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Histoire du syndicalisme europeen A.docx

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Contributor: Alexanian
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COURS 10-12 : LE SYNDICALISME DU TPS PRESENT (1968-2007) Introduction : Les 40 dernières années de 68 à auj. Est-ce que le syndicalisme n'est pas passé de l'apogée du mvt de 68 à la crise contemporaine (80). Crise du syndicalisme très marquée en Fr ms aussi une crise de niveau international. Pour autant sur notion de crise, pas comparer crise des partis pol à crise du syndicalisme. Associe CGT et PC, hist récente du PC long déclin ms ne peut pas en dire autant de la CGT qui reste syndicat import en Fr qui a su se mobiliser ds les 20 dernières années pr bloquer réformes et obtenir avancées sociales. Nos gvt st conscient du fait sur l'hist syndicale n'est pas terminé. Des adhésions orientés à la baisse : 3 ex de syndicats : Syndicat anglais : Le TUC avait 12 millions d'adhérents en 80 et en 90 tombe à 8 millions. CGT : 1,3 millions en 80 et en 90 tombe à 640 000 CFDT : 600 000 adhérents en 80 et en 90 tombe à 450 000. Un peu partt ts les syndicats st orientés à la baisse. Les signes de renaissance syndicale : La courbe de déclin n'est pas linéaire. 90 : courbe repart à la hausse. Auj CGT 2008 annonce 700 000 adhérents, plus favorable qu'il y a 10 ans. La fondation le 1er nov 2006 de la CSI : confédération syndicale internationale. Réuni 160 millions d'adhérents et 150 pays signataires. Dirigé par britannique et cette CSI fait du lobbing auprés du FMI ou OMC : organisation mondiale du commerce. Adhérent à cette confédération la CGT, CFDT, FO, CFTC. Enfin exception fr tx de syndicalisation faible, 5% des salariés ds secteurs privé. Ce tx tombe à 2,6% auprés des intérimaires. Comparé à Suède 85% de tx de syndicalisation, Belgique 75%, Portugual 60%, All et Angl 40%. I L'âge d'or du syndicalisme révolutionnaire : l'apparence de l'unité syndicale (68-81) L'impact de mai 68 sur la CGT et CFDT Pacte d'unité d'action reste le mot d'ordre de tte la décennie 70. Grde question 70 : est-ce que la gauche peut arriver à la tête de l'Etat ? Victoire de la gauche apparaît à la portée des grds partis de gauche, connaît dynamique qui ressemble fortement à celle du front pop. A) Les centrales au service de l'Union de la Gauche PS, PC, Parti radical. La CFDT et la CGT joue un rôle moteur ds la construction de l'union de la Gauche en particulier à partir de la signature du programme commun qui a lieu en 72. CGT adhère au programme commun au titre de syndicat. CFDT n'y ahdère pas ms son dirigant Maire y adhère à titre individuel, un des partisan de F. Mitt. Syndicats fr ont tjrs été attachés à former syndicat, ft le choix de se mettre du côté gauche car sont persuadés que la transformation de la sté doit passer par la conquête du pvr. Se situe encore ds perspective marxiste, ds la conquête pol du pvr. Au delà de cette engagement les centrales syndicales ft pression sur gvt de droite en pratiquant les grèves. B) Le quotidien des grèves Jusqu'à 74-77 : les grèves st import en Fr. ts les secteurs ind ft grève, publics comme privés. Record en 71 avec plus de 4000 grèves ds l'année, longues, dures. 1970 ex chez Berlier les ouv qui construisent les camions lancent grève qui dure 3 mois. Grève dur avec rapport de force, avec licenciement pr fait d egrève, violence pdt la grève? Ouv séquètrent les cadres et les patrons ont recours à millices pr casser le mvt de grève. Année 68-74 ouv très militants auprés des jeunes. Pas une année sans grève universitaire avec occupation des locaux et grève import du côté des lycéens, violente, heurt entre étudiants gauchistes communistes et étudiant d'extrème droite autour d'Asas. Crise éco va maintenir nbre de grèves et séparer secteur public et privé. C) L'unité d'action conforté Tt au long de la décénnie la direction de la CGT et CFDT renforce le pacte d'unité d'action car st persuadé qu'il faut aller vers le rassemblement syndical ms CGT et CFDT ne conçoivent pas l'unité d'action de la mm manière. CGT : unité d'action est un principe de base. Reste persuadé que le syndicalisme est fort qd il est uni. Direction de la CGT accepte de passer sous silence son idéologie. CFDT en revanche ne considère pas le pacte d'unité d'action comme un principe ms un simple moyen pr faire avancer la conscience syndicale. => Acceptent ambiance rév. L'affirmation d'une alternative pas révolutionnaire. D'autres syndicats défendent années 70 une autre conception du syndicalisme : refusent l'unité d'action, insistent sur les diff syndicales et restent fidèle à l'esprit de la Charte d'Amiens, l'indép absolu du syndicalisme. A) FO : démocratie libérale et contractualisation FO c'est le lontain héritage des stés réformistes de 1906. En 71 lors du congrés FO refuse de un proget politique et accepte le principe des démocraties libérales, se range du côté occidental, du côté du Bloc de l'Ouest ds ce congrés. André Bergeron privilégie le contrat coll comme moyen d'action et accepte le gvt de la nvelle sté proposé à l'époque par Chaban. Diff avec CFDT ds opposition au gvt de Chaban. Cette stratégie est payante et FO va conforté ses positions ds années 70 en apparaissant comme syndicat qui défend les intérêts corporatistes et obtient résultat concrés en faveur des salariés. FO reste anti-communiste. Retrouve force de la scission de 48 avec CGT. B) La CFDT : en quête d'identité A du mal se maintenir ds années 70 et elle perd dés cette décennie certains de ses soutients trad : aiguilleurs du ciel, quittent CFTC. Malgré tt ce syndicat ne disparaît pas et reste très implanté en Alsace où continu à défendre la réforme de la doctrine sociale de l'église. L'exemple anglais : le gvt de TUC ? Création labour parti 1906, parti original car lie intrasequement le syndicalisme. A) Le TUC va être l'un des soutient et un des moteurs du Welfare state. Qui se met en place en Angl ds l'aprés guerre. TUC tellement puissant en terme d'adhérents que est capable de maintenir les acquis sociaux voir mm de les conforter mm qd les conservateurs st au pvr. C'est pq tt ce que angl avaient nationalisée en 45 est maintenu sous contrôle de l'Etat grâce à la pression des syndicats. Syst de Welfare state commence à être remis en cause à partir des années 60. GVT : travaillistes rende cpte que se st les syndicats qui ft la pol sociale et que la marge de mo pol est très restrainte. Les gvts des années 60 entreprennent lutte contre inflation galopante. Le chef du gvt Wilson, travailliste prime un accord de modération salariale avec le TUC, s'engage à ne pas réclamer hausse des salaires pdt un certain nbres d'années. Accord rompu en 65 et TUC lance des nvelles grèves pr obtenir hausse des salaires et prestations sociales. B) Les grèves salariales des années 70 Dés 70 conservateur au gvt et chef du gvt s'appelle Heath, fait passé loi en 71 qui restreint les pvrs du TUC : interdit grève sauvage et interdit le monopole d'embauche des syndicats conservateurs, entame un bras de fer avec les syndicalistes. Tourne à l'avantage du TUC et en 73-74 le gvt lance des grde vague de grève ds secteurs des mines, éléctricité et réussit à occulté les conservateurs à la démission sous la pression de la ruse. Nvelle élection