne). La démocratie chrétienne va évoluer de plus en plus et abandonner son discours social. De l’unité à la scission syndicale 18 octobre 48 : les chrétiens démocrates quittent la CGIL et forment la LCGIL (Confédération du Travail Général italienne du travail) pour dénoncer la présence trop importante des communistes. Juin 49 : cette fois ce sont les sociaux-démocrates qui partent et forment la Fédération italienne di travail Ils fusionnent et forment la CISL (Confédération italienne des syndicats libres) Mars 1950 : les anticléricaux qui la CGIL et forment l’Union Italienne du Travail. Quelques chiffres : CGIL : 50 millions,  Le « miracle italien » et le réveil ouvrier Croissance des ouvriers qui sont de plus en plus jeunes. Evolution du contexte politique avec le PCI qui suit une politique d’ouverture et est prêt à communiquer avec les sociaux-démocrates. Concernant le réveil ouvrier : 1961 : premières grèves (industrie du coton, chantiers navals, métallurgie, bâtiment) 1963 : 3 694 000 grévistes 68-69 : occupations d’usines et manifestations avec des étudiants Lors des occupations il va y avoir de nouvelles revendications : éducation donc remise en cause de l‘ensemble de la société (politisation syndicale). Le tournant des 70’s Le PCI exclut l’extrême-gauche. L’extrême-droite est qualifiée de « terrorisme noir » 1972 : pacte d’union entre les trois confédérations syndicales Automne 73 : compromis historiques entre PCI et démocrates chrétiens C’est l’extrême gauche qui devient le terrorisme. CCL : les revendications de 45-75 : conquête de nouveaux avantages dans le domaine des salaires, du tps de travaile t de la gestion A partir de 75 : défense des acquis sociaux, de l’outil de travail et d el’emploi Chap 9 : La crise syndicale depuis les années 1970 On constate une chute très nette en France dès è3 au niveau des syndicalisés. Cette chute se constate aussi en Allemagne mais de façon moins forte et plus tardive. Il y a juste un bref pic en 1989. Avant 1947, c’est une période de reconstruction marqué par une union sociale et syndicale. Mais la Guerre Froide entraine une division politique. La GB et l’Allemagne empêchent le développement des communistes. Syndicats et sociétés de consommation de 1945 à 1975 : La GB et le Welfare State (avec le TUC en 1868). 1945 : 7 875 000 1977 : 12 7000 000 Les syndicats et le modèle ouest-allemand. 1951 : loi sur la cogestion dans les entreprises sidérurgiques et minières. A partir du tournant des 70’s, on entre dans une phase de décroissance qui va se traduire par un chômage de plus en plus important. C’est un contexte totalement nouveau. L’Etat Providence est remis en cause dans différents pays, il n’apparait plus comme une évidence. On assiste à une crise syndicale à la fois quantitative et qualitative (comment agir dans ce nouveau contexte). La crise et la déstabilisation d’un modèle social Le choc pétrolier, un détonateur A partir de la moitié des 70’s, la crise économique arrive en Europe et ça va devenir spectaculaire avec les chocs pétroliers de 73 et 79. Déc 73 : les pays de l’OPEP décident de faire pressions sur les pays qui soutiennent l’Israël en faisant un blocus de l’exportation de pétrole. Cela se traduit par une forte augmentation des prix du pétrole. On passe de 3dollars à 10 puis 12. Cela va entrainer la hausse des prix plus général de diverses matières premières. Conséquence : baisse du pouvoir d’achat. Donc on a vite une saturation des marchés de production car il n’y a plus de demande. Face à cette crise, il y a différentes réponses : EU, France et GB Volonté d’abaisser les couts salariaux. Cela va entrainer une précarisation du travail, une sous-traitance. Cela caractérise la politique menée par ces pays. Japon et Allemagne de l’Ouest Volonté de mettre en place un nouveau compromis social qui engage les salariés à se lancer dans la bataille de la qualité, de l’innovation, et de la productivité. Le syndicalisme traditionnel déstabilisé Les indicateurs divers de l’entrée dans la crise et remettant en cause le schéma social : Le chômage de masse Dans les pays de la CEE, il y a en moyenne 10 à 11% de la population active au chômage. Avec des pointes : 13% en GB en 1983, en RFA en 87 avec 8,9%, 