en 74 remportée par aile gauche, le parti travailliste. Nvx 1er ministre Callaghan, très favorable aux revendications syndicales. Essaye de passer un accord avec le TUC en échange de l'obrogation de la loi de 71 et propose au TUC une modération en terme de revendications salariales. Se traduit par hausse du tx de syndicalisation et ds secteur public le tx de syndicalisation voisine les 100% ds transport routier et mines. Le nbre de syndicalistes va augmenter en Angl, fin 70 apogée avec 13 millions de syndiqués en 79. Accord passé en 74 entre Callaghan et TUC est respecté jusqu'en 78. Callaghan montre qu'il arrive à tenir les syndicats. En 78 la base réclame des hausse et ont voit réapparaitre des vagues courantes de grèves : mineurs, éléctriciens... Et les vagues contribu à bloquer le pays et à retarder la modernisation de l'appareil ind. Déclenche ds l'opinion publique vague de ras le bol. Il faut amené les conservateurs au pvr. Tatcher élus en 79. Conservateurs vt garder pvr pdt plus de 10ans. II Les lignes de fracture : la réalité des divisions syndicales. La CGT : un syndicat communiste ? Les syndicats s'incarne année 70 autour d'un leader. A) Un leader : George Seguy Fils de cheminaux, ouv du livre, secteur trad très fort pr CGT qui entre au PC en 42 et à la CGT en 46. Est résistant et ancien déporté. Son ascension date ds années 30 et mène double carrière de militant communiste et responsable syndicaliste. Entre au commité central en 54 et secrétaire géné de la CGT en 67. Tête de syndicat et tête du PC. B) La doctrine de Seguy : le syndicalisme réaliste et l'ouvrièrisme. Défend le syndicalisme réaliste. CGT adhère au programme commun ms en tant que syndicat CDT de 70 ne souhaite pas transformation de la sté et plaide pr des accords salariaux et pr Seguy le modèle est la négociation de Grenelle en 68, négocie hausse des salaires. L'ouvrièrisme est le fait que CGT doit rester le syndicat de la classe ouv. Lors de scission de 48 la culture ouv de la CGT s'était renforcée, tjrs sur mm ligne syndicale année 70. CGT doit d'abord rassembler la classe ouv. Présence import des usine de la construction, de l'électro-ménager, automobile où CGT très fortement implanté, d'où le rejet des actions ponctuelles et spontannées, CGT privilégie action programmées et action interprofessionnelle car optique pas de défendre de groupes prof ms défendre les intérets de la classe ouv. La CFDT : un syndicat gauchiste A) Le tps d'Edmond Maire Fils de cheminaux ouv de la chimie, travail ds sté de peinture valentine. Un de ceux qui a conduit CFDT à se laïciser. Engagé à gauche à titre indiv ms comme un grd laique, accepte que CFDT ne s'engage pas derrère lui auprés de Mitt. CFDT équivalent du PC , org syndicale ouverte au débat d'idée, moins centralisé que la CGT. B) Le soutient des intellectuels Vt travailler avec CFDT et essayer de préciser la doctrine auto-gestionnaire de ce syndicat. Intellectuels : Julliard, journaliste au nvel observateur, engagé à gauche, aussi historien, fait année 70 thèse d'hist sur pelloutier et bourses du travail. Démontre que la de Pelloutier est la lointaine origine de l'auto-gestion de 70. SGEN : syndicat général de l'éducation nationale. D'autres intellectuels comme Rose en Vallon, grd théoricien de l'auto-gestion, ancien membre de la Jeunesse étudiante chrétienne. Proche du cercle socialiste année 70. Apporte idée que le monde du travail n'est pas le seul lieu d'expression du syndicat. Le syndicat a comme rôle social de saisir l'opinion pr poser des question d'intérêt géné, question peuvent concerner aussi bien l'éco, la santé, la formation, la culture ou encore le droit. C) Une doctrine : l'auto-gestion. 2 conflits sociaux st emblématiques : 1er conflit social auto-gestionnaire à St brieux en 72 ds entrep Le join Fr. 2ème conflit de l'usine LIP à Besancon en 73, fabricant de montres, usine envisage licenciement. Les Ouvriés lancent grève et dt redémarrer la prod pdt la grève en passant pdt qques semaine l'entrep en auto-gestion. LIP est aventure veine et CGT prédit que l'auto-gestion ne pourra pas durer lgtps. CFDT considère le conflit de LIP comme emblématique et dév à propos de LIP la théorie de la propriété sociale des moyens de prod qui est opposé à la théorie de la propriété coll des moyens de prod. Retrouve texte fondateur du début 20ème. Propriété coll CGT. Propriété sociale CFDT. III La crise du syndicalisme 80-95 L'affaiblissement des grdes centrales A) Elément chiffré La CGT passe de 1,3 millions à 600 000 adhérents. FO passe de 460 000 à 370 000. La FEN de 500 000 à 300000. Ttes les centrales syndicales perdent des membres ds années 80. B) Causes externes Indép des diff syndicats. Années 80-90 crise ind avec millions de licenciement. 1 million de chô en 80, 3,5 millions en 83. La rév de l'info transforme les rapport au travail et qui pr certains analystes individualise les comport et // la solidarité de classe d'efface, disparaît au pt que ne parle plus de classe ouv depuis 20ans. Coup porté aux idéologie communistes avec la perestroyka des années 80 et chut du mur de Berlin et affaissement // du PC Fr. C) Causes internes Les syndicats trad ont du mal ds années 80-90 à prendre en charge certains probs sociaux. 2 en particuliers où incapables de répondre : Question du chô : les syndicats ne reconnaissent pas la légitimité des assoc de chômeurs car pr la CGT chô est d'abord ouv qui a perdu son travail. Question du travail des femmes : écart de rémunération. Ds années 90 à travailé gal diff de salaire de 25%. Emiettement du paysage syndical qui fragilise les syndicats au moment de srenégociations de la réforme sociale à partir de 93 sur négociation de la réforme des retraites. Moins crédible à partir de 80. Syndicats apparaissent comme incapables de présenter des contre proget alternatifs à la crise de l'Etat providence. Enfin syndicats perdent de grdes batailles en Fr à partir de 93, perdent la bataille des retraites en dépit des mobilisations sociales import en 2003 autour de réforme Fillon ds secteur public. D) Le TUC face au tatcherisme A partir de 79 propose réforme structurelle de l'Etat providence. Consiste en 2 pt : L'Etat ne soutient plus les canards boitteux. Entrep qui ne st plus concurrentes au niveau international. Privatise nbre d'entrep et accepte fermeture de certains secteurs : les mines. 2ème réforme du syst de sécu avec introduction de principe de concurrence et principe d'individualisation de la protection sociale. Le TUC s'oppose frontalement à tatcher et en 83 les mineurs lancent une grde grève qui dur plus d'un ans et vt perdrent cette grève, le 1er ministre ne cède rien, ce qui plonge les région ds désolation totale. Tentatives de regroupement et division sociale Essaye de suggérer regroupement A) vers un syndicalisme de gestion : CFDT et FEN Dés 80 la CFDT renonce à l'unité d'action avec la CGT et adopte nouvelle ligne : le recentrage, recentrer le syndicat sur le monde du travail et recentrer la CFDT sur attitude plus gestionnaire. CFDT prend l'initiative, une recomposition syndicale, former une nvelle confédération démocratique, indép et qui pouvait accompagner les réformes nécéssaires de l'Etat providence. Idée reprise début 80 par la FEN (federation de l’education nationale) qui envisage de regrouper autour d'elle ses forces syndicales gestionnaires : échec retenticent, au lieu de regrouper va diviser. B) La naissance du SUD Une partie des adhérents de la CFDT refuse l'orientation gestionnaire de la direction et crée syndicat autonome très revendicatif ds secteur comme PTT, la santé, le rail et l'éduc. Ces syndicats st syndicats qui portent auj idée très revendicatrice et ligne d'action plus dur que celle de la CGT. C) La création de la FSU 92 la FEN explose en 2 : le courant gestionnaire reste à l'int de la FEN et le courant plus revendicatif constitu la fédération syndicale unitaire la FSU qui auj est à la tête de la plupart des revendication du monde enseignant. D) Renaissance des syndicats corporatistes Année 80-90 voit la multiplication des syndicats autonomes qui constitu syndicat maison ms syndicat import et prennent position pr faire bloquer certaines réformes. La FASP : fédération autonome des syndicats de police et le SNUI : syndicat nationale unifié des impôts. Ccl : Malgré la crise du syndicalisme des années 80 syndicats n'ont pas disparus, il y a bien permanence des grèves et des mvts sociaux. Ds cette permanence des mvt social le syndicat représente à la fois une contrainte tenir cpte du rapport de force, représente atout car syndicat st les seuls à mm de réguler certains conflits sociaux qui si on en trouve pas de débouchés pol et risque de s'enfoncer ds la violence. Voit apparaître depuis 20ans sectoriel des grèves et tjrs mm professions qui ft grève, directement au front des grdes réformes éco et sociale contemporaine : garde de prison, infirmière CM 1 Histoire du syndicalisme européen Section 1 : La part de la longue durée : le syndicalisme est-il fils du capitalisme ? Pour la plupart des auteurs, les mouvement ouvrier est contemporain de la révolution industrielle. La croissance industrielle par ses contradictions engendre la naissance du syndicalisme. Mais il ne faut pas considérer que le mouvement ouvrier. D’autres types de syndicalisme existent comme le syndicalisme agricole/ enseignant ou fonction publique. Origine syndicalisme avant la révolution industrielle. Lien entre corporatisme et syndicalisme ? Définition Le syndicat est une association stable dans le temps dont le but est la défense des intérêts professionnels de ses adhérents. Arrivée des syndicats fin 19ème siècle : la première loi autorisant les syndicats date de 1895. Le droit syndical n’est pas tout à fait le droit associatif. Un syndicat est trois cercles consentis : cercle des militants : minorité agissante adhérents sympathisants : pas de carte mais leurs des mouvements sociaux acceptent les revendications des syndicats. La forme syndicale est une forme très rependue dans le monde du travail, syndicats de cadres, la CGC en 1944 qui est beaucoup plus tardif que les syndicats ouvriers comme la CGT : 1895. Syndicats d’employés et d’étudiants comme l’UNEF. Quels sont les buts du syndicalisme en Europe ? Les revendications du travail : le travail ( sur la durée du travail avec l’exemple des 35heures, par rapports aux heures supplémentaires, revendication des congés payés et sur la sécurité du travail) et le salaire (lutte pour la hausse des salaires, lutte pour la hausse des salaires mensuels, la mensualisation date d’une 30aine d’années). Reconnaissance du droit syndical : c’est à dire la liberté syndicale mais aussi le droit de grève, le droit de conventions collectives. Depuis quelques années ces droits syndicaux sont remis en cause. Buts généraux sur l’organisation politique et sociale des pays européens : le syndicalisme a joué un rôle important dans la conquête du droit politique, le retour de la démocratie pour la 2nde guerre mondiale, après 1945 pour la France et avant 1914 pour l’Allemagne : ils ont acceptés le modèle social européens c’est à dire la sécurité sociale. Cours 1 : Les origines du syndicalisme et de la grève : corporation, compagnonnages INTRODUCTION : la querelle des origines : association de métiers, corporations, syndicats Dès les organisations de métiers il y a des formes qui préfigurent le syndicalisme. Quand ils s’organisent ils se donnent des statuts, c’est au 12ème et 13ème siècle qu’apparaissent les premières formes d’organisation de métiers en Europe. Les premières formes d’organisations professionnelles : les corporations Le terme de corporation apparaît au 18ème siècle 1)Les Guildes, Hanses, Métiers, Confréries, Arts : une origine médiévale Métiers généralement liés au milieu urbain et à la faveur des villes. Les métiers se spécialisent : différenciation des uns des autres. Les premiers qui s’organisent sont les commerçants car ils engagent des capitaux, ils doivent s’assurer entre eux, il y a aussi les métiers de « bouche » : commerce alimentaire avec les boulangers et les bouchers. Ils sont suivis très rapidement par les métiers d’arts comme l’artisanat de luxe : bois précieux , orfèvre, serruriers, imprimeurs, et les pharmaciens. Statuts de cordonniers en Allemagne en 1128, et des statuts de pelletiers à Saragosse en 1137. Pour la France il faut attendre le 13ème siècle pour attendre les statuts professionnels. Il faut attendre en France 1260 lorsque le maire de Paris fait rédiger un livre de métiers qui décrit une 100aine de métiers différents qui sont exercés. Le contrôle des métiers Epoque où un métiers s’acquière par une longue période d’apprentissage : période où on souhaite que l’apprentissage soit valorisé. Les statuts vont nous parler de la qualité des produits fabriqués, des conditions de travail qui sont nécessaires pour fabriquer un produit quelconque. On précise quelles sont les frontières d’un métiers : statuts pour les imprimeurs et statuts pour les graveurs. Par exemple un bottier n’est pas un sabotier. Un système cloisonné et hiérarchisé Rédiger ces statuts est le fait pour le pouvoir publique de reconnaître ces métiers et le monopole de ceux qui exercent ces métiers. « close shop » : pour rentrer dans telle entreprise on doit passer par tel syndicats. C’est un monde également hiérarchisé, dans les corporations il y a différents statuts qui sont des grades professionnels avec à la base des apprentis avec au dessus le compagnon qui est un ouvrier qualifié et au dessus le maître qui est un maître artisans : il correspond à un patrons sauf qu’il y a une très grande proximité sociale entre le compagnon et le maître. Protection du travail et régulation sociale Système qui a permit d’organiser les métiers pendant 600 ans. L’apprentissage, les interdictions de travail Les corporations prennent en charge les frais d’apprentissage pour les métiers qui prennent en charge la formation. L’organisation des métiers prenait en charge la jeunesse : le patron nourrissait, blanchissait, formait l’apprentis pour en faire un compagnons.  