11% en 87 en France et 11,5% en Italie. C’est un chômage qui touche tous les pays et qui va entrainer de nouvelles formes d’emplois précaires (intérim, temps partiel, petits boulots,…). Ce chômage de masse est aussi une des causes de la désyndicalisation. Quand on est chômeur, on n’a pas de raison d’être syndicalisé, ça n’encourage pas l’engagement syndical. Mutation de l’industrie et du monde salarié La crise entraine la fermeture de beaucoup d’entreprise, surtout dans le secteur sidérurgique et celui des mines. Cela représente la disparition des pics ouvriers qui représentaient le fer de lance du parti syndical. Cela entraine de grandes manifestations, souvent violentes. Ex : grève des mineurs en 84. C’est aussi une mutation du monde des salariés avec une mutation du tertiaire. Il y a de plus en plus de femmes et d’étrangers. Ils ne sont pas la clientèle habituelle des syndicats. Remise en cause d’un certain modèle de production Le keynésianisme-fordisme renvoie à Keynes et Ford. Keynes avait défendu la politique d’accompagnement de l’Etat. Selon Keynes il doit intervenir, notamment en favorisant l’essor de la demande, de corriger les mécanismes du marché, notamment en fixant les salaires et les prix. Le fordisme est une amélioration du taylorisme. Il y a de forte contrainte et la notion d’Ouvrier Spécialisé. Or la crise de 73 entraine la remise en cause de cette organisation, notamment à cause de la mécanisation. Réformes de l’Etat Providence Etat mis en place après 45 qui souhaitait lier le progrès économique et l’état social. Mais cet Etat social coute de plus en plus cher avec le vieillissement de la population. Le déficit de la sécurité social commence. On s’interroge aussi sur les nouvelles formes de pauvreté. Les pauvres sont de plus en plus nombreux et exclus du système de protection sociale. L’Etat paye d pelus en plus mais voit en parallèle de plus en plus d’inégalité. 99 : Mise en place de la CMU qui assure une protection sociale à tous les français. Une baisse quantitative du syndicalisme En 1991 l’OCDE fait un rapport sur le taux de syndicalisation (pays européens mais pas seulement). Il dit que dans 18 pays : 1975 : 37% en moyenne contre 28% en 1988 en passant par 35% en 1980. Au milieu des 70’s, la crise des syndicats devient visibles avec la baisse des effectifs mais il faut distinguer deux mouvements : En France (76) et en Italie (78), on a une crise syndicale très visible. L’Italie connait de très nombreuses grèves où les ouvriers se joignent aux étudiants. Donc bonne syndicalisation. Mais dès 78 il baisse, notamment à cause du manque d’attractivité des syndicats pour les jeunes. La GB (80) et la RFA (84) Atteints plus tardivement. La RFA connait aussi une baisse à cause de sa faible capacité d’attractivité pour les femmes, les jeunes et les employés de service. En 1991 : réunification qui entraine un record de 13 millions d’adhérents. Mais après, de 1991 à 1994, elle perd 3 millions d’adhérents. Difficulté d’intégrer la nouvelle forme de travailleurs. Autres indicateurs de la déprise syndicale : Abstention aux élections professionnelles Baisse du nombre de grèves Nouvelles formes d’actions (comités de base en Italie, coordination en France) Face à cette crise syndicale, quelles sont les 1ères réponses des syndicats ? Les syndicats offrent un ensemble de service, une assistance-conseil globale. Il montre que les revendications ne sont pas le seul intérêt des syndicats. Choix de la négociation plutôt que l’affrontement. La remise en cause du Welfare State/ Etat Providence en GB  Une désyndicalisation plutôt tardive Les syndicats représentent un contre-pouvoir ouvrier très fort. Force aussi politique et sociale. De 45 à 70, le nombre de syndiqués progresse de 8 à 11 millions. Taux de syndicalisation de 45% en moyenne. De 70 à 79, il y a une poussée de la syndicalisation, notamment car la GB s’adapte aux nouveaux salariés (femmes, immigrés, …) De 79 à 97, Thatcher et Major ont une politique anti-syndicale. De 97 à 2007, Tony Blair est un travailliste mais il fait une distanciation Labour Party/TUC. Me mouvement syndical britannique peine à se faire entendre. Une lente remise en cause de l’Etat-Providence De 51 à 64, les Conservateurs