La corporation délimitait un certain nombre de travail. Cf page 6 du livret. Le poids de la religion et l’assistance La plupart des corporations sont liées à l’église catholique et une partie des fonds de la corporation va être utiliser pour entretenir dans une église une chapelle dédiée au patron du métier. Pour la mort : la corporation se cotise pour payer les frais des cotisation et aider les veuves et orphelins. Certaines crées dès l’époque moderne des caisses de secours : chaque membre de la corporation met une partie de son salaire pour alimenter la caisse en cas de besoin pour la collectivité. Les confréries ou corporations peuvent entretenir des lits d’hôpitaux qui sont à l’époque gérés par l’Eglise. La fermeture des maîtrises et les premières grèves A la fin du Moyen Age vers le 15 ou 16ème siècle, ce système corporatiste va commencer à se refermer : plus de possibilité d’ascension sociale. Les maîtres artisans vont essayé de réserver l’accès à la maîtrise à leurs enfants : il faudra payer pour accéder à la maîtrise, offrir un grand banquet et rallonger l’apprentissage et achevant l’apprentissage par la réalisation d’un chef d’œuvre de manière à limiter les corporations. On voit apparaître les première grèves fasse à ces fermetures au 16ème siècle, au départ on parle de « tric » qui donnera en anglais «  Strike ». A Lyon en 1539, une grève des compagnons imprimeurs avec une création de caisse de secours par les personnes pour faire durer la grève. Au milieu du 16ème siècle les grèves de compagnons se multiplient dans tous les pays européens. Le compagnonnage comme réponse à la crise corporatiste Des origines légendaires Les compagnons prétendent qu’ils remonte à l’antiquité. Le compagnonnage apparaît au 15ème siècle au moment de la guerre de 100 ans en France, car c’est un période qui déstructure l’économie du pays et qui fait des tensions fortes sur le marché du travail et qui engendre une organisation nouvelle réservée aux ouvriers et dont le but claire est d’obtenir des salaires importants. Des sociétés secrètes Le compagnonnage est une organisation illégale jusqu’au 19ème siècle. Au 16ème siècle il y a plusieurs arrêtés royaux qui l’interdise. Ils vont s’organiser en multipliant les secrets avec un langage spécifique > PAGE 7. Le Compagnonnage est il l’ancêtre du syndicat moderne ? C’est une organisation inter urbaine c’est à dire qu’il fédère des organisations locales du travail : le Tour de France : page 7. Le compagnonnage se concentre surtout dans le sud de la Loire. Il est inter professionnel, le compagnonnage organise les métiers au sein d’un même rite compagnonnique, il y en a trois en France : les Gavots, les Dévorants, Enfants du Père Soubise. Il y a un côté inter professionnel que va récupérer ensuite la confédération générale du travail. L’Etat contre les corporations et le compagnonnage. L’Etat est contre le compagnonnage car les compagnons maintiennent un niveau d’embauche très élevé. Leur niveau d’embauche est cher. Ils peuvent décider du jour au lendemain de bloquer un système de production : maîtrise du salaire et de la production. Si le travail qualifié est cher c’est parce qu’il est rare, le compagnonnage organise la rareté du travail, à un moment donné de l’histoire européenne l’économie n’est plus Malthusienne , elle ne doit plus être sur la rareté mais la croissance , le compagnonnage est un obstacle à la révolution industrielle. CM2 Histoire du Syndicalisme Européen Cours 2 : La liberté individuelle contre le droit d’association pour les ouvriers ( 1789-1848) Introduction : La mémoire ouvrière de la révolution française : un paradoxe La révolution est une période qui a une bonne image. Paradoxalement , la révolution française est une révolution bourgeoise faite par la bourgeoisie et pour la bourgeoisie. La révolution a eu à arbitrer entre le droit associatif et les droits civiques : entre liberté et droits associatifs. Interdiction des associations et favoriser la liberté individuelle. Révolution française et la question du travail : 1789-1799 Qu’est ce qu’un ouvrier en 1789 ? Les manufactures : concentrations atypiques Ancêtre de l’usine. Entreprise qui réunie plusieurs centaine d’ouvriers sur un ou plusieurs sites, elle est protégée par l’Etat. 1ère sorte : manufactures royales : les plus anciennes, elles ont été créée au départ pour les produits de luxe : les gobelins. Manufactures d’armes : la plus célèbre est à Saint Etienne Les arçonnons : à Brest Manufactures subventionnées ou privilégiées cad des secteurs d’activité qui sont déjà industriels et que l’Etat entant le favoriser en donnant une sorte de monopole. Exemple : Manufacture textile de Jouy en Josas ; Forges du Creuzo. Les valeurs du monde proto-industriel Système qui mélange activité artisanale, petite industrie et activité rurale. Dans ce système là, les ouvriers sont souvent des paysans, il n’y a pas de possibilité de culture de classe, c’est à dire pas de possibilité de développement du syndicalisme. Les sans-culottes sont-ils des ouvriers ? Les sans culottes ont entrainé la révolution : pour la gauche c’était aussi un mouvement populaire. Les sans culottes ne sont pas des ouvriers : mélange dans lesquels on va trouver des petits commerçants, des artisans, des compagnons et des petits propriétaires qui vivent de leur rente. Les sans culottes ne sont pas des prolétaires, monde entre le peuple et la petite bourgeoisie. Albert SOBOUL : revendication des sans culottes, ils ne réclament pas le droit d’association ni le droit au travail. Ils occupent la rue en raison du coût de la vie : les denrées alimentaires sont trop chères. Inflation= 62% et hausse des salaires= 22% C’est un élément populaire mais ce n’est pas la préfiguration du syndicalisme. La loi Le Chapelier : 14 juin 1791 :interdiction du droit de grève L’apport des philosophes et des économistes L’œuvre de SMITH est traduite durant la révolution française et son œuvre commence à circuler : J.B SAY. Ce n’est pas la pensée libérale qui est à la base de la loi Le Chapelier ROUSSEAU est à l’origine de la loi Le Chapelier, l’une des convictions des révolutionnaires c’est que le nouveau régime doit reposer sur le contrat social et une association directe entre les individus et la nation. Pour les révolutionnaires, la nation c’est d’abor une adhésion de chaque individus à un projet de société. Tout ce qui constitue un écran entre l’individu et la nation est nocif : il faut détruire les écrans c’est à dire les corps intermédiaires. La mise à bas des corporations : une œuvre de longue haleine Dès le 4 août 1789, on abolie les privilèges, donc les corporations. Dans la DDHC du 26 août 1789, l’art 1 reconnaît la liberté individuelle, l’art2 reconnaît le droit d’association mais dans un sens extrêmement réduit. L’art3 précise le terme « association » dit clairement qu’on a pas le droit de constituer des corps intermédiaires. La problématique du droit d’association et de réunion Les révolutionnaires vont se retrouver confronter à une contradiction : ils accordent une liberté de pensée (pluralisme politique) mais ils craignent aussi les corps intermédiaires. Les révolutionnaires vont accepter des associations de type politique : les clubs politiques qui apparaissent et vont se développer jusqu’en 1794 sous la terreur. Ils sont très durs sur les associations de type professionnel, le 2 mars 1791, le décret du Baron Allarde interdit en France les manufactures et les corporations. Cette interdiction est rappelée dans la loi Le Chapelier, l’association professionnelle est déclarée inconstitutionnelle. La loi Le Chapelier interdit le droit de coalition (= grève). Un libéralisme tempéré La Loi Le Chapelier est une loi libérale, mais les gouvernements qui adoptent cette loi n’hésitent pas à intervenir dans l’économie. Les manufactures réapparaissent, la France étant en guerre elle a besoin de réhabiliter l’économie. La production de fonte et d’acier sont des secteurs nationalisés jusqu’en 1799. Les prémices d’une pensée socialiste ? La Constituante et la Convention face à la question sociale En 1790, on créer un comité de mendicité dont l’objectif est d’éradiquer la pauvreté. Il faut séparer les pauvres en 2 catégories : les aptes et les inaptes au travail inaptes : ils doivent être aidé par la nation aptes : ils doivent travailler : question du droit au travail : l’Etat doit-il garantir le droit au travail ? Ce n’est pas à l’Etat de fournir du travail , c’est aux entreprises. L’Etat doit libérer les entraves au travail. Les gouvernements privilégient ceux qui créer du travail.  Les propriétaires et les plus riches obtiennent le droit de vote : suffrage censitaire. Les ouvriers sont des citoyens de rang inférieur. Lien entre droit associatif et droit politique. Les précurseurs du socialisme : Jacques ROUX, Pierre DOLIVIER Idées pré socialistes : ROUX : curé de campagne, il écrit le manifeste des enragés, pour lui il existe une classe laborieuse, les classes privilégiées écrasaient la classe laborieuse. DOLIVIER : rédige en 1793, un essai sur la justice primitive dans lequel il dénonce le mythe de l’égalité. « ceux qui n’ont rien ne peuvent acquérir ». La conjuration des Egaux : Gracchus BABEUF BABEUF : terroriste, activiste politique qui tente un complot en 1795 pour renverser un régime de la révolution> arrêté puis guillotiné. Il a crée une sorte de société secrète : les babouvistes : idées : il faut répartir autrement les richesses, notamment, il faut donner la terre à ceux qui la cultive révolution communiste agraire. C’est un précurseur de MARX et du communisme, mais l’idéal de BABEUF est un idéal de petit propriétaire ( // MARX : propriété collective des moyens de production). Les Babouvistes vont passer en Italie et vont être à l’origine du mouvement socialiste italien du XIXème siècle. Bilan : Pour l’histoire du syndicalisme, la révolution française présente un risque important d’anachronisme tant au niveau des idées politiques et au niveau de la réalité des classes sociales. La Loi Le Chapelier va être la borne contre laquelle va se constituer le syndicalisme français au XIXème siècle. Il faut attendre 1884 pour que cette loi soit abolie, pendant toute la première phase de la révolution industrielle ( 100 ans) l’Etat est très répressif // au syndicalisme. De la question sociale à la question ouvrière : 1799-1848 Le paupérisme « pauper »= pauvres au XIXème siècle on parle de nouveaux pauvres. Jusqu’à la révolution française, les pauvres= ceux qui n’avaient pas de travail. A partir de 1830 / 40 on constate qu’il y a des pauvres qui travaillent= prolétaire. Une nouvelle carte industrielle Avant la révolution, l’industrie était diffuse sur le territoire. La révolution industrielle engendre un processus de concentration , c’est à ce moment là que se décide les bassins industriels : Le Lyonnais, la région parisienne, nord , est… Des villes apparaissent et se développent très fortement, elles sont entièrement tournées vers l’industrie : Roubais ou Le Crezos Les enquêtes sociales : le misérabilisme A partir de 1820, premières enquêtes sociales sur le milieu ouvrier :VILLERNE Enquête réalisée en 1835, VILLERNE enquête sur les ouvriers du textile dans l’Est , le Nord et L’ouest du pays. Il va décrire un monde totalement catastrophique : situations d’anomie sociale : conditions de logement déplorables, pas d’hygiène, alcoolisme et prostitution. Ouvriers démoralisés. Manière de noircir le tableau pour justifier l’intervention des pouvoirs publics. Loi Guizot de 1840 qui interdit le travail des enfants de moins de 8 ans. Loi Melun de 1850 qui interdit de louer des logements insalubres. Aliénation et maladies professionnelles, indigence, la prolétarisation Prolétaire : ouvrier qui vit dans des conditions de grande précarité, conditions très dures car aucune protection du salarié sur son lieu de travail. Notions d’accident de travail ou maladie professionnelle ne sont pas reconnu au XIXème siècle maladies dans les mines , teintureries, et accidents de travail dans les industries. Définition de la prolétarisation de MARX : le prolétaire est celui qui ne possède pas ses outils de production. Pour un ouvrier textile, ce dont il souffre le plus c’est d’être salarié c’est à dire de ne plus être indépendant : dépendance du salarié. Tant que les ouvriers seront prisonniers de l’idée de sortir du salariat ils auront du mal à se mettre dans les syndicats. Une politique répressive La législation napoléonienne Napoléon va établir 4 freins à l’association ouvrière : 1803 : il établit le livret ouvrier : passeport professionnel que l’ouvrier va remettre à son patron et qu’il doit récupérer au moment où il quitte l’entreprise. L’ouvrier n’a pas le droit de quitter l’entreprise sans la prévenir. 1806 : Bonaparte créer le conseil des Prud’hommes : les patrons sont majoritaires et les compagnons sont exclus, les seuls types d’ouvriers qui entrent c’est les chefs d’atelier Article 1781 du code civil : en cas de conflit, le patron est cru sur parole. A partir du consulat et de l’empire, se développe les règlements d’atelier, affiliés à l’entreprise et entièrement rédigé par le patrons où il met les considérations morales. La révolution de 1830 et le contrôle sur les associations Les canuts de Lyon Les réactions ouvrières et l’organisation du monde des métiers CM3 Histoire de Syndicalisme Européen b) La révolution de 1830 et le contrôle des associations Forme d’association ouvrière= le compagnonnage, l’Etat n’est pas capable d’interdire le compagnonnage et d’éradiquer les compagnons. Juillet 1830 : révolution à Paris, les ouvriers et compagnons participent à la révolution. C’est une monarchie libérale qui prend le pouvoir. La révolution n’est pas allée assez loin, ils manifestent quotidiennement pour réclamer des mesures sociales. Réponse de manière répressive de la monarchie de juillet : elle interdit en 1831, les regroupements de plus de 8 personnes. Les seules tolérées sont les sociétés de secours mutuel : société de prévoyance qui sont encouragées par l’Etat, car au sommet de l’Etat on a une bourgeoisie philanthrope. 1830s : années où on reconnaît l’utilité publique de la caisse d’épargne. On encourage la prévoyance ouvrière et populaire mais en même temps on a peur des associations populaires. c) Les canuts de Lyon Principale émeute ouvrière du début de la monarchie de juillet, à l’origine les canuts de Lyons ( ouvriers tisserands de la soie) souhaitent imposer au fabriquant dont ils dépendent des tarifs minimum, ils sont appuyés dans leur revendication par le préfet du Rhône mais au moment de la revendication le préfet est désavoué et les canuts font une émeute. La répression de cette émeute est terrible, on envoie l’armée contre les canuts de Lyon, il y a plus 1000 morts en novembre 1831. 