succèdent aux travaillistes mais ils vont respecter les mesures qui avaient été mises en place. Ils respectent les conquêtes sociales mais il y a le « butskellisme » càd la remise en cause des investissements sociaux de l’Etat. L’aile droite des travaillistes rejoignent une partie des conservateurs. De 64 à 70, les travaillistes reviennent au pouvoir mais il y a les 1ers signes de décroissance car certaines de leurs mesures ne sont pas appréciées (notamment au niveau des salaires). En 1970 il y a une rupture entre les travaillistes et le TUC. De 70 à 74, retour des conservateurs avec Heath qui remettent en cause le mouvement syndical. Notamment leur droit d’embaucher en priorité des gens de leur syndicat. De 74 à 79, retour des travaillistes avec Wilson qui augmentent les pouvoir du TUC mais limitations des salaires. Cela entraine des grèves en hiver 78-79. Margaret Thatcher, la Dame de Fer (1979-90) L’un des enjeux de sa politique est de limiter le pouvoir syndical. Il y a 5 lois sur les syndicats : 1980 : loi réduit le droit des salariés face aux licenciements (facilité de licenciement), limites les grèves de solidarité, prévoit des scrutins pour organiser une grève 1982 : loi Tebbitt contre les piquets de grève, rend plus aisé les licenciements des grévistes 1984 : loi sur le mode de scrutin dans les syndicats 1987 et 1988 : droits pour les syndiqués contre leur syndicats et contre les grèves Vise à démanteler le pouvoir syndicale Les syndicats durcissent le ton : 84-85 : grève des mineurs On parle « d’hiver du mécontentement ». Arthur Scargill va accentuer la radicalisation du mouvement. En mars 85 les mineurs reprennent le travail avec un échec total du mouvement. Les mines vont être fermées sans compensation. 1988 : marins, infirmières, postiers, … Face à ça il y a différentes conséquences. A la suite de l’échec de la grève des mineurs, nouveau dirigeant à la tête du parti travailliste : Knock. Au sein de la Confédération Générale du TUC il y a des fédérations qui vont refuser les compromis, entrainant ainsi une scission. Les limites du pluralisme syndical en France  La gauche face à la crise De 1975 à 1988, hausse constante du chômage. VGE, 1974-81, mène une politique libérale sans mettre en cause l’Etat Providence. Mitterrand, 1981-89, doit faire face à un taux de chômage encore très élevé. Son arrivée au pouvoir va faire naitre des espoirs. Le nombre de grève baisse car les syndicats ont confiance envers le nouveau gouvernement. Cela va se traduire par toute une série de mesures économiques et sociales qui vont s’inscrire dans la volonté d’une société plus juste et de relance économique. Ces mesures (de 81 à 82) sont les suivantes : Impôt sur les grandes fortunes Hausse du SMIC Minimum vieillesse, allocation logement 1982 : congés payés à 5 semaines, semaine de travail à 39h Retraite à 60 ans 55 000 emplois nouveaux dans les services publics. Caractérise l es débuts du gouvernement socialistes et communistes. Les lois Auroux (ministre du travail en 82) règlementent le droit disciplinaire dans les entreprises, le droit d’expression directe et collective des salariés, négociations annuelles des salaires imposées, règlementent la place des délégués syndicaux dans l’entreprise … Toutefois le chômage ne baisse pas, l’inflation non plus. La relance de l’éco se fait attendre et le déséquilibre de la sécu sociale s’accroit. Conséquence : politique d’austérité de 82 à 83, blocage des salaires ce qui cause le départ des communistes au pouvoir. Une remise en cause du syndicalisme « Tous ensemble » de François de Closets. Pluralismes syndical et « coordinations » Eclatement syndical dominant Mais aussi de nombreuses grèves dont les grévistes ne font pas forcément appellent aux syndicats. Décembre 1986-Janvier 1987 : grève des cheminots Volonté de mise en pace d’une autogestion des luttes Remise en cause pour la première fois de la place accordée aux syndicats Tensions internes, division entre les cheminots à la CGT, CFDT, … càd les cheminots de tous les partis entre eux. Conclusion : Chute des effectifs Une division croissante Capables de s’adapeter aux nouvelles ocnditions éco et sociales ?

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