1ère révolution ouvrière du 19ème siècle. Sur le moment, cette émeute est perçue comme une émeute de classe, les commentaires de la classe parisienne parlent des barbares de Lyon. Pour les historiens, les canuts ne sont pas des prolétaires, mais des ouvriers proches de l’artisanat qui travaillent à domicile et qui sont surtout relativement instruits. Cette classe est en voie de prolétarisation car son niveau de vie baisse. Particularité Lyonnaise qui vient de la concentration des canuts dans un même quartier : quartier de la croix rousse : homogénéité sociale favorise la mobilisation. L’association ouvrière est très répandue dans ce quartier mais on y diffuse pas des idées vraiment socialistes, on y diffuse des idées coopératives. Les canuts de Lyon ne sont pas les ancêtres de la CGT. D’autres émeutes contemporaines : Paris 1832 Révolte du Cloitre Saint Merry qui a fait 800 morts. La monarchie de juillet renforce la répression et utilise le livret ouvrier : tout nouvel ouvrier arrivant à Paris doit faire viser son livret par la préfecture de police tous les 8 jours. Pour les pouvoirs publics, les ouvriers forment une classe dangereuse qu’on essaie de contrôler jusque dans leurs déplacements. 3) Les réactions ouvrières et l’organisation du monde des métiers Le luddisme et les grèves sauvages Mot importé de l’anglais au milieu du 19ème siècle : révolte qui vise à briser les machines. Premières formes à la fin du 18ème siècle en Angleterre. Jusqu’aux années 1840 luddisme chaque fois qu’un employeur importe de nouvelles machines. Cette forme est analysée dès le 19ème siècle par Marx qui explique que le luddisme c’est l’archaïsme du syndicalisme «  les ouvriers comprennent que leur aliénation vient des machines mais ils s’en prennent aux machines plutôt que s’en prendre à leurs propriétaires ». Remise en cause en France et en Angleterre. Conscience politique que Marx ignore ou fait semblant d’ignorer. Les formes de l’association : prévoyance et résistance C’est une société dans laquelle les associés mettent en commun une partie de leurs ressources pour prévenir un certain nombre de risques liés au travail comme les accidents ( qui peuvent être mortels) ou le chômage. Cette forme de prévoyance permet de créer une caisse de solidarité qui dans les premiers temps va être gérer de manière irrationnelle. Plus on avance dans le 19ème siècle plus ces caisses de prévoyance vont être gérées de manière raisonnable. Les ouvriers se rendent compte que les caisses de prévoyance peuvent se transformer en caisse de résistance à l’occasion d’une grève et peuvent permettre de financer une grève. Ambivalence entre prévoyance et résistance, hésitation des pouvoirs publics entre encouragement ou résistance pour ces systèmes de prévoyance. Certains théoriciens s’intéressent à ces association : Louis BLANC , socialiste utopique «  1840, organisation du travail » il faut la promotion de l’association ouvrière en montrant qu’elle est le moyen de la lutte sociale et la finalité de la lutte sociale. But : transformer toutes les entreprises en coopérative, c’est à dire de remplacer la concurrence capitaliste par l’association ouvrière. Inverse du programme de Marx Cours 3 : La lente organisation de la classe ouvrière française. Introduction : syndicalisme et révolution Comprendre une contradiction apparente : France est un des pays européens dans lesquels les mouvements ouvriers ont été précoces. Et pourtant la France est un des pays industriels qui verra le mouvement ouvrier s’organiser en syndicats. Il faut interroger le couple Syndicalisme et Révolution La France connaît tout au long du 19ème une série de révolution, pays qui aborde le 19ème siècle avec le politique. « Quel est le bon régime politique ». Le syndicalisme : la question qui se pose au 19ème siècle : le mouvement ouvrier doit-il être autonome ou doit-il participer aux mouvements politiques et sociaux de son temps. Les révolutions de 1848 février : «  trois mois de misère au service de la République » Révolution politique dont le bu est de renverser la monarchie et proclamer la République. Elle est voulu et organiser par les Républicains, les ouvriers acceptent d’y participer car dans les années 1846 / 1848 c’est une période de crise économique. Au moment où les républicains prennent le pouvoir : sorte de compromis social «  les ouvriers acceptent trois mois de misère au service de la République ». Ils acceptent de ne pas revendiquer les avancées sociales importantes pendant la mise en place de la 2nde République. La République leur donne des gages pour faire passer ce compromis : suffrage universel participation d’un militant socialiste ( ALBERT) et ouvrier (BLANC) au gouvernement provisoire de la République. Symbole important du drapeau. Lamartine veut garder le drapeau tricolore car il a fait le tour de l’Europe. Le droit au travail : les ateliers nationaux Pendant les trois où ils acceptent de se mettre au service de la république, le mouvement ouvrier ne chaume pas et ils obtiennent la création d’une commission spéciale sur le travail, elle siège au Palais du Luxembourg et elle garde le nom de « commission du Luxembourg » qui va réfléchir pendant tout le printemps 1848 les droits de l’ouvrier dont le droit au travail. Reconnaître le droit au travail comme un principe constitutionnel. Opposition de deux visions différentes du droit au travail : vision socialiste : comme L.BLANC, l’Etat doit garantir le droit au travail, en cas de chômage, l’Etat doit fournir du travail. Vision libérale : A.THIERS (ancien monarchiste reconverti , c’est un libéral conservateur) , pour lui l’Etat n’a pas à garantir le travail, on doit conserver le modèle libéral, la seule chose qu’on peut accepter ce sont des grands travaux provisoires. Ateliers nationaux : pour les chômeurs on propose une utilité publique : entre février et juin 1848, on n’avait pas grand chose à donner aux chômeurs. Organisation des chômeurs dans les ateliers nationaux : ils vont revendiquer car ce qu’ils réclament c’est du travail. Dès le mois de mai, l’Etat décide la fermeture des ateliers nationaux. Juin «  une guerre servile » Combat dramatique en juin 1848 à Paris qui oppose les ouvriers Les ouvriers parisiens s’insurgent des la fermeture des ateliers nationaux, une véritable guerre s’engage entre le gouvernement républicain et les ouvriers. Le gouvernement confie au général CAVEGNAC le soin de reprendre la capitale. La reprise de Paris s’effectue en 5 ou 6 jours avec 5000 morts, donc les 4/5 sont des émeutiers, 4000 personnes sont déportées en Algérie. La carte des barricades évolue trop fortement entre février et juin 1848, en Février à juin il y a des barricades partout. Juin 1848 : différence entre l’ouest (pas de barricades) et l’est (barricades). Au sud de la sein du côté du quartier du Panthéon, les métiers du cuir se révoltent. Ceux qui se révoltent en juin 1848 ne sont pas des prolétaires, ce sont des compagnons, des artisans mais aussi des petits propriétaires ou des petits commerçants. Les barricades sont faites pour préserver une culture et un système de valeurs pour défendre la république sociale de la commission du Luxembourg. Les ouvriers se détournent de la République Conséquences durables sur l’attitude du mouvement ouvrier face aux Républicain : La république est maintenu, elle est conservatrice et retrouve les mêmes questions que les régimes précédents : que faisons –nous des ouvriers, doit-on leur accorde le droit associatif ? doit-on leur accorder le droit de grève ? Initialement elle est prête à leur accorder le droit associatif , mais l’épisode de juin la rend très méfiante par rapport aux ouvriers : elle vote une lois électorale en mai 1850 très défavorable aux ouvriers : Tous les condamnés politiques sont exclus du vote Pour voter il faut être domicilier depuis au moins 3 ans dans son canton Pour les grandes villes 50% du corps électoral est éliminé par la loi. Dans l’entre fait , Louis Napoléon Bonaparte est élu président de la République : Bonapartiste reprend les idées de son oncle, visage social, interventionniste et conservateur. Le 2 décembre 1851 il fait un coup d’Etat et transforme la République en second empire et prend la tête de ce nouvel Etat sous le nom de Napoléon III. Les républicains parisiens essayent de mobiliser la classe ouvrier en demandant aux ouvriers de sauver la république. A qques exceptions près les ouvriers refusent de sauver la République, sauf dans les campagnes, les paysans veulent la sauver. Ecart entre monde Républicain et ouvrier. Ecart qui a été comblé, périodiquement dans l’histoire, l’attachement des ouvriers à la République est une question essentielle en France. La grande bifurcation du mouvement ouvrier sous le Second Empire La loi de 1852 : Prévoyance et Résistance Ambivalence de l’Etat // au monde ouvrier a permit une pré organisation du monde ouvrier avec le droit de grève en 1864 ; en 1868 l’Empire tolère les chambres syndicales (ancêtres directes des syndicats ouvriers). Napoléon III va essayé de régler la question des sociétés de secours mutuel qui empoisonne le mouvement ouvrier depuis le début du 19ème siècle. Tous ceux qui sont sensibles au mouvement sociale savent qu’il est bon d’encourager la prévoyance car l’Etat n’a pas les moyens d’assister les ouvriers, la prévoyance amène les ouvriers sur la voie de la responsabilité, c’est une modalité de l’intégration sociale. Comment empêcher le glissement de caisse de secours caisse de grève. 1852 : loi sur les secours mutuels : 2 types de sociétés de secours mutuel : les sociétés libres : elles peuvent se constituer librement et elles n’ont aucun pouvoir ( sauf celui d’exister) la loi leur interdit de gérer des fonds importants et interdiction de gérer les caisses de retraite. Les sociétés reconnues d’utilité publique : elles ont beaucoup de droits et elles ont des statuts types , elles ont le droit de gérer des caisses de secours. Impose de mettre dans la société un certain nombre de notables comme le curé ou le maire. Le mouvement ouvrier se scinde en 2 : mutualité qui va accepter les conditions posées par les pouvoirs publiques le syndicalisme qui va lui s’orienter vers les lois révolutionnaires  CM 4 Histoire du syndicalisme Européen 2) Le temps de la tolérance, le manifeste des 60 et la fondation de l’international A partir des 1860s, l’Empereur Napoléon 3 sent la nécessité de se rapprocher de la classe ouvrière car une partie de la bourgeoisie semble se détourner du régime manifeste des 60, le 17 février 1864, publié dans « l’Opinion », ce texte est signé par 60 ouvriers, il marque la distance du mouvement ouvrier par rapport au mouvement républicain. But : appeler à des candidatures ouvrières pour les élections qui sont organisées au niveau local et national. Il y a une rupture avec l’idéal des droits de l’hommes( les corps intermédiaires n’ont pas de statuts, la distinction sociale doit procéder du mérite : idée qu’il puisse y avoir des candidatures propres à un groupe social est exclu) et l’idéal de la révolution française (elle ne reconnaît pas la valeur des intérêts de classe). 1er texte a critiquer cette philosophie universelle on démontrant que l’égalité des droits de l’hommes est une notion abstraite, et que si les ouvriers veulent défendre leurs émancipations sociales, ils faut qu’ils aient leur propre représentant. Le texte est signé par TOLAIN (ouvrier de bronze : militant ouvrier proche des idées de PROUDON : anarchisme) Manifeste des 60 = première marque très forte de l’ouvriérisme qui est un forme de séparatisme social qui questionne la réalité de la république. Il célèbre l’homme banal et rejette le culte du mérite personnel. Le représentant n’est plus qu’un simple échantillon de groupe, il ne porte donc plus des idées qui sont valables pour la totalité de la nation.  Stratégie de l’empire = séparer le mouvement ouvrier et l’opposition républicaine. Une délégation ouvrière va à Londres rencontrer les militants ouvriers : 1ère internationale créée officiellement en 1964 et elle réunie au départ 6 pays : RU, France, Pologne, Allemagne, Italie et la Suisse : le texte est rédigé par MARX qui rédige les statuts, il reproduit la pensée ouvriériste. Elle va progressivement s’implanter en France dans la clandestinité autour de trois villes qui sont Lyon, Paris et Caen. Le droit de grève est accordé par la loi du 25 mai 1864 : la grève cesse d’être un délit en France : abrogation partielle de la loi Le Chapelier. 3) La poussée sociale sous l’Empire libéral Acceptation de la tolérance en 1868 des chambres syndicales qui sont formées par des ouvriers qualifiés. Explication des mouvements grèves assez forts à la fin des années 60. Certaines grandes usines connaissent leur première grève comme le Creusot. En Août 1968, l’empire supprime l’article 1781 du code civil ( en cas de conflit le parton est cru sur parole= abrogé). Stratégie de Bonaparte= échec, la France perd contre la Prusse en 1870, l’Empereur est enfermé à Sedan. La République est proclamée le 3 septembre 1870. III) L’année terrible du mouvement ouvrier Formule de Victor HUGO pour désigner la commune de Paris, il symbolise le poète républicain. La République, Paris et la Guerre La France est envahie et Paris est bientôt encerclé par les troupes allemandes. Le Républicains demandent aux ouvriers de soutenir la République : développement d’un nationalisme ouvrier qui fait hésiter les ouvriers entre un intérêt de classe et l’intérêt national. Les Républicain : GAMBETTA , JULES FERRY , entretiennent l’ambivalence par rapport au mouvement ouvrier et rapportent les grands souvenirs de la 1ère République. Le peuple de Paris est armé, les ouvriers font parti de la garde nationale, ils disposent de fusils et de canons. L’Assemblée prend la décision de quitter Paris et de s’installer à Versailles de peur que la terreur revienne, elle prend des mesures ouvrières : elle supprime la solde des garde nationaux et interdit la presse et fait arrêter des chefs du mouvement ouvrier. La Commune de Paris L’insurrection commence quand Versailles veut récupérer les armes de la garde nationale, les parisiens refusent et le 26 mars 1871, ils élisent un conseil de la commune de Paris qui regroupe les différentes tendances du mouvement ouvrier avec des marxistes et des républicains modérés et nationalistes. Le 19 avril 1871, ce conseil rédige et proclame un programme politique qui apparaît beaucoup plus ouvriériste que de l’était le conseil : adoption du drapeau rouge pour la commune, aide aux coopératives ouvrières, gratuité de l’instruction publique et interdiction de travail de nuit pour les boulangers. Ce programme est rejeté de l’assemblée de Versailles, elle lance un appel au pays pour reprendre Paris. invasion par les troupes Versaillaises de la ville de Paris, combats de rue qui durent une semaine : fin mai 1871= semaine sanglante, 20 000 personnes assassinées par les troupes Versailles, certaines assassinées sommairement mur des fédérés ( cimetière du Père Lachaise). Fédéré= nom donné aux ouvriers qui ont prit Paris. La légende dit que c’est au cours de la semaine sanglante qu’a été composé la 1ère internationale avec Eugène POTIER. Le mouvement ouvrier décapité 40 000 arrestations de communards, le conseil de guerre fonctionne pendant 5 ans : 13 000 ouvriers parisiens sont déportés en Nouvelle Calédonie. Les chambres syndicales sont interdites, on limite la liberté de la presse. En 1872, on revient sur le droit de grève en le limitant très fortement. L’histoire du mouvement ouvrier jusqu’à la commune de Paris, histoire dramatique, le mouvement ouvrier est systématiquement réprimé qque soit le régime : monarchique, impérial ou républicain. Malgré tout, le mouvement ouvrier s’est progressivement émancipé de la tutelle républicaine et il a réussi a structurer sa propre pensée : bases sur lesquels vont se créer les syndicats modernes : question des conditions de rapprochement : Républicain/ Ouvrier. COURS 4 : Le mouvement ouvrier de 1871 à 1914 Introduction Naissance des syndicats : 1895= création de la CGT, il va être le syndicat dominant de l’époque, syndicat le plus gros en France. Création d’autres syndicats : agricoles, paysans, employés, instituteurs, regroupements pour les patrons :l’organisation syndicale devient qque chose de courant à la vieille de la guerre de 14. Le syndicalisme de pacification sociale La reconstitution du mouvement ouvrier Jean BARBERET Journaliste républicain, il fonde en 1872 le cercle de l’union syndicale : fédération de syndicats dominés par la modération, ce groupement rejette l’usage de la violence et de la grève, il prône les coopératives ouvrières. Ce mouvement est soutenu par GAMBETTA et JULES FERRY qui pensent que la république peut se rapprocher des ouvriers Le 1er congrès ouvrier de France En 1876, les ouvriers Parisiens invitent leurs homologues de province à participer au 1er congrès national ouvrier : Paris 1876. Le mouvement ouvrier passe d’une organisation locale à une tentative d’organisation nationale. Réussite modeste mais 150 chambres syndicales sont représentées à ce congrès. Ce congrès adopte des notions très modérées, il rejette décisions collectivistes, il réprouve la grève et revendique des droits pour les ouvriers et en particulier le droit de créer des caisses de retraite, le droit de former librement des syndicat ou des coopératives. La loi WALDECK-ROUSSEAU (21 mars 1884) Elle va donner le droit syndical en France. A la fin des années 1870, les Républicains deviennent majoritaires au sein de l’assemblée nationale, on avait proclamé la république en 1870 , mais les députés étaient majoritairement royalistes. C’est pourquoi la répression avait durée jusqu’aux 70s ; Au début des 1880s, les républicains vont faire passer un certain nombre de lois fondamentales : liberté de la presse ( 1881) et la liberté syndical (1884) Ces lois constituent les principes ou les lois fondamentaux de la république. Ces principes sont tous des lois de liberté. ART1 : abroge la loi Le Chapelier définitivement : par rapport à la coalition et au droit de réunion Abrogation de l’article 291 du code pénal qui interdisait toute association de + de 20 personnes sans autorisation. La loi permet la création libre de syndicats et la création libre d’union syndicale. Loi libérale mais qui pose aussi des gardes fous : Les syndicats ne doivent pas faire de la politique. Il doit situer son action sur le seul terrain éco La loi proclame la liberté de se syndiquer et de quitter un syndicat : mise en avant que la liberté individuelle est > à la liberté syndicale Elle impose que les syndicats déposent en préfecture leurs statuts et la liste de leurs responsables. Liberté, intégration, contrôle Philosophie de la loi : intégrer la classe ouvrière à la nation, effacer la mémoire de la commune de Paris et tenter de montrer aux ouvriers que la République peut leur faire une place. WALDECK-ROUSSEAU incite les préfets a accepter les syndicats mais même à les encourager : ils peuvent faire œuvre utile, ils considère que le syndicat peut avoir un rôle éducatif Le rejet du monde ouvrier Formule compatible avec le courant modéré des ouvriers. Le problème c’est que au moment où la loi est voté en 1884, les modérés sont devenus minoritaires grâce à l’amnistie des communards et à la diffusion de ce qu’il se passe en Allemagne et au RU, les idées anarchistes et socialistes sont devenues dominantes au sein de la classe ouvrière, les militants rejette la loi WALDECK-ROUSSEAU car : la loi oblige à imposer des statuts rejet de l’idéal d’intégration : développement d’un ouvriérisme contraire à l’idéal républicain. Le syndicalisme au temps de la République radicale République radicale beaucoup plus attentive à la question sociale que les générations précédentes. Cette période correspond à la création du ministère du travail , elle correspond aux 1ères grandes lois qui tendent à contrôler le monde du travail : lois fixant la durée légale du travail, lois interdisant le travail des enfants, lois posant le principe d’un congés de maternité, loi protégeant les ouvriers contre les accidents du travail. Les lois qui sont votées sont le fondement du code du travail. Les syndicats se développent autour de Trois idéologies différentes : Marxiste, solidariste et anarchiste L’offensive des marxistes En 1880, les idées de Marx sont connues partout en Europe et les textes fondateurs ont été publiés qques années auparavant. Chaque pays européen a un militant pour les idées marxistes. Jules GUESDE : un leadeur Républicain qui a participé à la commune de Paris, il se converti au Marxiste en 1876, il dirige un journal communiste qui s’appelle « l’Egalité ». Il pense que l’émancipation ouvrière viendra de la création d’un parti ouvrier : qui devra prendre le pouvoir et qui devra nationaliser les moyens de production. GUESDE rejette les coopératives ouvrières, toutes les coopératives ou mutuelles sont des associations qui retardent la révolution prolétarienne. Il considère que les mutuelles sont proches de la collaboration avec le capitalisme. Le syndicats ouvriers doivent être la couroi de transmission du parti ouvrier : il refuse que les syndicats soient autonome, ils ne sont que l’instrument de la révolution. Le tournent du congrès de Marseille, 1879 Les militants acceptent les thèses de GUESDE : seul moyen pour améliorer les conditions ouvrières : l’appropriation collective des moyens de production La création du POF : parti ouvrier français en 1880 (ancêtre du parti ouvrier français) En 1886, il tente d’organiser à son profit les syndicats ouvriers en créant la fédération nationale syndicale : fédération qui accepte la tutelle du parti ouvrier, elle prétend que les idées essentielles sont d’abor internationales « prolétaire de tout pays, unissez vous ». Ces idées ne parviennent pas à convaincre le monde ouvrier , le monde ouvrier français n’accepte pas d’être sous la tutelle d’un parti politique. Le 1er Mai 1889 Au congrès de Paris en 1889, LAVIGNE militant guesdiste propose qu’au niveau international on organise tous les ans le 1 er Mai une manifestation ouvrière pour obtenir la journée de 8h de travail. La voie solidariste La voie anarchiste

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